Qui ne souhaiterait pas vivre en bonne santé, le plus longtemps possible ? C’est dans les gènes humains que de vouloir garder sa jeunesse à l’abri des effets du temps et de pouvoir ralentir ainsi le processus du vieillissement.

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La seule solution trouvée jusqu’à présent, c’est de surveiller son hygiène de vie. Hélas, cela ne suffit qu’à nous donner, au maximum, quelques années de plus.

Et si on vous promettait plus ? Et bien, ce n’est pas une blague ! Les biologistes ont mis en exergue un moyen de prolonger la durée de vie de 500 %.

Comment cela serait-il possible ?

Selon son récent article scientifique, Jarod A Rollins du MDI Biological Laboratory à Bar Harbor, a utilisé un ver nématode (C. elegans) comme modèle dans la recherche sur le vieillissement.

Grâce à cette expérience, il a pu identifier des voies cellulaires synergiques pour la longévité qui permettent de multiplier par cinq la durée de vie.

On parle effectivement d’une augmentation de celle-ci qui pourrait équivaloir à une vie humaine comprise entre 400 et 500 ans.

Cette découverte a été faite en collaboration avec des chercheurs du Buck Institute for Research on Aging de Novato, en Californie et de l’Université de Nanjing en Chine.

Ce qu’il faut savoir, c’est que le choix de C. elegans n’est pas fortuit : d’une part parce qu’il partage bon nombre de ces gènes avec notre espèce, et de l’autre, car a une très courte durée de vie (quatre semaines).

Et c’est justement ces deux caractéristiques qui ont permis aux experts de procéder à une rapide évaluation des effets des interventions génétiques et environnementales.

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Par ailleurs, des recherches intensives ont été menées afin de développer un certain nombre de médicaments qui prolongent la durée de vie.

Jarod A. Rollins / MDI Biological Laboratory

Des résultats inattendus !

Ce qui a surpris les chercheurs, c’est qu’en utilisant un double mutant sur les voies de signalisations de l’insuline (IIS) et (TOR), ils pensaient que le ver vivrait 130 % plus longtemps, mais au lieu de cela, il se retrouve avec une durée de vie amplifiée de 500 %.

Le président du MDI Biological Laboratory, Hermann Haller, affirme que ces voies qui gèrent le vieillissement interagissent d’une façon qui n’a pas encore été clarifiée.

Un récent article paru dans la revue en ligne CEll Reports s’intéresse, quant à lui, à l’élucidation des mécanismes cellulaires contrôlant la réponse synergique.

Pour sa part, Rollins pense qu’il faut travailler sur les réseaux de longévité plutôt que sur les parcours individuels.

D’après Pankaj Kapahi, de l’Université de Nanjing, l’interaction synergique peut favoriser l’utilisation des thérapies combinées dans le domaine de la longévité comme dans le traitement du cancer et le VIH.

Elle peut également expliquer pourquoi certaines personnes vivent extraordinairement longtemps alors qu’aucun gène relatif à l’espérance de vie n’a été découvert.

Si l’article met en cause la dérégulation mitochondriale dans le processus de vieillissement, Rollins entend pousser ses recherches un peu plus loin dans ce domaine.


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