Beaucoup prônent le naturel lorsqu’il s’agit des méthodes thérapeutiques. Selon eux, toutes les réponses nous sont données par notre environnement et toute bonne chose ne peut qu’être issue de ce que la Terre a de plus sain à nous offrir.

Cette nouvelle étude qui s’est intéressée à un fruit qui nous vient directement de l’Amazonie ne peut que confirmer cette vision des choses, et les chercheurs en sont fiers.

Une recherche prometteuse

L’obésité est un problème qui requiert des efforts certains de la part des professionnels de la santé. Touchant de plus en plus de monde et différentes tranches d’âge, trouver une solution réellement efficace n’est pas un luxe, mais une nécessité.

Heureusement, des lueurs d’espoir font vivre des centaines de laboratoires de recherche à travers le monde, et celui qui étudie le rôle de Myrciaria dubia est à encourager tout particulièrement. M. dubia est le nom scientifique du fruit plus couramment appelé camu-camu et qui est originaire de la forêt amazonienne.

Proche de la goyave, le camu-camu est désigné superaliment pour ses nombreuses propriétés et pourrait être utilisé pour lutter efficacement contre l’obésité ainsi que d’autres problèmes de santé d’origine métabolique. Le projet de recherche a été mené par des chercheurs de l’Université Laval au Canada.

Riche en vitamine C et en polyphénols, ses caractéristiques ont fait de lui un aliment vivement convoité par les institutions de recherche.

« Nous avons démontré les effets bénéfiques des baies riches en polyphénol lors de précédentes études. » a expliqué le chercheur André Marette de l’Université Laval. « C’est ce qui nous a donné l’idée de rechercher les effets du camu-camu sur l’obésité et les maladies métaboliques. »

Jarmoluk, Pixabay

Tout un protocole

Les travaux de recherche se sont basés essentiellement sur le modèle murin. Pendant huit semaines, un groupe de souris a été soumis à un régime très riche en lipides et en glucides, pendant que le groupe contrôle suivait un régime habituel. La moitié du groupe test a été supplémenté en extrait de camu-camu, pendant que le reste n’a rien reçu en supplément.

Le résultat parlait pour lui-même : le groupe ayant reçu l’extrait du fruit exotique après le régime riche en gras et en sucre a clairement démontré des signes d’une augmentation dans le métabolisme basal (ou de repos).

Pour laisser les chiffres s’exprimer, les chercheurs ont déclaré une similitude dans le gain de poids entre le groupe contrôle et le groupe non supplémenté.

En plus de cet effet impressionnant, d’autres constatations ont été faites : l’administration de l’extrait de camu-camu a augmenté la sensibilité à l’insuline et a contribué à la réduction du taux des endotoxines et de l’inflammation métabolique. Selon les chercheurs, ceci aurait un rapport direct avec une réorganisation du microbiome intestinal.

Le plus grand challenge qui fait face aux scientifiques reste maintenant de savoir si les effets du camu-camu sur l’obésité sont reproductibles chez l’humain. À coup sûr, une telle découverte sera une avancée majeure pour toute personne souffrante d’un métabolisme incontrôlable.


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