Le groupe sanguin n’a aucun impact sur la vie d’une personne, mais il peut prendre toute son importance lors d’un problème de santé, car tout le monde ne peut recevoir le même type de sang de n’importe qui.

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Outre la compatibilité, les chercheurs ont mis en évidence un problème avec un groupe en particulier qui pourrait avoir des répercussions assez graves.

Quand le sang peut vous coûter la vie

L’équipe de recherche du Dr Wataru Takayama du Tokyo Medical Dental University Hospital, a effectué une comparaison des taux de mortalité de plus de 900 patients admis au service des urgences suivant leurs groupes sanguins, entre 2013 et 2016.

Les résultats de cette étude publiés sur la revue Critical Care ont révélé que les patients de type O avaient un taux de mortalité de 28 % suite à des blessures graves, pour un taux de 11 % seulement pour tous les autres groupes confondus.

Des résultats édifiants qui soulèvent une question importante, car ce groupe est le plus transfusé dans les services d’urgences et lors des opérations chirurgicales, notamment le O négatif qui est un donneur universel. Il se pourrait alors qu’il cause encore plus de complications chez les personnes qui en reçoivent.

Le Type O est le plus répandu dans certains pays, comme le Royaume-Uni qui compte 47 % de O (40 % positif et 7 % négatif), et les États-Unis avec environ 45 % (38 % positif contre 7 % négatif). L’Australie compte, quant à elle, 49% de O au total.

D’où l’importance de mettre en évidence les facteurs qui influent sur cette catégorie et la rendent plus sensible lors des problèmes incluant des blessures graves.

Mass Communication Specialist 3rd Class Jake Berenguer. US Navy.

Le facteur de coagulation au cœur des soupçons

Le facteur VIII (anti-hémophilique A) aussi appelé facteur de Von Willebrand est mis en cause par l’équipe de Takayama, qui est plus exactement un agent de coagulation sanguine. Il a été relevé que les personnes ayant du O ont un taux très bas de ce facteur dans le sang, comparé à ceux des autres groupes.

Ce déficit augmente les risques d’hémorragies lors de blessures graves, en retardant la coagulation. La personne va alors perdre son sang plus rapidement, ce qui peut engendrer dans le pire des cas un décès.

Takayama déclare que cette étude n’est encore qu’au stade de la découverte et de la mise en évidence des effets de ce facteur, mais avoir conscience de ce problème peut aider le personnel hospitalier à mieux gérer ses services d’urgences et chirurgicaux lors de la prise en charge de cette catégorie de personnes.


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