Contrairement à ce que l’on peut penser, les chasses au trésor ne sont pas qu’un moyen d’occuper les enfants.

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Si le sujet peut faire sourire, il n’en est pas moins réel : il existe aujourd’hui de nombreux trésors cachés plus ou moins vieux qui n’attendent que d’être trouvés et de faire le bonheur de quelques aventuriers, tout comme la famille américaine Schmitt, grande habituée des chasses aux trésors, qui a ainsi découvert un butin d’une valeur de plus d’un million de dollars en juillet 2015.

Si vous vous sentez l’âme d’un explorateur, voici 9 trésors cachés qu’il est possible de trouver encore aujourd’hui :

11. L’or nazi du lac Toplitz

Keystone Press Agency / Zuma Press.

Durant les tout derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, en voyant les troupes américaines gagner de plus en plus de terrain, un groupe de nazis a déversé dans le lac autrichien de Toplitz des boîtes métalliques dont le contenu est encore inconnu pour la majorité d’entre elles : si certains pensent qu’il s’agit de documents administratifs de déportés juifs, d’autres pensent qu’il s’agit en fait d’une partie de l’or et de diamants d’une valeur inestimable que le Troisième Reich a pillé partout en Europe des années durant.

Si la majeure partie des multiples trésors que le lac Toplitz abrite sont encore à découvrir, certains ont en revanche eu la chance d’en trouver quelques-uns : c’est ainsi qu’à la fin des années 50 une équipe de plongeurs allemands sont tombés sur près de 72 millions de livres sterling.

De même, en 1983, le biologiste allemand Hans Fricke a à son tour découvert des livres sterling, mais aussi des missiles ainsi que des roquettes datant de l’époque du Troisième Reich.

Mais même si le butin du Lac Toplitz qui s’élèverait à quelque 35 milliards de livres sterling est la cause de pas moins de 7 noyades à ce jour, il n’empêche pas au gouvernement autrichien de laisser planer le mystère autour de ces trésors qui attire chaque année de très nombreux touristes.

10. La Chouette d’Or

Lost Treasure Tracer.

C’est en 1993 que l’écrivain français Max Valentin (de son vrai nom Paul Régis Hauser) publia un livre « Sur les traces de la Chouette d’Or » qui n’est autre qu’une chasse au trésor avec une particularité, et non des moindres, puisque celle-ci est bien réelle : ainsi, le livre est en réalité un livre d’indices et la Chouette d’Or, sculptée par Michel Becker, mesure près de 50 centimètres et ne pèse pas moins de 10 kg.

Entièrement conçue en or, en argent et ornée de diamants, sa valeur aujourd’hui est estimée à 450 000 euros et n’a toujours pas été trouvée à ce jour et constitue à ce titre la plus longue chasse au trésor jamais organisée au monde.

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Enfouie sous terre dès l’aube du 23 avril 1993, le mystère plane depuis maintenant 25 ans sans que personne n’ait encore réussi à la trouver, tandis que l’auteur Max Valentin est malheureusement décédé en 2009, emportant ainsi son secret avec lui dans sa tombe et laissant comme principal indice à ses lecteurs que la Chouette d’Or se trouve à 100 km de la mer…

9. L’or d’El Dorado dans le lac Guatavita

Wikimedia Commons.

C’est à une soixantaine de kilomètres au nord de Bogota en Colombie que le lac Guatavita abriterait les offrandes en or que la tribu des Muisca faisaient à la déesse du lac.

La légende, qui n’a cessé de se modifier au fil du temps, veut qu’El Dorado (que l’on peut traduire de l’espagnol par « Le Doré »), au moment de son rite d’initiation en tant que chef de la tribu, eût été couvert de poussière d’or sur un radeau dans le lac Guatavita avant de devoir se défaire de ses bijoux précieux, d’émeraudes ainsi que de ses cadeaux destinés à la déesse du lac en les laissant doucement sombrer dans l’eau.

Ainsi, les tout premiers à avoir tenté de vérifier la véracité de ce mythe ne sont autres que les Conquistadors dans la première moitié du XVIe siècle.

Pour cela, ils ont alors procédé au drainage de quelques parties du lac dans lequel ont effectivement été trouvés de nombreux objets en or, mais qui a en contrepartie causé la mort de quelques centaines d’ouvriers durant les recherches.

Plus récemment, à la fin des 60, des paysans ont également trouvé un radeau d’or dans une grotte non loin du lac Guatavita qui fait étrangement penser au rite d’initiation d’El Dorado.

