Contrairement à ce que nous pouvons penser, les surfaces qui paraissent les plus propres ne le sont pas forcément, et les endroits tels que les toilettes publiques qui nous répugnent tant ne comportent pas davantage de germes que n’importe quelle autre pièce de nos intérieurs.

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C’est du moins la conclusion de très nombreuses études sanitaires réalisées à travers le monde entier qui s’accordent à dire que certains objets du quotidien qui paraissent sans dangers sont en réalité bien plus sales que nous pourrions l’imaginer…

13. La machine à laver

Elaine Faith/Flickr

Laver ses sous-vêtements est important, mais savoir le faire l’est tout autant si l’on veut empêcher les germes dont ils sont composés de se propager et donc de se retrouver sur notre corps.

Il est utile d’avoir en tête qu’une charge de vêtements d’intérieur peut transmettre environ 100 millions de bactéries, dites E. coli dans votre lave-linge. Chose qui peut contaminer le reste de vos vêtements lors du prochain chargement.

Il est indiqué dans un article de Reader’s Digest, un magazine généraliste, qu’il est possible d’éviter ces inconvénients en procédant dans l’ordre ; il faut laver les blancs en utilisant un peu d’eau de Javel, pour enfin passer aux couleurs.

Ensuite, désinfecter sa machine de façon plus ou moins régulière (1 fois par mois) en ajoutant 2 tasses de javellisant dans le compartiment à détergent est de rigueur. La faire tourner à vide en favorisant le cycle le plus chaud s’impose pour terminer. Essuyer l’intérieur de la machine et la laisser s’aérer est un plus à ne pas négliger.

12. Les planches à découper

Wuestenigel/Flickr

Tout le monde est plus ou moins conscient des risques de contamination que nous encourons tous les jours en entrant en contact direct avec toutes sortes d’aliments, dont les fruits et légumes, mais surtout les viandes (encore crues), tous types confondus. Cependant, peu de personnes prennent la peine de suivre des mesures tout à fait strictes, qui pourtant leur éviteraient un tas d’incidents.

Le Docteur Charles Gerba, Professeur de microbiologie à l’Université de l’Arizona, de son surnom « Dr. Germ » est très connu pour son travail sur le terrain. Celui-ci avertit que la préparation des aliments sur une planche à découper n’est en fait qu’un moyen d’accumuler les bactéries. D’ailleurs, durant une discussion, il a fait connaître à ABC News que la planche à découper moyenne contient 200 fois plus de bactéries « fécales » qu’un siège de toilette.

Il ajoute pour notre malheur qu’il serait même plus sûr — dans la plupart des cas — de préparer sa salade sur un siège de toilette que sur un support à découper.

« Parce que beaucoup de gens se contentent de rincer leur planche après l’avoir utilisée au lieu de la laver. » répond Dr Germ au pourquoi de la question.

Que vous utilisez une planche en bois ou en plastique ne change pas grand-chose. L’important réside dans le nettoyage correct de celle-ci après chaque utilisation. Optez pour une goûte d’eau de Javel mélangée à de l’eau, et surtout, n’oubliez pas de bien la sécher.

11. Les boutons d’appels dans les ascenseurs

Joshua Crook/Flickr

La peur des ascenseurs est relativement courante dans le monde entier.

Il a été rapporté par l’Elevator Escalator Safety Foundation que chaque année, près de 250 milliards de passagers utilisent ce moyen de transport. Ce chiffre correspond au nombre d’usagers américains et canadiens seulement.

Mais qui pourrait penser que le danger dans un ascenseur se limite uniquement à une panne de courant, ou au blocage soudain de ses portes ? Se rendre au bon étage peut tout simplement vous laisser pour malade, d’après des spécialistes dans le domaine.

Pour le Docteur Charles Gerba, tout support comprenant un ensemble de boutons est rempli de saletés. « Les guichets automatiques sont un bon exemple, mais les boutons d’appels se trouvant dans, ou en dehors des ascenseurs sont tout aussi meilleurs. »

« L’ennemi principal serait le bouton du premier étage. Tout le monde doit aller au premier. »

En outre, et en empruntant un air facétieux, mais pas autant, il a confié à ABC News que, pour éviter de contracter des germes, il faut attendre qu’une autre victime vienne utiliser le bouton pour nous. Et si par malchance personne d’autre n’est là, se servir des jointures de ses mains, qui ultérieurement, risquent moins d’entrer en contact avec le visage ou la bouche.

10. Les contenants ou les bouteilles à condiments

Steven Depolo/Flickr

Les condiments qui décorent très souvent nos tables que ce soit à la maison, à la cantine ou bien au restaurant sont loin de nous faire douter que nous sommes en fait devant une avalanche de microbes.

