Nous imaginons tous, et ce depuis des décennies maintenant, un futur géré par une majorité de machines artificielles et une minorité d’êtres humains. Et bien, nous ne sommes pas loin de le rencontrer.

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Les emplois dits physiques tels les travailleurs de la restauration rapide ou les opérateurs de machines sont plus à même d’être remplacés par des robots. Cependant, ils ne sont pas les seuls.

En effet, des robots capables d’analyser le langage corporel d’un accusé afin de déterminer tout signe de culpabilité remplaceront, d’ici 2070, l’ensemble des juges, d’après un expert en intelligence artificielle.

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Terence Mauri, écrivain et conférencier dans le domaine, pense formellement que les machines seront aptes à la détection de signes — aussi bien physiques que psychologiques — de malhonnêteté avec une précision de 99,9 %.

Ce n’est pas tout, il ajoute que celles-ci seront « polies », maîtriseront toutes les langues connues et seront capables de détecter des signes de mensonge qui ne pourraient être détectés par un humain.

Les robots juges seront dotés de caméras qui capturent et discernent les modèles de discours biscornus, les augmentations inhabituellement et anormalement élevées de la température corporelle, et les mouvements des mains et des yeux. Ensuite, les données seront analysées afin d’apporter un jugement « sans erreur » spécifiant si un accusé ou un témoin dit la vérité.

Public Domain/Pikist
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Sur la base de son étude qui a duré 2 ans, Terence Mauri s’attend à ce que les robots soient « courants » dans la majorité des audiences pénales et civiles en Angleterre et au Pays de Galles dans 50 ans, selon le Telegraph.

« L’intelligence artificielle a créé des changements sans précédent dans la façon dont les gens vivent et travaillent en exécutant des problèmes complexes avec un niveau de cohérence et de rapidité inégalé par l’intelligence humaine », a-t-il déclaré, sachant qu’il est derrière la direction de l’Institut politique basé à Londres, Hack Future Lab.

Mauri affirme que dans un cadre juridique, l’IA instaurera une nouvelle forme plus « juste » de justice numérique dans laquelle les émotions, les préjugés et les erreurs humains appartiendront au passé. Ainsi, les audiences seront plus rapides et les innocents seront beaucoup moins susceptibles d’être condamnés pour un crime qu’ils n’ont guère commis.

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Néanmoins, la plupart des juges chevronnés ne verront pas leur poste pris, car ils seront d’une grande aide pour établir des précédents juridiquement contraignants, créer de nouvelles lois et superviser les appels.

Il faut aussi s’attendre à ce que d’autres rôles juridiques (avocats, greffiers, secrétaires juridiques, etc.) soient assumés par des machines, toujours d’ici 2070. Les prochaines générations rencontreront-elles des difficultés vis-à-vis des énormes changements technologiques qui prendront part ? Les universités juridiques seront-elles toujours d’actualité ? On dirait qu’on va devoir attendre pour le savoir.


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