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Des scientifiques en Chine créent le premier hybride Humain-singe au monde


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Public Domain

Le mot « chimère » nous vient de la mythologie grecque et décrit à l’origine des créatures monstrueuses qui étaient à la fois dragon, chèvre et lion. Aujourd’hui, les chimères sont des organismes qui contiennent des cellules provenant de deux espèces différentes — ou plus.

En 2017, après avoir effectué des recherches qui ont mené à la création du tout premier hybride homme-cochon au monde — dans le but de sauver des vies grâce à la transplantation d’organes — il s’est avéré que ce fait plus ou moins troublant est tout simplement impossible, et pour cause, l’ADN de ces animaux très intelligents contient un virus.

Mais parce que l’humain est humain, tout ne s’est pas arrêté là ; nous sommes en 2019 et les scientifiques prétendent avoir créé le premier hybride humain-singe au monde — en Chine, dans le cadre d’un incroyable essai d’épissage d’embryons.

Les raisons n’ont pas changé, les experts espèrent que cette avancée permettra aux médecins de prélever un nombre infini d’organes humains pour les greffes qui changent la vie et l’avenir de beaucoup.

L’équipe, dirigée par le scientifique d’origine espagnole Juan Carlos Izpisua, a déclaré avoir combiné avec succès des cellules souches humaines à un embryon de singe.

Ils disent que l’embryon de « chimpanzé » était viable, et aurait pu naître si le processus n’avait pas été avorté.

J. Izpisua n’est pas nouveau dans le domaine, ayant été derrière la « conception » de l’hybride humain-cochon avec le groupe de chercheurs qu’il a dirigé.

Cependant, les critiques faites contre les percées impliquant les hybrides homme-animal — chimères, donc — présentent des dilemmes éthiques inquiétants.

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Le groupe de spécialistes appartiennent au Salk Institute for Biological Studies, basé en Californie et à l’Université catholique de Murcia, située en Espagne.

Il a été rapporté que ces derniers ont injecté des cellules souches humaines (cellules mères de l’organisme pouvant devenir n’importe quel type de tissu ou d’os) dans un embryon de singe génétiquement modifié afin de désactiver les gènes qui contrôlent la croissance des organes.

L’équipe affirme que les cellules ont survécu et ont formé un embryon hybride, et qui, s’il avait été implanté chez une femelle, aurait pu naître. Mais l’expérience a pris fin avant que l’embryon puisse se développer davantage.

Une « ligne rouge » de 14 jours de gestation a été établie pour empêcher la formation d’un système nerveux central. Et les scientifiques affirment avoir mis en place un type de « mécanismes » pour éviter la création de cellules cérébrales — dissipant les craintes que les hybrides aient une conscience humaine.

Cela dit, ils devaient encore mener leur expérience en Chine en raison de « problèmes juridiques » liés à l’usage d’embryons.

Les chercheurs n’ont pas officiellement publié les détails de leur découverte, mais ont indiqué leurs revendications au journal espagnol El Pais.

Estrella Núñez, collaboratrice du projet, a déclaré : « Les résultats sont très prometteurs. », avant d’ajouter : « Nous faisons des expériences avec des singes en Chine, car elles ne peuvent pas être faites en Espagne […].

« Ce que nous voulons, c’est progresser pour le bien des personnes atteintes et souffrant d’une maladie. »

Néanmoins, le Docteur Angel Raya, Directeur du Centre de médecine régénérative de Barcelone, a averti que de telles expériences présentaient des « barrières éthiques ». Il se demande ce qui se passerait si les cellules souches venaient à s’échapper et former des neurones humains dans le cerveau de l’animal. « Aurait-il conscience ?», « que se passerait-il si ces cellules souches venaient à se transformer en spermatozoïdes ? »

Philip Lymbery, de Compassion in World Farming, s’est opposé à la recherche. Il a déclaré : « La croissance d’organes humains chez les animaux n’est pas la solution, et pourrait encourager une nouvelle source de souffrance animale. »

Lymbery n’est pas le premier ni même le seul opposant ici, le Docteur David King, Directeur de Human Genetics Alert a fait part : « Je trouve ces expériences très troublantes. »