Les tardigrades, surnommés d’ours d’eau ou de porcelets mousse, sont de petites bestioles microscopiques invertébrées. Il en existe environ 1 300 espèces connues, dont la plupart mesurent entre 0,3 et 0,5 millimètre de long.

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Résistants aux pires conditions (températures gelées, zéro oxygène, hautes pressions, vide de l’espace, rayonnement cosmique, etc.), ils se dessèchent, reconfigurent leur corps et cessent toute activité pendant des années.

Seulement, voilà : ces créatures qui avaient la réputation d’être indestructibles auraient un point faible ! C’est du moins ce qu’ont révélé les nouvelles recherches.

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Voilà de quoi il s’agit 

Les scientifiques viennent de découvrir que ces minuscules organismes ont une lacune : il s’agit de l’exposition, sur le long terme, à de rudes chaleurs susceptibles de réduire leur chance de survie.

Cela nous donne un aperçu de la souffrance des animaux de notre planète à cause du réchauffement climatique et donc, de la hausse des températures mondiales.

Si ce phénomène affecte déjà la faune et la flore, certaines espèces comme les cafards qui sont très robustes et adaptables y sont plus résistantes que d’autres.

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Avec leur petit corps et leurs huit pattes trapues, ils sont assez maladroits, mais non moins adorables.

Ils ont besoin d’être entourés d’eau aussi bien lorsqu’ils sont actifs qu’en état de cryptobiose, un phénomène durant lequel ils rétractent la tête, les jambes et se dessèchent presque entièrement pour survivre. 

Grâce à ce mode de vie, les tardigrades ont résisté à cinq extinctions de masse au cours de l’histoire de la Terre. Selon une étude menée en 2017, la seule manière d’en venir à bout est de faire bouillir les océans de la planète.

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Néanmoins, les effets du changement climatique pourraient se révéler plus dangereux pour ces créatures que ce que l’on pensait. En 2018, des chercheurs ont découvert qu’un genre de tardigrade antarctique, Acutuncus antarcticus, était peut-être menacé de disparition. Une autre espèce, Ramazzottius varieornatus, semble aujourd’hui présenter les mêmes signes d’anéantissement.

Tardigrade / Wikipedia Commons

Les tardigrades actifs et les tardigrades desséchés

Dans leur étude, les experts ont utilisé des spécimens obtenus à partir de gouttières d’une maison danoise. C’est ce qu’a déclaré Ricardo Neves, biologiste à l’Université de Copenhague au Danemark.

Ils ont, en fait, comparé les effets des expositions à des températures élevées chez les tardigrades actifs et chez les tardigrades desséchés. Ils ont également analysé l’impact d’une brève période d’acclimatation sur les animaux actifs.

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Les résultats ont clairement démontré que cette dernière améliore l’espérance de vie de ces petites bêtes. En effet, un bref moment d’adaptation de deux heures à 30°, puis de deux heures à 35°, a considérablement fait baisser le taux de mortalité chez les tardigrades actifs.

Par contre, les tardigrades desséchés résistent nettement mieux à des températures allant jusqu’à 63,1 °C, mais seulement pendant une heure.

Quoi qu’il en soit, cette étude nous aura appris que malgré la vulnérabilité des tardigrades actifs aux grosses chaleurs, ils possèdent une capacité certaine à s’adapter à ces dernières dans leur habitat naturel, chose que les tardigrades en cryptobiose supportent davantage. 

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Par ailleurs, il est clair que le facteur clé dans la tolérance aux températures élevées reste le temps d’exposition qui joue un rôle non négligeable.


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