Bien que nous sachions pertinemment combien il est important de manger équilibré pour le bon fonctionnement de notre organisme, nous sommes encore très nombreux à adopter de mauvaises habitudes alimentaires.

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Compte tenu de nos rythmes de vie qui se veulent toujours plus remplis pour la plupart, nous avons du mal à allouer le temps et l’énergie nécessaire à la préparation des repas, quitte à nous nourrir principalement de plats prêts-à-emporter.

Malheureusement, les études sur le sujet sont unanimes, si bien que les experts de la santé nous mettent en garde contre la malbouffe qui ne cesse de faire davantage de victimes au fil des ans…

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Une nouvelle étude on ne peut plus inquiétante

Menée par une équipe de scientifiques de l’Université de Washington à travers les populations de pas moins de 195 pays différents, une étude parue début avril 2019 a largement démontré que la nourriture issue des fast-food met dangereusement en péril notre capital santé.

Pour en arriver à cette conclusion, ils ont minutieusement analysé les données d’une enquête internationale qui s’est déroulée pendant plus de 30 ans et qui s’est tout particulièrement intéressée aux dépenses des ménages relatives à l’alimentation, aux produits alimentaires les plus (mais aussi les moins) consommés, ainsi qu’aux aliments les plus vendus dans le monde.

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D’après les résultats, qui se veulent pour le moins effrayants, près de 11 millions de personnes disparaissent chaque année, au moins en partie, à cause d’une alimentation peu équilibrée.

Ainsi, environ 3 millions d’individus succombent tous les ans d’une consommation trop importante en sel, tandis que 5 millions perdent la vie par manque de céréales ou de fruits.

Pour avoir un ordre d’idées, il faut savoir qu’au regard de ces chiffres, cela signifie qu’adopter une mauvaise alimentation engendre davantage de pertes humaines que le tabagisme, qui, pourtant, est connu pour être l’une des habitudes les plus mauvaises qui puissent exister au monde actuellement.

Cette manière de se nourrir est plus dangereuse que de fumer, selon une étude - sante-et-medecine, nourriture, maladies - vie, Université Johns-Hopkins, temps, tabac, Sel alimentaire, santé, Restauration rapide, repas, Pression artérielle, Pâtes alimentaires, Ouzbékistan, obésité, nourriture, Mer Méditerranée, Malbouffe, Maladie non transmissible, Légume, Individu, Huile d'olive, Graisse alimentaire, Fruit (alimentation humaine), fromage, Frite, Épidémiologie, énergie, consommation, alimentation
U.S. Air Force photo/Airman 1st Class Chacarra Walker

Les bons gestes à adopter de toute urgence

Selon le Professeur en épidémiologie et auteur principal de ladite étude Ashkan Afshin, le problème n’est pas uniquement la nourriture que nous ingérons, mais surtout celle que nous ne consommons pas, ou très peu.

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De ce fait, et contrairement à ce que nous pouvons penser de prime abord, il ne s’agit pas uniquement de se passer des repas industriels, mais surtout de varier son alimentation, en y intégrant le maximum de fruits, de légumes et de céréales possibles.

En effet, éviter les fast-food pour ne préparer, à longueur de temps, que des plats trop gras par exemple (tels que les frites, les pâtes au fromage, ou les raclettes), n’a absolument aucun intérêt en soi.

D’ailleurs, le Professeur Afshin rappelle que les États ayant participé aux recherches et qui connaissent le moins de pertes humaines sont ceux situés au bord de la méditerranée, connus pour leur cuisine traditionnelle à base de légumes, et où les repas sont très souvent concoctés avec des graisses saines comme l’huile d’olive.

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À l’inverse, l’Ouzbékistan, où l’alimentation est majoritairement composée de pâtes, de pain et de glucides raffinés en général, a enregistré les résultats les plus inquiétants, avec un taux de mortalité avoisinant les 891 pour 100 000 habitants.

« Le régime alimentaire [déséquilibré] peut contribuer aux maladies non transmissibles en favorisant l’obésité, en augmentant la pression artérielle, les taux de sucre dans le sang et en provoquant une hyperlipidémie » conclut le Professeur Bruce Lee de l’Université Johns-Hopkins.


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