Toutes les momies n’ont pas été traitées avec soin de la même manière que celles des grands pharaons égyptiens. Certaines existent depuis la préhistoire et beaucoup pensent qu’elles ont été préservées naturellement, car les corps n’ont pas été retrouvés dans les sarcophages ornés habituels, mais plutôt dans les vêtements qu’ils portaient. Elles auraient donc simplement été figées dans le temps, ce que les partisans de cette théorie appellent « la momification naturelle ».

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Cependant, des analyses récentes semblent contredire cela en montrant que même les momies les plus anciennes sont le résultat du travail humain et aujourd’hui, nous en connaissons enfin la recette.

L’une des recettes de momification les plus anciennes

La momification naturelle peut se produire dans des circonstances exceptionnelles, comme un froid extrême ou une grande salinité du sol, mais ce phénomène demeure très rare.

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Une récente étude publiée dans le « Journal of Archeological Science » montre d’ailleurs comment un corps très ancien a pu être conservé pendant des milliers d’années. Il s’agit de la momie nommée Momie S.293 se trouvant dans un musée égyptien à Turin, en Italie.

S.293 a été amenée au musée par Ernesto Schiaparelli, son directeur actuel. Cela dit, personne ne sait où ni comment le corps a été découvert et les scientifiques étaient incapables de déterminer son sexe et son âge auparavant, en pensant qu’il ne s’agissait que d’un cas de préservation naturelle.

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Ce que nous savons c’est que le corps date d’environ 3600 ans avant J.-C. et que celui-ci a réellement été embaumé par l’homme. Mais ce n’est pas tout, les scientifiques sont même parvenus à déterminer les substances utilisées dans sa momification.

Cela est dû au fait que S.293 n’ait jamais subi de falsifications par les marchands d’antiquités ni de traitements de conservation que l’on utilise dans certains musées, selon le Docteur Jana Jones, chercheur à l’Université Macquarie de Sydney.

Son analyse a montré que le corps a été embaumé grâce à un mélange de résine de conifères, d’huile végétale, de sucre, d’un extrait de plantes aromatiques et de gomme végétale.

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Mamamusings. Flickr.

Ce que les analyses chimiques disent de plus

Le Docteur Jones affirme que des analyses aussi fiables n’auraient pas pu être faites sur d’autres momies que Momie S.293 étant donné que c’est la seule qui n’ait pas été endommagée ni modifiée par d’autres produits chimiques. Le co-auteur de l’étude nommé Stephan Buckley explique quant à lui que cette très ancienne recette de momification contenait les mêmes agents antibactériens que ceux qui existent dans les recettes qui sont apparues deux millénaires plus tard en Égypte.

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Ce sont des méthodes de spectrométrie qui ont permis de séparer chacun des composants organiques contenus dans les échantillons prélevés du corps conservé, afin de les identifier de façon spécifique et arriver à la recette entière.
Des prélèvements d’ADN à partir des vêtements de la momie ont également permis de révéler que cet individu avait péri entre l’âge de 20 et 30 ans et cela, sans être atteint d’une quelconque maladie.

Selon le Docteur Jonas, nous pouvons simplement affirmer que le corps appartenait à une personne qui avait une place importante dans la société, étant donné que les ingrédients utilisés pour son embaumement étaient assez couteux et son emballage de très bonne qualité. Toutefois, la cause de son décès n’a pas pu être déterminée avec certitude.


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