L’Alzheimer est une maladie neurodégénérative qui touche le cerveau. On ne lui trouve toujours pas de traitement ou de cause évidente. Malgré les nombreuses recherches et études en cours, cette pathologie reste un réel mystère.

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Une étude récente semble avoir mis en évidence une piste de cause qui serait un des facteurs de l’apparition de la maladie.

Le cholestérol en cause dans l’Alzheimer

Le cholestérol a déjà été lié à la maladie d’Alzheimer à travers de nombreuses études qui stipulent qu’un taux élevé dans le sang serait relié à une forte probabilité de développer cette maladie.

Grâce à la modélisation in vitro en laboratoire, on a pu montrer les interactions complexes et les positions exactes des protéines bêta amyloïdes (Aβ) qui forment des fibrilles.

Le cholestérol est en fait très important pour le fonctionnement du cerveau, il est notamment présent dans les membranes qui entourent toutes nos cellules. Environ 25 % du cholestérol total présent dans le corps est localisé au niveau du cerveau, mais des études ont prouvé qu’il était inactif dans cette région, s’ajoute aussi une barrière hémato-encéphalique qui empêche le cholestérol présent dans le sang de pénétrer dans le cerveau.

Des protéines naturelles constituent ces fibrilles amyloïdes, et sont habituellement solubles, mais peuvent s’engrener et former des fibres insolubles. Comportement qui peut être particulièrement dangereux dans le cas de la maladie d’Alzheimer, car ils s’accumulent entre les cellules nerveuses et sont soupçonnés de causer la mort cellulaire et la perte des tissus qui est associée à la maladie.

Wikimedia Commons.

Une piste sur la relation entre le cholestérol et l’Alzheimer

Les résultats de la nouvelle recherche publiés dans la revue Nature Chemistry, ouvrent une nouvelle voie vers la découverte d’un traitement possible pour la maladie d’Alzheimer. Une solution qui pourrait sauver la vie à des millions de personnes à travers le monde.

Les chercheurs ont découvert que les bêta-amyloïdes arrivaient à adhérer aux membranes des cellules lipidiques contenant du cholestérol, ce qui permet aux molécules de s’agréger. Une réponse plausible qui permettrait de résoudre la question de savoir pourquoi cette molécule habituellement présente à un taux particulièrement bas dans le cerveau se met subitement à agir contre les neurones sains du cerveau et à provoquer les premiers signes d’Alzheimer.

Michèle Vendruscolo – responsable de la nouvelle étude – explique que le plus important n’est pas de diminuer le taux de cholestérol cérébral uniquement pour contenir l’évolution de la maladie d’Alzheimer, mais de chercher une façon de contrôler le rôle de ce dernier avec la régulation de la bêta amyloïde.

Plusieurs recherches peu concluantes ont été menées ces dernières années, sur les effets des statines hypocholestérolémiantes sur la fonction cognitive. Dans certains cas, ils ont favorisé le déclin cognitif, mais pour d’autres, c’est l’effet inverse qui a été constaté.

Raison pour laquelle les spécialistes restent dubitatifs face à la solution médicamenteuse afin de contrer l’Alzheimer, cependant, les personnes qui sont déjà sous hypocholestérolémiants ne doivent en aucun cas interrompre leur traitement.

Ces résultats surprenants et prometteurs peuvent ouvrir plus de possibilités et guider les recherches futures, afin de trouver enfin une façon d’éviter la démence et l’évolution de l’Alzheimer.


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