Aliments particulièrement riches en calcium, en protéines et en vitamines, les produits laitiers font partie intégrante de notre quotidien et occupent une place primordiale dans la pyramide alimentaire.

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Avec plus de 26 tonnes produites chaque seconde à travers la planète, autant dire que le lait est très certainement le plus apprécié d’entre eux, mais également le plus consommé.

Alors que l’on connaît tous celui de vache, de brebis, de chèvre ou encore de soja, une nouvelle tendance tend lentement à se développer.

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Aussi étrange et peu ragoutant cela puisse paraître de prime abord, le lait de cafard pourrait pourtant devenir le prochain super-aliment que tout le monde s’arrache…

Une alternative surprenante, mais pas moins ingénieuse

Selon une étude internationale menée en 2016, il a été prouvé que les cafards, ou plus précisément les dendroctones originaires du Pacifique produisent des cristaux de lait étonnamment concentré en nutriments, qui seraient bien plus bénéfiques pour notre santé que l’on pourrait le croire.

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« C’est un aliment complet » affirme Subramanian Ramaswamy, biochimiste indien de l’Institut de biologie des cellules souches et de la médecine régénérative de Bangalore et auteur principal de ladite étude.

En effet, après avoir procédé à une analyse poussée de la substance liquide qui émane des blattes femelles sous forme de cristaux (et qu’elles donnent à leurs nouveau-nés), les chercheurs se sont rendu compte que celle-ci est extrêmement nutritive, riche en protéines, en sucre et en lipides.

« Nous ne pensions pas que ces cristaux étaient en fait des cristaux de protéines » a déclaré M. Ramaswamy, surpris de cette découverte.

Plus probant encore, les résultats suggèrent qu’à quantité égale, le lait de dendroctone est 4 fois plus énergétique que le lait de bovins.

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Et à une heure où l’on sait que ce dernier, qui est vendu en quantités astronomiques, se veut de moins en moins écologique (notamment parce que les vaches sont responsables à elles seules de près de 40 % des gaz à effets de serre issus de la production agricole), celui provenant des cafards se place donc comme étant une option à ne pas négliger d’un point de vue environnemental.

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Falovelykids, Pixabay

Une boisson qui divise cependant la communauté scientifique

« Je pense que personne n’aimerait que vous leur disiez que nous avons extrait les cristaux d’une blatte et que ça va devenir de la nourriture » souligne le Professeur Ramaswamy.

Il faut bien avouer que même si les insectes ont toujours fait partie de l’alimentation de certaines régions du monde (Asie, Amérique du Sud, Afrique subsaharienne…), commercialiser des blattes dans des pays où elles n’ont jamais fait partie de la culture culinaire ne sera pas facile à imposer.

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De plus, la production d’une telle boisson ne s’avère pas être des plus simples, si bien qu’il faudrait pas moins de 1 000 cafards pour pouvoir fabriquer 10 cl de lait.

Autrement dit, si le lait de cafard est, en soi, plus écologique que le lait de vache, la transformation des cristaux de dendroctones en produit laitier quant à elle demandera, à fortiori, beaucoup plus d’énergie que prévu.

Pour Andy De Santis, diététicien agréé basé à Toronto au Canada, ce « nouveau super-aliment » ne le serait pas tant que ça tout compte fait.

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« Je suis conscient qu’ils constituent un substitut potentiellement plus économique et écologique aux produits animaux conventionnels (vache, chèvre, brebis…) […], mais je ne suis pas sûr de leur teneur en micronutriments et de sa comparabilité à des alternatives plus classiques », explique t-il en rappelant que le lait de cafard pourrait effectivement être une source convenable de vitamines B12, mais pas de fer ou de calcium à l’inverse du lait de vache.


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