Les avancées technologiques sont incontestablement parmi les choses inévitables que le 21e siècle nous a apportées. Le monde digital est présent dans tous les aspects de notre vie ; de nombreuses activités sont désormais plus accessibles et plus simples à réaliser, au bonheur de tous.

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Toujours dans une perspective d’une vie meilleure, de nouvelles prouesses ne cessent de nous étonner. Parmi celles-ci, un clavier qui n’est fait de rien d’autre que du papier…

En effet, il est désormais possible d’avoir son clavier portable, pliable et étanche, et ce, sans avoir à l’alimenter. Le secret derrière cela est un processus d’impression que les scientifiques ont développé.

D’une part, le recto du papier ou du carton est muni d’un revêtement répulsif spécial contre les liquides et la poussière. Par la suite, on imprime plusieurs couches de circuit, sans interférences ni dégradation de ces dernières. Le verso du support comportera les symboles des différents points de pression et leurs indications, imprimés à l’encre standard.

En plus d’être personnalisés et adaptés aux types et aux envies des utilisateurs, ces claviers en papier dits « nanogénérateurs triboélectriques” ou “dispositifs TENG” ne nécessitent aucune recharge ou alimentation, et tirent leur énergie uniquement au toucher de l’opérateur et de l’énergie mécanique produite.

Ramses Martinez, ingénieur biomédical de l’Université de Purdue dans l’Indiana, explique que le dispositif est étanche à l’eau, l’huile, et la poussière, grâce à un recouvrement de molécules hautement fluorées. Ceci explique d’ailleurs qu’il est possible d’imprimer plusieurs couches d’encre sans débordements.

Pour fonctionner, le clavier en papier transmet les informations liées à l’endroit de pression à un appareil voisin – un ordinateur par exemple – via Bluetooth. 

En plus d’être transportables et facilement nettoyables, les générateurs triboélectriques sont également fidèles à l’environnement. De par le recyclage possible du papier, sa flexibilité, et sa résistance aux agents extérieurs dégradants.

D’après les chercheurs, il ne coûterait que 0,25 USD de produire le dispositif. Ce dernier étant principalement destiné aux périphériques d’entrée et les emballages intelligents. Par exemple, une utilisation possible de ces derniers serait de vérifier si les aliments sont consommables et sains, ou bien de valider la réception d’un produit à sa livraison.

Martinez ajoute qu’au-delà de ces applications, il est possible d’imprimer, avec du papier simple, des interfaces de lecture de musique, que les utilisateurs peuvent manipuler grâce à un centre de contrôle intégré.


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