La biologie est le monde des expériences et de l’actualité. Depuis des années, les animaux font objets de cobayes pour tester des substances inédites et tirer de nouvelles conclusions.

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Parmi les pratiques les plus répandues récemment : l’utilisation des cellules souches. Ces dernières n’appartiennent pas à une catégorie physiologique spécifique, ce qui leur donne plusieurs destinées possibles. 

Dans le cadre d’une étude, les scientifiques ont injecté 10 à 12 colonies humaines dans des embryons de souris, et ont suivi leur croissance. Ils ont alors constaté que ces populations se sont multipliées des millions de fois, et à une vitesse impressionnante.

Cette technique peut être exploitée à des fins très utiles, telles que le traitement de maladies chroniques à l’image des insuffisances rénales ou le diabète, et ce, en remplaçant les tissus endommagés par leurs équivalents sains.

Le Dr Jian Feng, Professeur de physiologie et de biophysique à la Jacobs School of Medicine, ainsi que l’Université des sciences biomédicales de New York à Buffalo, déclare que des modèles de souris efficaces s’avèrent importants pour analyser l’influence du COVID-19 sur notre espèce.

Le potentiel de guérison des cellules souches n’a pas toujours été reconnu en raison de leur faible vitesse de multiplication in vivo. Il est clair que le matériel du laboratoire — tube à essai et la boîte de pétri – ne rassemble pas toutes les conditions biologiques.

Hy’Shqa

L’expérience a révélé qu’environ 4 % des colonies dans les blastocystes de souris étaient humaines. Sachant que les globules rouges mûrs ne possèdent pas de noyaux, ils ne peuvent pas être quantifiés par la méthode standard utilisée par les chercheurs. Cette estimation reste donc inférieure à la réalité.

Les cellules « pluripotentes » — qui se développent et adoptent la fonction du tissu dans lequel elles se trouvent — évoluent du stade « naïf » au stade « amorcé » ou mature. Les scientifiques ont remarqué que cette différence de degré d’avancement entre les deux types de colonies constitue un obstacle à l’accroissement des populations humaines. 

Ils ont donc pensé à bloquer ces dernières au stade initial, en inhibant la mTOR kinase — enzyme clé de leur croissance —. Ainsi, cette reconversion à l’état naïf permettra à l’ensemble des lignées de se développer conjointement à l’intérieur du blastocyste.

Les résultats de cette technique ont alors révélé la formation des trois couches germinales primaires, qui sont le fondement de l’organogénèse. Feng déclare que, désormais, les souches humaines évoluent au même rythme au sein de l’embryon de souris.

Toutefois, les expériences doivent être reprises par plusieurs laboratoires afin d’être vérifiées, car il se pourrait que ces populations, bien que développées, ne fonctionnent pas correctement dans un environnement différent.


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