Avoir un corps svelte et élancé est un fantasme nourri par des millions de personnes à travers le monde. Cependant, si la grande taille est un critère de beauté et d’élégance chez l’être humain, il peut s’avérer parfois fatal pour les animaux. En effet, deux girafes en Afrique du Sud ont été tuées par la foudre, et on pense que leur taille pourrait avoir une grande part de responsabilité dans ce tragique accident…

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C’est dans une réserve naturelle privée du nom de Rickwood que l’on a découvert les victimes, à 180 kilomètres à l’ouest de Kimberley, le 2 mars dernier. Selon les analyses, l’une des deux était une femelle de 5 ans ayant subi une fracture au crâne et à l’ossicone. Ce qui laisse supposer qu’elle a été foudroyée sur la tête. Et c’est probablement ce qui l’a achevée.

Le 8 septembre, le Journal africain d’écologie a publié le rapport d’une étudiante au Département des sciences des animaux, de la faune et des prairies de l’Université de l’État libre de Bloemfontein Ciska PJ Scheijen, sur cet évènement regrettable. La jeune femme a émis l’hypothèse selon laquelle les pauvres animaux auraient été transformés en paratonnerres vivants à cause de leur taille, entrainant ainsi leur électrocution sous l’effet de l’orage. Elle explique que cela peut arriver de différentes façons.

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Le coup peut atteindre le sujet lui-même ou se répercuter sur sa cible depuis un autre objet proche, précédemment touché. Dans un autre scénario, l’animal peut recevoir la charge électrique d’un objet frappé par la foudre, s’il entre en contact direct avec lui. La dernière proposition est le passage du courant du sol vers la bête, ce qu’on appelle « le potentiel de pas ».

Newsonb/Pixabay

Selon Live Science, aucune recherche n’a encore apporté de preuve concrète que les girafes sont plus exposées à ce genre de risque que le reste de la faune sauvage. déo en cours

Mais dans le cas des girafes d’Afrique du Sud, tout semble aller dans le sens de l’électrocution directe, d’autant plus qu’il n’y avait aucun arbre à proximité du lieu de l’incident. De plus, leur taille (5,5 mètres de haut pour les mâles, et 4,3 mètres pour les femelles) a donné un petit coup de pouce à la nature. Une autre femelle, retrouvée non loin de ses compagnons, a quant à elle été tuée par une charge au sol. Par ailleurs, une forte odeur d’ammoniaque a été détectée sur les deux corps, confirmant les conclusions d’une étude antérieure, rapportée par la revue Vulture News, en 2014.

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Malheureusement, cette espèce n’est pas la seule à souffrir de ce genre de catastrophe, mais les plus vulnérables sont celles aux pieds séparés à l’avant et à l’arrière. Cette anatomie permet de canaliser la tension résultant d’un coup de foudre sur le sol ou un autre objet. Rappelons-nous des 323 rennes morts à cause d’un courant de terre lors d’une tempête en 2016, qui les avait obligés à se blottir les uns contre les autres pour se protéger.


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