Sciences et technologies

Comment le cerveau stocke-t-il un numéro de téléphone ?

&NewLine;<p class&equals;"wp-block-paragraph">Organe le plus complexe et très certainement le plus mystérieux de notre organisme&comma; le cerveau reste une véritable énigme pour la communauté scientifique qui a encore aujourd’hui du mal à comprendre son fonctionnement&comma; et plus particulièrement en ce qui concerne notre mémoire&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjUgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;&NewLine;&NewLine;&NewLine;<p class&equals;"wp-block-paragraph">Cependant&comma; deux scientifiques américains se sont longuement penché sur le sujet et nous expliquent par quel moyen extraordinaire notre cerveau peut arriver à mémoriser un numéro de téléphone&nbsp&semi;&colon; bien que leur vision diffère grandement sur la question&comma; leurs conclusions restent on ne peut plus intéressantes…<&sol;p>&NewLine;&NewLine;&NewLine;&NewLine;<h2 class&equals;"wp-block-heading">Ce que nous savons sur le fonctionnement de notre mémoire<&sol;h2>&NewLine;&NewLine;&NewLine;&NewLine;<p class&equals;"wp-block-paragraph">Lorsque nous entendons le prénom d’un nouveau collègue&comma; l’heure d’un rendez-vous important ou une tâche à faire&comma; nous sollicitons ce que les experts de la santé appellent la <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;simplypsychology&period;org&sol;working&percnt;20memory&period;html">mémoire de travail<&sol;a>&period;<&sol;p>&NewLine;&NewLine;&NewLine;&NewLine;<p class&equals;"wp-block-paragraph">Bien que définie comme étant à court terme&comma; cette dernière conserve malgré tout les nouvelles données tant que nous en avons besoin&nbsp&semi;&colon; «&ThinSpace;La mémoire de travail est le bloc-notes de votre esprit&ThinSpace;&semi; c’est le contenu de vos pensées conscientes&ThinSpace;» affirme le Professeur de neurosciences au MIT <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;ekmillerlab&period;mit&period;edu&sol;earl-miller&sol;">Earl Miller<&sol;a>&period;<&sol;p>&NewLine;&NewLine;&NewLine;&NewLine;<p class&equals;"wp-block-paragraph">Pour comprendre ce phénomène&comma; il suffit d’essayer de se souvenir des noms de nos anciens enseignant&period; e&period; s&nbsp&semi;&colon; nous avions beau les côtoyer tous les jours pendant au moins un an&comma; les patronymes de certains d’entre eux nous échappent forcément&comma; tandis que d’autres sont gravés dans nos esprits à jamais&period;<&sol;p>&NewLine;&NewLine;&NewLine;&NewLine;<p class&equals;"wp-block-paragraph">En outre&comma; la mémoire de travail fait partie de nos fonctions cognitives supérieures les plus importantes&comma; au même titre que l’intelligence ou le langage comme le rappelle le Professeur d’anatomie et de neurobiologie de l’École de médecine Wake Forest <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;school&period;wakehealth&period;edu&sol;Education-and-Training&sol;Graduate-Programs&sol;Graduate-Programs-in-Neuroscience">Christos Constantinidis<&sol;a>&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjUgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;&NewLine;&NewLine;&NewLine;<p class&equals;"wp-block-paragraph">Selon les deux scientifiques&comma; elle est utile dans toutes nos tâches du quotidien&comma; à tel point que son dysfonctionnement est l’un des principaux symptômes dans de nombreuses pathologies cérébrales telles que la schizophrénie ou l’autisme&period;<&sol;p>&NewLine;&NewLine;&NewLine;&NewLine;<figure class&equals;"wp-block-image alignnone wp-image-10474"><img src&equals;"https&colon;&sol;&sol;ohchouette&period;com&sol;wp-content&sol;uploads&sol;699492006&lowbar;d9608ed856&lowbar;b-960x639&period;jpg" alt&equals;"" class&equals;"wp-image-10474" &sol;><figcaption>Pieter Ouwerkerk&comma; Flickr<&sol;figcaption><&sol;figure>&NewLine;&NewLine;&NewLine;&NewLine;<h2 class&equals;"wp-block-heading">Un débat animé qui donne à réfléchir<&sol;h2>&NewLine;&NewLine;&NewLine;&NewLine;<p class&equals;"wp-block-paragraph">Tous deux fascinés par le processus de mémorisation de notre cerveau&comma; M&period;&nbsp&semi;Miller et M&period;&nbsp&semi;Constantinidis ont mené <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;jneurosci&period;org&sol;content&sol;38&sol;32&sol;7013">une étude<&sol;a> sous forme de débat dans laquelle ils expliquent comment nous sommes concrètement capables de retenir un numéro de téléphone&period;<&sol;p>&NewLine;&NewLine;&NewLine;&NewLine;<p class&equals;"wp-block-paragraph"><a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;ncbi&period;nlm&period;nih&period;gov&sol;pmc&sol;articles&sol;PMC4700146&sol;">Pour le Professeur Constantinidis<&sol;a>&comma; chaque fois que nous voulons enregistrer un numéro de téléphone&comma; nos neurones du cortex préfrontal&comma; autrement dit ceux que l’on retrouve à l’avant du cerveau&comma; se déchaînent littéralement sans jamais s’arrêter&nbsp&semi;&colon; «&ThinSpace;C’est cette activité persistante des neurones du cortex préfrontal qui vous permet de conserver cette information en mémoire&ThinSpace;» affirme-t-il&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26258">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjUgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTggIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1OCIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;&NewLine;&NewLine;&NewLine;<p class&equals;"wp-block-paragraph">Mais d’après le Professeur Miller&comma; ce n’est pas si simple&nbsp&semi;&colon; les résultats de <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;ncbi&period;nlm&period;nih&period;gov&sol;pmc&sol;articles&sol;PMC3898679&sol;">ses travaux antérieurs<&sol;a> ont montré que lorsqu’une nouvelle information doit être retenue&comma; les neurones se déclenchent en réalité par rafales&comma; avec donc des périodes de pauses et de rappels constants&period;<&sol;p>&NewLine;&NewLine;&NewLine;&NewLine;<p class&equals;"wp-block-paragraph">«&ThinSpace;Cela ne semble pas être une grande différence&comma; mais en réalité&comma; cela a d’énormes implications fonctionnelles&ThinSpace;» explique-t-il&period;<&sol;p>&NewLine;&NewLine;&NewLine;&NewLine;<p class&equals;"wp-block-paragraph">Aussi&comma; il est persuadé que durant ces temps d’arrêt&comma; c’est la <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;verywellmind&period;com&sol;what-is-long-term-memory-2795347">mémoire dite à long terme<&sol;a> qui prend le relai avant qu’une autre rafale ait lieu&period;<&sol;p>&NewLine;&NewLine;&NewLine;&NewLine;<p class&equals;"wp-block-paragraph">Le Professeur Constantinidis en revanche n’est que peu convaincu par la thèse du Professeur Miller qu’il juge plausible en théorie uniquement&comma; mais impossible d’un point de vue pratique&nbsp&semi;&colon; «&ThinSpace;Nous avons des cas cliniques de patients pour lesquels la mémoire de travail est profondément altérée&comma; alors que leur mémoire à long terme est intacte&ThinSpace;»&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26295">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjUgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyOTUgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI5NSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<&sol;p>&NewLine;