Parfois la fiction n’est pas aussi farfelue que ça, et les idées sont la plupart du temps tirées de faits réels. Dans certains films, des scènes mythiques ont même été tournées dans des endroits qui existent réellement.

Voici une liste des édifices les plus impressionnants qui semblent tout droit sortis d’un film de science-fiction.

Observatoire d’Arecibo

NASAblueshift. Flickr.

Il y a plus de 50 ans, des scientifiques ont choisi Porto Rico pour installer un radiotélescope qui soit proche de l’équateur, capable de fonctionner 24 h/24. Il est le deuxième télescope le plus grand du monde, et William Gordon, de l’université Cornell a été un des principaux artisans de sa construction, et son premier directeur lors de sa mise en service.

Son emplacement permet de suivre le mouvement des planètes qui passent au-dessus de lui, mais aussi de sonder l’ionosphère – couche de l’atmosphère dans laquelle se produisent les aurores boréales -.

Wikimedia Commons.

Mais il est célèbre, car il a été le site d’envoi du message SETI (Search for Extra Terrestre Intelligence) lancé dans l’espace, et destiné au cluster globulaire M13 en 1974. En 1995, Arecibo a été choisi pour être le lieu de tournage du combat le plus important du film “Goldeneye”, le célèbre James Bond avec Pierce Brosnan.

Son réflecteur s’étend sur un diamètre de 305 mètres (1000 pieds), et une profondeur de 51 mètres (167 pieds) et couvre une superficie totale de 81 000 m². Une plate-forme triangulaire est suspendue à 137 mètres par trois tours de béton.

 

Le pic russe

Spoilt.exile. Flickr.

Il s’agit en fait d’un mur métallique de près de 152 mètres, plus connu sous le nom de Duga-3. C’était l’une des trois installations radar capables de détecter les missiles américains.

C’est en 1976 que les signaux radio à travers le monde ont été interrompus par un bruit inexpliqué, qui tapotait sur les ondes. On l’a alors surnommé “Le pic russe”. Après des analyses et des triangulations des signaux, des radios-geeks ont réussi à localiser l’origine du bruit, qui se situait à l’extérieur de Tchernobyl, en Ukraine.

Ce mur énorme, à la forme qui rappelle celle d’un jeu grandeur nature, faisait froid dans le dos, surtout avec la réputation de la région de Tchernobyl. Et les spéculations allaient bon train, chacun y va de son propre pronostic quant à la fonction réelle de cet édifice étrange et imposant. Pour certains il s’agissait d’un appareil de contrôle mental, pour d’autres une machine météorologique ou peut-être une antenne géante extraterrestre. Vu les relations avec les Soviétiques, il était impossible de demander sa véritable vocation.

Les bobines Tesla géantes

Esosedi.ru

Ces tours de 40 m de hauteur se trouvent dans une forêt isolée à 40 km de Moscou. Elles ont été construites par curiosité scientifique, dans le but de tester l’isolation électrique.

Cette installation de Marx et Tesla ressemble à un dispositif tout droit sorti d’un film de science-fiction, digne des films de Frankenstein. Mais s’il est réglé à pleine puissance, il peut produire une puissance électrique qui équivaut à celle d’un pays entier, avec des coups de foudre qui planent à 152 m dans le ciel.

Esosedi.ru

Aujourd’hui, cette installation est la propriété de l’Institut russe électrique, et tout ce qu’on sait, c’est qu’on peut parfois apercevoir ses foudres dans le ciel. Elle est toujours utilisée à des fins scientifiques.

Les laboratoires les plus silencieux au monde

Edwards Air Force.

De nombreux laboratoires existent dans le monde, spécialement conçus pour assurer un calme et silence quasi total. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce genre de chambres insonorisées est loin d’être rare.

La base aérienne d’Edwards en Californie est un des exemples, il contient le fameux Air Force One. Son rembourrage hérissé bleu est fait à base de polyuréthane qui absorbe les sons et les ondes des radars, mais empêche aussi les ondes sonores et électromagnétiques extérieures de pénétrer dans le bâtiment.

Mais ce n’est pas uniquement l’armée qui dispose de cette technologie, car des laboratoires comme Eckel Industries ont un espace au design étonnant qui permet d’avoir un silence tout aussi parfait.

Eglin Air Force

L’industrie de la téléphonie, à l’image d’Apple, qui s’est dotée de 17 salles insonorisées, leur permettant de tester les émetteurs et les performances générales de l’iPhone, pour un coût total de 100 millions de dollars (environ 86 millions d’euros).

