Les vacances d’été approchant à grands pas, la recherche d’un coin de paradis où il est possible de se prélasser au soleil est au cœur de bien des préoccupations.

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Sable fin et eaux limpides, nous rêvons tous secrètement de farniente et de prendre quelques couleurs.

Sauf peut-être quand il s’agit de ces 7 eaux qui sont considérées comme étant les plus dangereuses au monde : pollution, radioactivité ou phénomène naturel, mieux vaut ne pas s’y aventurer…

7. Le lac Michigan

Rachel Kramer, Flickr

Si l’on a tous entendu parler du mystère qui règne autour du Triangle des Bermudes, il semble que lac Michigan connaît la même singularité : le 23 juin 1950, un avion a subitement disparu des radars une fois arrivé au-dessus du lac Michigan, n’épargnant aucun des 58 passagers à bord.

Si quelques débris ont effectivement été retrouvés flottants sur le lac, l’avion n’a plus jamais été revu, et ce malgré les très nombreuses recherches effectuées par le gouvernement américain dans la région.

En plus de cette disparition plus que mystérieuse, il faut savoir que les courants rapides du lac Michigan sont particulièrement meurtriers : chaque année, il emporte avec lui deux fois plus de vies que les autres lacs du Midwest, faisant ainsi de lui le lac le plus dangereux du Midwest américain.

6. Rio Tinto, ou « la rivière teintée »

Riotinto2006, Wikipédia

Traduit de l’espagnol par « la rivière teintée », l’eau du Rio Tinto est rougeâtre à cause de sa teneur importante en fer : en effet, de nombreuses mines de cuivre, de fer et d’autres métaux lourds y sont présentes depuis plus de 3 millénaires av. J.-C., amenant les résidus à s’y déverser et se dissoudre dans l’eau, laissant derrière eux une couleur rouge.

Situé au sud-ouest de l’Espagne, le fleuve Rio Tinto est d’apparence calme et paisible.

Pourtant, la seule espèce qui peut y nager sans encombre est bien celle des bactéries dites extrémophiles : l’eau y est tellement acide (ph2) qu’elle ne permet à aucune autre espèce, pas même humaine, d’y plonger.

Ce phénomène, bien que naturel, est tellement important qu’il va jusqu’à acidifier et polluer les eaux douces et les mers en métaux lourds et autres déchets toxiques, mettant ainsi en péril aussi bien la biodiversité marine que l’espèce humaine.

5. Le lac Kivu

Adam Jones, Ph.D., Wikipédia

Situé en Afrique Centrale entre le Rwanda et la République du Congo, le lac Kivu abrite dans ses profondeurs une substance qui risque d’engendrer une catastrophe naturelle sans pareille si jamais elle était amenée à remonter à la surface.

En effet, s’il est strictement interdit de se baigner dans le lac Kivu, c’est parce qu’il regorge de méthane qui, bien que présent uniquement en profondeur pour le moment, est la cause de nombreux décès.

À ce propos, un groupe de baigneurs a été aspiré par des bulles de méthane en 2008 et il n’est pas rare encore aujourd’hui de voir des cadavres de poissons morts flotter à la surface du lac.

Au moindre mouvement, le méthane combiné au CO2 s’y échappe en explosant littéralement dans l’eau à cause de la pression : tremblement de terre, écoulement de la lave des volcans à proximité, forte tempête…

« Ce type d’éruption peut causer plus de morts qu’une éruption volcanique », déclare Matthieu Yalire, géochimiste congolais et chercheur de l’Observatoire du Volcan de Goma.

Surnommé « lac tueur » par les scientifiques, ils travaillent aujourd’hui d’arrachepied pour transformer ce gisement naturel dangereux en électricité, ce qui permettra aussi bien de réduire les risques de catastrophes qu’aider la population locale.

4. Le lac Karatchaï

V evgeny v, Wikipédia

En plus de faire partie des eaux les plus dangereuses au monde, le lac Karatchaï est l’un des endroits les plus pollués qui puissent exister sur Terre, et il se situe en Russie.

Ce dernier est tellement radio-actif que le simple fait de se tenir à proximité pouvait tuer un être humain en moins d’une heure.

