Les scientifiques viennent de faire deux découvertes déconcertantes concernant l’obésité ; non seulement ce problème difficile à maîtriser a des effets même à court terme, mais il peut, en plus, entraver l’action d’un éventuel vaccin COVID-19. Par ailleurs, les Centers for Disease Control and Prevention ont rapporté que 73 % des infirmières hospitalisées à cause du virus étaient des personnes obèses. La situation est donc plus dramatique que ce que nous pensions.

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Aujourd’hui, les chercheurs savent que le surpoids n’est plus seulement une source de complications pour les patients atteints de coronavirus, mais qu’il peut bel et bien augmenter les risques d’infection par cette maladie, selon une récente étude. Les rédacteurs en chef du journal Obesity ont, par ailleurs, été les premiers à mettre en garde contre les conséquences désastreuses de l’obésité, probablement impliquée dans la crise sanitaire mondiale actuelle. Et ce, le 1er avril dernier.

Les dossiers médicaux de 10 000 personnes dont l’indice de masse est très élevé souffrant également de COVID-19 sont plus susceptibles de décéder aux jours 21 et 45. La manière dont l’obésité peut déclencher et aggraver l’infection COVID-19 réside dans plusieurs éléments.

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D’abord, la surproduction de tissu adipeux capable de conserver de la graisse provoque une compression mécanique chez l’individu et l’empêche d’aspirer et d’expirer normalement de l’air. La respiration devient donc pénible et les poumons sont les premiers à en pâtir ; le syndrome d’hypoventilation impliquant le manque d’oxygène dans le sang, en est l’exemple concret.

Public Domain/Pxfuel

Ensuite, la graisse en elle-même est nocive sur le long terme, car le tissu adipeux sécrète des hormones et des molécules pouvant entraîner des inflammations chroniques. Cet état conduit à son tour à la création — de manière chronique — de Cytokines pour défendre le corps. Il peut en résulter un déséquilibre suffisamment important pour porter préjudice au corps.

Alors, imaginez ce qu’une personne atteinte en plus de SRAS-CoV-2, pourrait endurer. Un dysfonctionnement endothélial peut survenir à cause de cette inflammation chronique et causer la fermeture et la contraction des vaisseaux sanguins, réduisant l’oxygénation des tissus. 

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Le dernier niveau sur lequel l’obésité peut être dangereuse, c’est lorsque l’augmentation de l’ECA-2, enzyme grâce à laquelle le coronavirus peut s’introduire dans les cellules et les affecter, est présente dans le tissu adipeux au lieu du tissu pulmonaire.

L’ennui, c’est que le système médical américain n’est pas assez performant pour prévenir ce genre de maladies chroniques. Or, il devient urgent de mettre en place une vraie stratégie préventive impliquant aussi bien les professionnels de la santé que les patients. La disponibilité des ressources nécessaires à la réalisation d’un tel objectif demeure une priorité absolue.

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