Si l’homme moderne est parvenu à établir une connexion avec son ancêtre primate et apprendre davantage sur son environnement faunique et floristique, ce n’est point en sollicitant l’aide d’un nécromant ou d’un médium, oh que non ! Par contre, la science en a tout le mérite… La paléontologie, pour être plus précis.

Publicité

Cette discipline scientifique a pour but d’élucider les mystères reliés aux ères géologiques, et cela se fait par l’étude de fossiles évidemment. Tout récemment, une curieuse découverte a été faite à ce propos, et elle est plutôt intrigante…

En effet, février dernier (2019) au sein de l’entrepôt du musée québécois d’Histoire naturelle, un biologiste de l’évolution travaillant à l’Université de Buffalo du nom de Jack Tseng, a réussi à identifier le genre animal auquel appartenait des dents fossilisées exhumées du bassin d’Old Crow à Yukon, qui dataient de 850 000 à 1,4 million d’années, et ceci, grâce à un examen microscopique et à son expertise dans le domaine.

Selon le Dr Tseng, la conclusion est comme suit : ces dents appartiennent bel et bien aux hyènes des cavernes, des Chasmaporthetes, fameuses pour leur rapidité et endurance, ce qui leur a valu le surnom de « hyènes coureuses ».

Fossiles d’hyène de Old Crow, Territoire du Yukon, Canada.
Z. Jack Tseng & al.

Cette découverte a été officiellement validée et publiée dans la revue Open Quaternary, et a permis aux chercheurs de retracer l’origine de cette espèce, et d’émettre une hypothèse concernant le point de départ de sa dispersion géographique, celui-ci étant l’Arctique.

Cela laisse supposer que les hyénidés aient marché sur les pas de nos ancêtres, et aient emprunté le même itinéraire afin de déboucher par la suite, sur les autres coins du globe terrestre.

Certains chercheurs ont même laissé libre cours à leur imagination en dressant un portrait virtuel de cette hyène polaire, dotée selon certains d’une puissante mâchoire pouvant anéantir de gigantesques carcasses de bêtes préhistoriques telles que le mammouth, le cheval ou le caribou, ce qui jouait en faveur de l’écosystème préhistorique.

Mais aussi, elle revêtait une fourrure épaisse et blanchâtre en guise de camouflage qui lui était pratique pour chasser ou se fondre dans le décor afin de se protéger des prédateurs en tous genres.

Duane Froese, un scientifique de l’environnement à l’Université d’Alberta estime que l’étude effectuée par le Dr Tseng serait pertinente, puisqu’elle appréhende un point important qui traite de l’origine et de la dispersion des hyènes « C’est tellement cool de penser qu’il y avait eu des hyènes en Arctique », a-t-il déclaré.

Quant à l’instigateur de cette trouvaille, qui n’est nullement autre que le Docteur Tseng, il préfère rester sceptique et pense que le mystère plane toujours à défaut de piste « Ce ne sont que deux dents », a-t-il dit. Ce qui est visiblement trop tôt pour crier victoire…


Partagez l'article

>