S’il a longtemps été un lac tout à fait normal, il s’est transformé en danger public dès lors qu’il a été utilisé par les Russes comme poubelle à ciel ouvert pour la Mayak Production Association, un complexe nucléaire resté secret jusque dans les années 90 et qui déversait alors ses déchets toxiques dans l’eau du lac Karatchaï.

Les conséquences ont été particulièrement désastreuses pour les habitants qui vivaient dans la région du lac : au fil du temps, les taux de pathologies congénitales, de cancers et plus précisément de leucémies n’ont cessé d’exploser.

Tout cela sans compter l’eau potable qui était si contaminée que la population locale en tombait gravement malade.

Bien que 30 ans plus tard d’énormes progrès ont été faits en matière de sécurité et d’hygiène publique près du lac Karatchaï, certains dommages causés aux hommes et à l’environnement demeurent malheureusement irréversibles.

3. La rivière Vaal

Ossewa, Wikipédia

Située en Afrique du Sud, la rivière Vaal est tellement polluée qu’elle dépasse de plus de 1000 fois le taux de bactéries de type E.Coli acceptable dans l’eau : « “Les numérations d’E. Coli de plus de 400 dénombrements par 100 ml sont considérées comme dangereuses pour la santé humaine. Cela représente non seulement des risques sérieux pour la santé des humains et des animaux en contact avec l’eau polluée. C’est une menace pour l’agriculture. » Peut-on lire sur l’un des rapports de l’ONG Rand Water.

Cette pollution importante est due à plusieurs stations de pompage défectueuses, car vétustes, laissant ainsi les égouts se déverser dans l’eau de la rivière et obligeant les riverains à devoir supporter une odeur nauséabonde quotidienne depuis de nombreuses années.

Et bien qu’un projet de rénovation ait été proposé par la municipalité, les travaux à faire sont tellement nombreux qu’il ne verra malheureusement pas le jour avant une quinzaine d’années.

2. Le fleuve Citarum

Ikhlasul Amal, Flickr

Coulant le long de l’île de Java en Indonésie, le fleuve Citarum, tout comme le lac russe Karatchaï, fait partie des eaux les plus polluées au monde.

Il a beau être la principale source d’eau naturelle dont disposent les habitants de l’île pour vivre, il ressemble davantage à une gigantesque déchèterie mouvante qu’à un réel fleuve digne de ce nom : bouteilles, sacs en plastique et autres emballages flottent à la surface de l’eau, tandis que le fond est contaminé de métaux lourds (dont le mercure qui est hautement toxique), de divers colorants utilisés par les usines avoisinantes et de nombreux produits chimiques…

En outre, il faut savoir qu’un tel désastre environnemental a un impact direct sur la biodiversité marine : l’eau du fleuve Citarum est tellement polluée que les marins pêcheurs constatent de plus en plus de cadavres de poissons qui flottent sans vie, au milieu des déchets.

Au regard de cette situation plus qu’alarmante, les habitants se regroupent souvent pour nettoyer le fleuve et recycler eux-mêmes les tonnes de plastique qu’ils y récoltent.

Cependant, devant les milliers de déchets quotidiens déversés dans l’eau par les centaines d’usines qui existent à proximité, leurs efforts ne sont malheureusement pas récompensés et passent totalement inaperçus…

1. Boiling Lake, ou « le lac bouillant »

PROGöran Höglund, Flickr

Traduit de l’anglais par « lac bouillant », Boiling Lake est situé à quelques kilomètres de la capitale dominicaine Roseau.

Avec une eau qui dépasse les 80 degrés, il est considéré comme l’un des plus grands lacs bouillants qui existent aujourd’hui.

Le spectacle qu’il offre est absolument magique : à l’intérieur d’un des cratères du volcan Morne Watt, on peut apercevoir un plan d’eau bleu-gris d’où s’échappe un nuage de vapeur.

Mais pour des raisons inexpliquées, il arrive parfois que la température de l’eau du lac baisse assez pour permettre aux touristes de s’y baigner comme ce fut le cas en 2005.

Ce phénomène a beau plaire aux vacanciers, il laisse en revanche la communauté scientifique perplexe : « Le lac a cessé de bouillir par le passé, mais ce qui nous inquiète dans ce cas, c’est que les changements sont drastiques et très, très rapides », déclare le volcanologue antillais Nicolas Fournier.


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