Jakattack555/Flickr

<p class="wp-block-paragraph">Les tardigrades, surnommés d’ours d’eau ou de porcelets mousse, sont de petites bestioles microscopiques invertébrées. Il en existe environ 1 300 ;espèces connues, dont la plupart mesurent entre 0,3 et 0,5 ;millimètre de long.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjQgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>



<p class="wp-block-paragraph">Résistants aux pires conditions (températures gelées, zéro oxygène, hautes pressions, vide de l’espace, rayonnement cosmique, etc.), ils se dessèchent, reconfigurent leur corps et cessent toute activité pendant des années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seulement, voilà ;: ces créatures qui avaient la réputation d’être indestructibles auraient un point faible ! C’est du moins ce qu’ont révélé les nouvelles recherches.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Voilà de quoi il s’agit ;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les scientifiques viennent de découvrir que ces minuscules organismes ont une lacune ;: il s’agit de l’exposition, sur le long terme, à de rudes chaleurs susceptibles de réduire leur chance de survie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela nous donne un aperçu de la souffrance des animaux de notre planète à cause du réchauffement climatique et donc, <a href="https://www.sciencealert.com/2010s-hottest-decade-in-recorded-history-un-says-as-emissions-rise-again">de la hausse des températures mondiales.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si ce phénomène <a href="https://www.sciencealert.com/these-animals-are-already-being-negatively-impacted-by-the-climate-crisis">affecte déjà </a>la <a href="https://www.pnas.org/content/115/47/11982">faune</a> et <a href="https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/gcb.14919">la flore</a>, certaines espèces comme <a href="https://www.sciencealert.com/how-scientists-love-the-unlovable">les cafards</a> qui sont très <a href="https://royalsocietypublishing.org/doi/full/10.1098/rspb.2015.2869">robustes et adaptables</a> y sont plus résistantes que d’autres.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjQgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>



<p class="wp-block-paragraph">Avec leur petit corps et leurs huit pattes trapues, ils sont assez maladroits, mais non moins adorables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont besoin d’être entourés d’eau aussi bien lorsqu’ils sont actifs qu’en état de <a href="https://www.researchgate.net/publication/230000825_Cryptobiosis_in_Tardigrada">cryptobiose</a>, un phénomène durant lequel ils rétractent la tête, les jambes et se dessèchent presque entièrement pour survivre. ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à ce mode de vie, les tardigrades ont résisté à cinq extinctions de masse au cours de l’histoire de la Terre. Selon <a href="https://www.nature.com/articles/s41598-017-05796-x">une étude menée en 2017,</a> la seule manière d’en venir à bout est de faire bouillir les océans de la planète.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26258">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjQgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTggIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1OCIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, les effets du changement climatique pourraient se révéler plus dangereux pour ces créatures que ce que l’on pensait. <a href="https://jeb.biologists.org/content/221/4/jeb160622">En 2018, des chercheurs ont découvert</a> qu’un genre de tardigrade antarctique, <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Acutuncus">Acutuncus antarcticus, </a>était peut-être menacé de disparition. Une autre espèce, <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Ramazzottius">Ramazzottius varieornatus,</a> semble aujourd’hui présenter les mêmes signes d’anéantissement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://ohchouette.com/wp-content/uploads/1002px-SEM_image_of_Milnesium_tardigradum_in_active_state_-_journal.pone_.0045682.g001-2-960x736.png" alt="" class="wp-image-9260"/><figcaption>Tardigrade / Wikipedia Commons</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les tardigrades actifs et les tardigrades desséchés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans leur étude, les experts ont utilisé des spécimens obtenus à partir de gouttières d’une maison danoise. C’est ce qu’a déclaré <a href="https://www1.bio.ku.dk/nyheder/pressemeddelelser/high-temperatures-due-to-global-warming-will-be-dramatic-even-for-the-super-resistant-tardigrades/">Ricardo Neves, </a>biologiste à l’Université de Copenhague au Danemark.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont, en fait, comparé les effets des expositions à des températures élevées chez les tardigrades actifs et chez les tardigrades desséchés. Ils ont également analysé l’impact d’une brève période d’acclimatation sur les animaux actifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats ont clairement démontré que cette dernière améliore l’espérance de vie de ces petites bêtes. En effet, un bref moment d’adaptation de deux heures à 30°, puis de deux heures à 35°, a considérablement fait baisser le taux de mortalité chez les tardigrades actifs.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26295">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjQgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyOTUgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI5NSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>



<p class="wp-block-paragraph">Par contre, les tardigrades desséchés résistent nettement mieux à des températures allant jusqu’à 63,1 ;°C, mais seulement pendant une heure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu’il en soit, cette étude nous aura appris que malgré la vulnérabilité des tardigrades actifs aux grosses chaleurs, ils possèdent une capacité certaine à s’adapter à ces dernières dans leur habitat naturel, chose que les tardigrades en cryptobiose supportent davantage. ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, il est clair que le facteur clé dans la tolérance aux températures élevées reste le temps d’exposition qui joue un rôle non négligeable.<br></p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26296">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjQgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyOTYgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI5NiIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
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