L’identification des propriétés physico-chimiques de matières préexistants, a permis à l’Homme de s’épanouir dans le domaine de l’invention et de la technologie.

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Le secret qui se cache derrière des téléphones de plus en plus performants, des télévisions de plus en plus légères ou des machines évoluées de toutes sortes, est en fait la découverte ou la composition de matières nouvelles que l’Homme contemporain pourrait exploiter à bon escient. Voici six découvertes inimaginables aux propriétés inattendues.

Le graphène

Le Graphène est un matériau à haut potentiel, constitué d’une couche unique d’atomes de carbone et doté d’une grande flexibilité. Sa découverte, objet d’un prix Nobel pour les deux scientifiques André Geim et Konstantin Novoselov, est susceptible de révolutionner la technologie moderne.

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Ce cristal possède une conductivité 100 fois plus rapide que le silicium, il est 200 fois plus résistant que l’acier et ne chauffe pas sous l’effet d’un courant électrique.

Grâce à lui, on pourrait un jour se retrouver avec des téléphones aussi légers et aussi pliables qu’une feuille en papier, rechargeables en seulement quelques secondes.

LiquiGlide

Beurre de cacahuète dans une bouteille en LiquidGlide et une autre sans LiquiGlide. LiquidGlide

C’est un revêtement qui concrétise la technologie de surface mouillée de façon permanente, éliminant la condition d’adhérence des liquides visqueux aux solides.

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Il s’applique à l’intérieur des emballages en verre ou en plastique pour que ce qu’ils contiennent puisse s’écouler le long des parois sans fournir d’effort. Il ne constitue pas un danger pour la santé du consommateur et son goût est parfaitement neutre, ce qui fait de lui une excellente perspective pour certains produits alimentaires.

Des batteries en peinture

Charudatta Galande, étudiante diplômée de l’Université Rice, avec son professeur Pulickel Ajayan, montrant le premier appareil de test pour leurs batteries en peinture (Photo: Rice University)

Les chercheurs de Rice University ont trouvé une alternative prometteuse aux batteries conventionnelles : un composé pouvant être peint sur n’importe quelle surface.

Une batterie conventionnelle, que nous possédons tous, est faite de l’anode, la cathode et l’électrolyte. Si ces composants, ainsi que les collecteurs de courant, peuvent être liquéfiés en peintures et appliqués séquentiellement pour construire une batterie complète, sur n’importe quelle surface, cela changerait complètement la conception de stockage.

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Les batteries de l’avenir seraient rechargeables uniquement par pulvérisation. On pourrait également coupler ces unités peintes, à des cellules solaires, on obtiendrait alors, des dispositifs autonomes de capture et de stockage d’énergie.

Le polymère qui s’auto-répare

Un morceau de polymère qui s’est « réparé » après avoir été coupé en deux.

Des scientifiques en Espagne ont rapporté le premier polymère auto-cicatrisant qui se répare en quelques heures et avec une efficacité de 97 % ; le tout spontanément. Il pourrait être utilisé pour améliorer non seulement la sécurité mais aussi la durée de vie des pièces en plastique dans les composants électriques ou dans les voitures.

Les chercheurs l’ont nommé le polymère « Terminator » en petit clin d’œil au robot du film Terminator 2.

ADN Hydrogel

Fourni / Luo Lab

Plutôt que du métal liquide, c’est un hydrogel capable de se souvenir. Il s’agit d’un ADN synthétique avec des propriétés élastiques. Déformé, il peut revenir à sa forme originale une fois dans l’eau. Un véritable « métamatériau » qui s’avère très utile pour la médecine de demain.

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Son fonctionnement exact est encore un mystère, mais les chercheurs suggèrent que les forces élastiques qui retiennent sa forme sont si faibles qu’ils cèdent à la tension de surface et à la gravité, c’est ainsi que le gel est réduit en une goutte. Quand il est immergé dans l’eau, la tension de surface est presque nulle – il y a de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur – et la flottabilité annule la gravité, il reprend alors sa forme.

Le Starlite

Une simple cuisine a suffi au chimiste Maurice Ward pour inventer ce matériau miraculeux, pouvant supporter des températures extrêmement élevées, proches de 10 000 degrés, voire un flash nucléaire équivalent à 75 fois Hiroshima.

Ward a toujours autorisé la production de Starlite par des accords avec Boeing et la NASA, mais ne leur a jamais délivré la composition de son produit.

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Il est décédé en 2011 sans contrat de production et Starlite est introuvable depuis.


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