Bien que ces espaces ne soient vraiment silencieux, il existe un laboratoire qui bat tous les records en matière d’insonorisation. Il s’agit du laboratoire audio de Microsoft à Redmond, Washington.

On parle d’un silence tel, qu’il est possible d’entendre son sang circuler dans ses veines. Les ingénieurs sont capables de capter le bruit produit par le frottement des molécules, grâce à des instruments de pointes qui ne nécessitent aucune nuisance sonore.

Les dispositifs économiseurs d’eau de Californie

Los Angeles Department of Water and Power.

La Californie a connu une sécheresse, qui a fait que la région a vécu sous les moyennes d’approvisionnement en eau mondiales depuis des années. Cependant, le gouvernement a trouvé une solution qui permet de préserver ce liquide vital, comme celle du point d’eau municipal de Los Angeles.

Ce qui rend ce réservoir si particulier, outre le fait qu’ils permettent d’alimenter en eau toute la région, c’est sa forme bizarre remplie de petites boules noires brillantes.

Il s’agit en fait de boules d’ombrages en plastique qui n’ont aucun impact sur la nature, mais empêchent l’évaporation des eaux et retardent le développement des algues. Et c’est en 2015 que le Département de l’eau de Los Angeles a délibérément déversé ces boules dans le réservoir de la ville.

Gerd Ludwig/National Geographic.

On estime qu’il y a environ 96 millions de balles dans le réservoir, pour un total d’environ 34,5 millions de dollars (290 millions d’euros). Cette méthode a permis d’économiser plus de 300 millions de gallons d’eau (1,14 million de m3).

La recherche de puissance de fusion

Wikimedia Commons.

Le MIT a créé l’«Alcator C-Mod» qui a une forme qui rappelle un grand donut en métal, qui confine un flux de plasma à des millions de degrés dans un champ magnétique, afin d’étudier l’énergie de fusion. L’organisme assure que ce processus est complètement inoffensif et reste parfaitement contrôlé.

Wikimedia Commons.

L’Alcator C-Mod a réalisé un record du monde de la fusion, mais c’était la dernière action avant qu’il ne soit obligé d’arrêter son activité faute de moyens après avoir perdu le parrainage du Ministère de l’Énergie. Même si ce programme permettait de monter à des températures de 35 millions de degrés avec une pression sans précédent de 2,05 atmosphères, le ministère a préféré adresser son financement à un réacteur thermonucléaire expérimental international (ITER), qui était prévu initialement pour 2015, mais qui a dû être reporté pour 2021 à cause d’un retard de réalisation.

La plus grande centrale solaire

Dsearls. Flickr.

Dans les profondeurs du désert de Mojave en Californie se trouve une très grande installation d’énergie solaire. Il s’agit de la station Ivanpah, la plus grande centrale solaire au monde.

Elle contribue à l’objectif de la Californie qui est de fournir 33 % de l’électricité de l’état à partir de sources renouvelables d’ici 2020.

Elle est équipée de 173 500 miroirs qui captent les rayons solaires disposés sur un rayon de 14 km², et les dirigent vers le centre de l’installation. Des tours hautes de 140 m, contiennent de l’eau qui est transformée en vapeur, pour ensuite être canalisée dans une turbine qui produit de l’énergie. Sa capacité est de 377 mégawatts, et pourrait produire de quoi alimenter 140 000 foyers californiens.

USFWS Pacific Southwest Region.

La puissance et la chaleur des rayons qui sont capturés par les miroirs et telle, qu’elle a provoqué une véritable hécatombe pour les oiseaux qui ont le malheur de croiser la trajectoire de l’un d’entre eux. Environ un oiseau meurt chaque deux minutes, dont des faucons rares et autres volatiles peu méfiants.

Les lasers les plus puissants au monde

Wikimedia Commons.

Il s’agit du système laser OMEGA d’une hauteur de 9 m et de 100 m de long, qui se trouve au Laboratoire de Laser Energetics (LLE) de l’Université de Rochester. Son objectif est d’étudier l’interaction des rayonnements intenses avec la matière.

Ce laser est un des plus puissants au monde, avec des faisceaux qui délivrent en un jet d’un milliardième de seconde, plus de 40 000 joules d’énergie de destruction, dirigés sur un point équivalent à une pointe de crayon.

University of Rochester.

Un autre laser d’une puissance quasiment égale lui fait une petite concurrence. Il s’agit du laser de la National Ignition Facility (NIF) à Livermore.

University of Rochester.

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