Depuis plusieurs semaines, une nouvelle application gratuite dénommée FaceApp connaît un succès fou chez les utilisateurs férus de Google Play et d’App Store fonctionnant sur mobiles et ordinateurs.

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Au même titre que l’engouement suscité par l’application des filtres et montages sur les photographies et selfies permettant de les remodeler en ajoutant des effets jusqu’à en dénaturer les apparences, FaceApp tend davantage à produire un effet naturel et fortement réaliste.

Développée par la société Wireless Lab, basée en Russie, celle-ci permet aux utilisateurs, grâce à l’intelligence artificielle via des algorithmes de reconnaissance faciale, de modifier au moyen d’un filtre d’âge leurs visages sur leurs selfies et de les faire paraître plus vieux de plusieurs années.

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L’image modifiée renvoyée est époustouflante tellement la concordance avec la photographie originale semble parfaite, et les traits qui ressortent accusés par la force trompeuse de l’âge semblent naturels.

Le partage sur les divers réseaux sociaux ne s’est pas limité aux photographies personnelles ou de famille, mais s’est aussi étendu aux photographies des célébrités.

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Les Jonas Brothers vieillis par l’application FaceApp.

Le fonctionnement de cette application est fort simple : les photos sont ajoutées à FaceApp et téléchargées sur un serveur avant d’être renvoyées à l’utilisateur — après avoir subi les modifications voulues.

Cependant, les conditions d’utilisation de FaceApp et sa manière de traiter les données personnelles des usagers suscitent une vive polémique en termes de confidentialité de ces dernières.

En effet, l’utilisateur doit accepter les conditions d’utilisation de FaceApp, autorisant la société à utiliser des photos et autres données personnelles, outre des photographies téléchargées, à des fins commerciales, notamment publicitaires.

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Les conditions d’utilisation indiquent également que FaceApp peut continuer à stocker les données de l’utilisateur après la suppression, par ce dernier, de l’application.

En outre, la société ne détermine pas la durée de conservation des données recueillies qu’elle dit devoir appliquer pour se conformer à « certaines obligations légales ».

La politique de confidentialité de FaceApp prévoit que toutes les informations collectées par l’application peuvent être stockées au niveau de la compagnie créatrice, c’est-à-dire en Russie et transférées vers les pays où les filiales de cette dernière opèrent.

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Par ailleurs, le site d’informations américain TechCrunch a indiqué que FaceApp utilisait des serveurs appartenant à Google et à Amazon aux États-Unis.

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Membres de la famille royale vieillis par FaceApp.

FaceApp a publié une déclaration pour résoudre les problèmes de confidentialité

Dans une déclaration à TechCrunch, FaceApp explique que les photos des utilisateurs sont généralement supprimées dans un délai de deux jours. Elle ajoute qu’elle accepte les demandes formulées par les concernés pour la suppression de leurs données des serveurs.

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De plus, la société soutient que 99 % des utilisateurs choisissent de ne pas rester connectés au serveur de l’application et de ce fait, l’accès à leurs données personnelles d’identification n’est pas systématique.

Bien que FaceApp, se défend que les données exploitées soient communiquées à des tiers, les autorités américaines, de leur côté, pensent que l’application est une sorte de moyen mis en place par la Russie pour créer une base de données sur les citoyens américains, entre autres.

Il est vrai que les experts n’ont, à ce jour, pas détecté d’activité inhabituelle avec la version actuelle de FaceApp et que la condition relative à l’usage des données à des fins publicitaires figure aussi dans la politique d’utilisation de Twitter, à titre d’exemple, d’après un article paru sur BBC News.

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Cependant, la vigilance demeure de mise pour les utilisateurs d’applications impliquant l’accès à leurs données personnels.


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