Au 21e siècle, les occupations des enfants ne sont plus ce qu’elles ont été. Les prouesses technologiques et l’émergence des réseaux sociaux ont apporté une nouvelle saveur à leur quotidien, que les générations précédentes n’ont pas connu.

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Compte tenu de l’importance des interactions interindividuelles durant la jeunesse, certains parents s’inquiètent quant aux conséquences de l’utilisation excessive des smartphones et tablettes. Cependant, une étude récente vient corriger cette idée répandue et pallier les appréhensions.

Une génération menacée par l’appauvrissement relationnel

Il est indéniable que le monde de la technologie a révolutionné la façon dont nous nous occupons. Pour les plus petits, les activités les plus amusantes se trouvent désormais sur l’écran de leurs appareils électroniques. 

Cette nouvelle façon de se divertir réduit considérablement le temps que les enfants passent à interagir avec l’extérieur, comme leurs amis ou leur famille. Ceci nous conduit à évaluer les conséquences de ce comportement sur les compétences sociales, à long terme. 

Une publication remet en question ces idées reçues. Douglas Downey, Professeur de sociologie à l’Ohio State University et auteur principal de l’étude, déclare qu’il a pris cette initiative à la suite d’une conversation avec son fils, autour d’une pizza.

En expliquant à son enfant l’impact négatif des écrans sur les capacités sociales des nouvelles générations, celui-ci se rendit compte qu’il n’y avait tout simplement aucune preuve concrète à cela.

Downey a effectué la comparaison entre deux groupes d’enfants aux primaires à deux époques différentes, avec l’aide du Professeur de sociologie Benjamin Gibbs et des données de la Early Childhood Longitudinal Study

Des raisons suffisantes pour pallier les inquiétudes

Les deux populations d’enfants comptaient respectivement 19 000 et 13 400 individus. Le premier groupe a commencé l’école en 1998 et le second, en 2010. Notons qu’en 1998, les réseaux sociaux n’avaient pas encore vu le jour. En revanche, 2010 a été l’année de la sortie de la nouvelle tablette Apple. 

Après avoir comparé les comportements des élèves à différents moments de leur cursus, les enseignants déclarent que les interactions interpersonnelles étaient les mêmes chez les deux générations. Le groupe de 2010 présentait même un self-control plus marqué. 

Une légère différence a été observée quant aux individus passant plusieurs heures consécutives face aux jeux vidéos : ceux-ci montraient une interactivité sensiblement inférieure à leurs semblables. 

Les parents ont certainement raison de s’inquiéter face à l’émergence de ces nouveaux appareils, car les relations traditionnelles peuvent en être affectées, en particulier les échanges « parents-enfants ».

L’auteur de l’étude affirme que de nos jours, les plus petits sont dotés d’une plus grande autonomie, ce qui a tendance à alimenter la « panique morale » de leur famille.

Cependant, il n’existe pas suffisamment de preuves sur l’impact négatif du temps passé face à un écran sur le comportement social des plus jeunes. Ces derniers sont capables de communiquer d’une façon optimale aussi bien sur les réseaux que dans la vraie vie. 


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