Quoi qu’il en soit, qu’El Dorado soit un homme, une cité mystérieuse ou un simple conte pour enfant, il ne cesse d’émerveiller et d’intriguer encore aujourd’hui des millions de personnes en quête d’aventures à travers le monde.

8. Le puits au trésor d’Oak Island

Wikimedia Commons.

Située en Nouvelle-Écosse au Canada, l’île Oak est convoitée pour son mystérieux puits au trésor depuis maintenant le XVIIIe siècle.

Tout a commencé après la mort du capitaine Kidd en 1701 : certaines rumeurs disaient qu’avant d’être pendu, le pirate Kidd aurait creusé un puits pour y enterrer toute sa fortune à Oak Island.

Près d’un siècle plus tard, trois adolescents se rendent sur l’île après y avoir aperçu de la lumière et y découvrent alors une poulie accrochée qui aurait servi à reboucher un trou fait dans le sol et de nombreuses recherches se mettent alors en place dans le but de découvrir ce qui s’y cache réellement et est alors découverte une pierre gravée mais impossible à déchiffrer.

D’après la légende, ce n’est que durant la deuxième moitié du XIXe siècle qu’un professeur, James Leitchi, aurait réussi à décoder le message selon lequel un trésor de 2 millions de livres y est enterré ce qui a même amené le président Américain Franklin Roosevelt à participer aux recherches.

Si aujourd’hui aucune réelle découverte intéressante n’a été faite sur le site de l’île Oak, la légende du puits au trésor en revanche est toujours d’actualité.

7. Le trésor de Lima

Wikimedia Commons.

C’est en pleine guerre d’indépendance en 1820, lorsque les Espagnols furent obligés de quitter précipitamment la ville de Lima, au Pérou, que l’Église a décidé d’enterrer le trésor qu’elle avait récupéré de l’Empire Inca en ordonnant au capitaine William Thompson de les déplacer au Mexique.

Face à tant de richesses, qui est aujourd’hui estimée à quelques 200 millions de dollar et qui comprend de très nombreuses statuettes religieuses en or, des lingots ainsi que des pierres précieuses, le capitaine Thompson et son équipage ont décidé de devenir des pirates et de garder le butin.

La légende raconte que Thompson aurait ainsi enterré le trésor dans l’île Cocos et bien que l’anecdote date de près de deux siècles, elle attire toujours autant les chasseurs de trésors et les explorateurs.

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6. Le trésor de San Miguel

NPS.gov

Le 31 juillet 1715, les onze navires de la flotte espagnole qui ont quitté La Havane pour se rendre en Espagne ont tous sombré dans une tempête, faisant plus d’un millier de victimes.

Si plus de la moitié des navires ont été retrouvé, le San Miguel quant à lui manque toujours à l’appel.

S’il est si important, c’est parce qu’il abritait un trésor d’une valeur estimée à quelques 400 millions de dollars, dont des bijoux appartenant à la Reine d’Espagne ainsi que des pièces d’or.

À l’heure actuelle, le trésor a en partie été retrouvé mais plus de la moitié est toujours enfouie au fin fond de l’Océan Atlantique du côté de la Floride, si l’on en croit la dernière trouvaille de la famille Schmitt qui a ainsi découvert 51 pièces d’or d’une valeur d’un million de dollars.

5. L’or de Léon Trabuco

Pixabay.

Millionnaire d’origine Mexicaine, Léon Trabuco a caché avec ses quatre équipiers pas moins de 16 tonnes d’or en lingots provenant de bijoux et de pièces d’or qu’ils ont fait fondre durant la Grande Dépression, pensant ainsi que la valeur de l’or allait augmenter et qu’ils pourraient s’enrichir davantage en les revendant à un prix plus élevé.

Si Léon Trabuco avait vu juste quant au prix de l’or qui avait bel et bien explosé à l’époque, il n’avait pas pensé au fait que le gouvernement pourrait interdire la propriété privée de l’or, l’obligeant ainsi à le laisser enterré à tout jamais.

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Attendant longuement que la possession de l’or redevienne légale, Léon Trabuco et tous les membres de son équipe sont morts avant d’avoir pu profiter de leur trésor qui reste quant à lui toujours caché au fin fond du désert du Nouveau-Mexique d’après la légende.

4. Le trésor de Barbe Noire

Wikimedia Commons.