D’après la Doctoresse et microbiologiste Kelly Reynolds, ceci n’est en rien étonnant. Sachant qu’il existe des gens pour le moins « dégueulasses », nous ne pouvons que croire que les bouteilles de ketchup le sont tout autant, illustre-t-elle à Prevention, un magazine américain publié par Hearst Corporation.

« Beaucoup ne se lavent pas les mains avant de manger. Cela signifie que si vous ajoutez du ketchup à un repas au restaurant, vous ajoutez aussi des germes à vos mains. » dit-elle. Bien sûr, ceci ne s’applique pas que sur ce dernier condiment. Tous les autres sont concernés, tout ce qui vous permet d’assaisonner votre assiette, mais aussi celle de vos enfants…

9. Le tapis d’entrée et vos chaussures

trainman74/Flickr

S’il y a bien une seule chose que nous oublions la plupart du temps de nettoyer, vous l’aurez compris, il s’agit de notre tapis d’entrée. Même s’il nous arrive d’enlever la poussière (à coups de balai), mais aussi la terre qui s’y forme en temps de pluies, il faut avouer que nous nous sentons quelque peu fatigués rien qu’à l’idée de le passer sous l’eau savonneuse. Une fainéantise qui n’est évidemment pas sans conséquence.

« Votre tapis de porte accueille (clairement) plus que des invités. En effet, la zone qui le comprend est l’une des plus sales de la maison. » déclare Kelly Reynolds. « Prenez une minute pour penser aux endroits par lesquels vous et vos chaussures passez : le trottoir, le métro, les flaques d’eau (qui peuvent être composées d’urines), les lieux touchés par des excréments… »

« Quand les bactéries atterrissent sur le tapis, chaque fois que vous entrez en contact avec celui-ci, vous les traînez dans le reste de votre maison. »

Pour ne pas prendre de risques, il est important de laisser ses chaussures à la porte, mais pas que. Vaporisez le tapis avec un désinfectant en moins une fois par semaine, et évitez de poser quoi que ce soit — en plus de vos pieds — sur ce dernier (sac à main, sacs d’épicerie…)

8. Les éponges de cuisine et les torchons

Laterjay, Pixabay

Entretenir sa cuisine est essentiel, surtout lorsque l’on sait que c’est bien souvent la pièce qui se salit le plus au cours de la journée : taches de gras, de confiture, miettes de pain et autres liquides accidentellement renversés sur la table, le sol ou encore l’évier…

Pour venir à bout de toutes ces traces, rien de tel qu’une éponge qui, en un seul passage, permet de nettoyer les surfaces les plus sales de la cuisine, du moins en apparence : en effet, il faut savoir que contrairement à ce que nous pouvons penser, l’étude menée par le Dr Patricia Rusin du Département des Sciences du sol, de l’eau et de l’environnement de l’Université de l’Arizona et son équipe a prouvé qu’elle abrite à elle seule près de 10 millions de bactéries, soit 200 000 fois plus qu’un siège de toilette.

Même conclusion pour les torchons de cuisine que nous utilisons pour nous essuyer les mains ou pour sécher la vaisselle fraîchement lavée : d’après une étude menée au Canada et aux États-Unis sur un échantillon de 82 torchons, un quart d’entre eux abritaient la bactérie E. coli (responsable, entre autres, de certaines intoxications alimentaires et d’infections urinaires) et un peu plus de 14 % abritaient des salmonelles, bactéries à qui l’on doit la salmonellose et bien d’autres infections.

7. Les éviers de cuisine

Public Domain, Pxhere

 

Grand incontournable de nos cuisines, il est pratiquement impossible de se passer de l’évier : vaisselle, nettoyage des aliments, des mains…

Mais tout comme les éponges et les torchons, il constitue un véritable nid à bactéries si bien que l’étude réalisée par la NSF, une organisation internationale axée sur la santé et la sécurité publique, a démontré que les éviers de cuisine sont les surfaces qui contiennent le plus de bactéries juste après les éponges et les torchons.

Ainsi, d’après cette étude, 45 % des éviers (soit presque 1 évier de cuisine sur 2) comportent des bactéries dites coliformes (qui comprend aussi bien la bactérie E. coli que les salmonelles) et qui attestent souvent de la présence de matières fécales, même infimes.

6. La poignée du réfrigérateur

Marcelo, Pixnio

Si le réfrigérateur est justement conçu pour conserver nos aliments et éviter que les bactéries n’y prolifèrent, sa poignée en revanche semble largement échapper à la règle : il suffit de toucher des aliments à température ambiante et de toucher ensuite la poignée du réfrigérateur pour faire en sorte d’y développer des colonies entières de bactéries.

De plus, les mains en elles-mêmes sont un vecteur indéniable de bactéries, de virus : compte tenu de l’utilisation très fréquente du réfrigérateur au sein d’une même famille, il va sans dire que sa poignée regorge de germes plus ou moins dangereux pour notre santé.

5. Les claviers d’ordinateur

Public Domain, Pxhere

Il est nettement moins dangereux de prendre son déjeuner dans ses toilettes que devant son ordinateur : c’est la conclusion d’une étude australienne menée par les chercheurs de l’Université de Technologie de Swinburne.

Ainsi, un simple clavier de bureau abrite près de 400 fois plus de bactéries qu’un siège de toilette.

Plus surprenant encore, les analyses microbiologiques ont également révélé que certains des germes qu’ils contiennent peuvent survivre jusqu’à une journée entière à des antibiotiques (méticilline et vancomycine) qui sont pourtant connus pour tuer les bactéries les plus virulentes en moins d’une heure.

Évidemment, il ne s’agit pas de mettre à la poubelle tous nos appareils électroniques, mais un lavage soigné des mains s’impose aussi bien avant leur utilisation qu’après.

4. Les télécommandes

Gadini, Pixabay

Bien qu’elles paraissent propres de prime abord, les télécommandes sont en réalité recouvertes de germes nocifs comme des bactéries coliformes ou encore de la moisissure, et même de staphylocoques dorés dans 14 % des cas d’après une étude menée par la NFS.

Si ces dernières sont particulièrement inquiétantes, c’est parce qu’elles se veulent responsables d’infections telles que les furoncles, certaines infections urinaires, la pneumonie, certaines intoxications alimentaires graves, ou les surinfections de plaies pour ne citer que les affections les plus communes.

Pire encore, une étude menée par l’ASM (la Société Américaine de Microbiologie) en juin 2012 a découvert que les télécommandes de chambre d’hôtel font étonnamment partie des surfaces qui présentent le plus de germes à l’intérieur de ces bâtiments, au même titre que les toilettes.

3. Les téléphones

Public Domain, Pxhere

Si l’odeur et l’apparence générale des toilettes publiques en répugnent plus d’un, ils comportent pourtant 10 fois moins de bactéries que nos téléphones : c’est le constat sans appel de nombreuses études qui sont unanimes à ce sujet.

Bien que ces chiffres paraissent exagérés, ils sont pourtant bien réels : à l’inverse des toilettes que l’on nettoie régulièrement à l’aide de produits ménagers bactéricides comme l’eau de javel par exemple, les téléphones en revanche sont simplement essuyés avec un chiffon sec ou très légèrement imbibé d’eau pour ne pas les endommager.

Si cette technique permet effectivement de donner l’impression qu’il est totalement propre, les bactéries quant à elles n’en finissent pas pour autant de s’y multiplier au fil du temps.

En outre, le simple fait de le prêter à une personne de son entourage favorise également la transmission de virus et la prolifération de bactéries comme l’explique le microbiologiste Charles Gerba de l’Université de l’Arizona.

2. Les sacs à main

Ray Devlin, Wikipédia

Rarement lavés et souvent emportés à la dernière minute avant une sortie, il faut savoir que les anses de sacs à main contiennent, d’après une étude anglaise menée par le ISH (une société de services d’hygiène), plus de germes qu’il n’en existe sur les chasses d’eau.

Mais l’intérieur des sacs à main n’est pas forcément plus épargné compte tenu de la présence de nombreux accessoires porteurs de milliers de bactéries comme c’est le cas du maquillage, des clés ou encore des téléphones.

1. Les chariots et sacs de courses

Alexas_Fotos, Pixabay

Présents dans la plupart des supermarchés, le chariot nous permet de faire nos courses sans encombre : pratique et facile à manier, il nous suit dans tous les rayons de nos magasins.

Seulement, au-delà de son côté pragmatique, il abrite une quantité impressionnante de germes (en particulier d’E. coli) qui se multiplient au fil du temps, sans compter qu’ils se veulent souvent délaissés par les services d’hygiène des commerces.

Si l’on peut penser que les sacs de courses en tissu réutilisables sont la solution à ce problème, le rapport sur la sécurité alimentaire donné par l’Université de l’Arizona et de Loma Linda (Californie) a malheureusement démontré le contraire, si bien qu’ils comportent, eux aussi, de très nombreuses bactéries coliformes.

Pour éviter toute contamination, il suffit simplement de les laver après chaque utilisation, surtout lorsque l’on y a transporté des aliments crus (fruits, légumes…).


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