Connu pour avoir dérobé de nombreuses quantités d’or entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle, la légende raconte que le pirate Barbe Noire, de son vrai nom Edward Thatch, a perdu tout son trésor lors du naufrage de son navire Queen Anne’s Revenge.

Introuvable jusqu’en 1999 soit près de 3 siècles plus tard, si le navire a bien été découvert par les archéologues en Caroline du Nord aux États-Unis, aucune trace de la fortune du pirate n’a encore été découverte à ce jour si ce n’est des canons, quelques épées et une pièce de monnaie.

Si certains pensent que Barbe Noire se serait enfui avec le butin pour le cacher dans une crique de la Caroline du Nord avant son dernier combat qui lui a été fatal en 1718, d’autres sont en revanche persuadés qu’un trésor inestimable tapisserait le fond des océans…

3. La fortune cachée de Dutch Schultz

Public domain

Mafieux américain d’origine juive, Dutch Schultz, surnommé « Le Néerlandais », a principalement bati sa fortune grâce au trafic d’alcool, aux cambriolages, au racket et au crime organisé notamment à Harlem et dans le Bronx, quartiers de New-York où règnent l’insécurité et la violence.

Avant sa mort en 1935, la peur de se retrouver en prison poussa Dutch Schultz a cacher quelques 7 millions de dollars dans un coffre fort construit sur commande et qui a la particularité de se vouloir parfaitement étanche à l’eau ainsi qu’à l’air.

Si la rumeur dit qu’il l’aurait caché dans les quartiers nords de New-York, la vérité est que Dutch Schultz est mort sans laisser aucun indice concret quant à l’emplacement du coffre qui se veut encore aujourd’hui introuvable.

2. Le trésor perdu des samouraïs

Wikimedia Commons

Le Honjo Masamune est une épée qui aurait été conçue par le forgeron Gorō Nyūdō Masamune — qui a vécu entre 1264 et 1343 dans l’ancienne province de Sagami et qui est considéré, aujourd’hui encore, par beaucoup comme le plus grand fabricant d’épées de l’histoire japonaise.

Elle porte le nom de l’un de ses propriétaires, Honjo Shigenaga, un grand général de l’époque Azuchi Momoyama.

Il est dit que celui-ci était en plein combat avec un autre homme de rang similaire, dont l’épée a fendu en deux le casque (de Shigenaga). Cependant, elle ne l’a pas atteint, et il a pu riposter instantanément pour mettre fin à la vie de son ennemi avant de s’en emparer.

En 1939, Honjo Masamune était entre les mains de la célèbre dynastie Tokugawa qui gouverna le Japon pendant 250 ans. L’épée était devenue leur symbole unique et fut plus tard déclarée comme trésor national par le gouvernement.

Mais l’occupation du pays par les Américains durant la Seconde Guerre mondiale en a fait une propriété, de peur qu’elle soit utilisée contre leurs soldats et guerriers.

Depuis, personne ne sait où, ou chez qui elle a pu atterrir. Certains pensent qu’elle a été fondue, avec d’autres armes confisquées, tandis que d’autres croient qu’elle est toujours quelque part en Amérique.

Sachant qu’un bon nombre de reliques du fameux forgeron existent dans bien des musées, mais aussi chez des citoyens aisés et que celles-ci se présentent être d’une grande valeur, retrouver l’épée longtemps perdue ferait de grands chanceux.

1. Les chef-d’oeuvres volés

Wikimedia Commons

C’est dans le musée Isabella Stewart Gardner, situé à Boston dans le Massachusetts, que deux individus, déguisés en policiers, ont fait irruption le 18 mars 1990, pour prendre possession de 13 oeuvres d’art d’une valeur estimée à 500 millions de dollars.

La collection comprenait entre autres 5 productions appartenant au peintre et sculpteur français Edgar Degas et 3 au peintre néerlandais Rembrandt Harmenszoon van Rijn.

L’identité des voleurs est jusqu’à ce jour inconnue et aucune des oeuvres n’a été regagnée. Il y a une forte possibilité que les choses demeurent ainsi, car qui sait, peut-être qu’ils ne sont même plus de ce monde. Si c’est le cas, les peintures sont gravement endommagées.

En dépit de leur grande valeur, il serait clairement difficile de les vendre. Leur destruction (volontaire) est donc une hypothèse à prendre. Cela dit, tout acheteur ou personne les ayant acquis pourrait faire face à des accusations criminelles si conscient.e de leur authenticité.


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