L’idée que notre « planète bleue » ait beaucoup d’eau n’est pas tout à fait exacte. Du moins, toute cette eau ne peut être directement consommée par l’Homme et seul un faible pourcentage (d’environ 0,3 %) serait en réalité utilisable à cet effet.

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Qui plus est, ce peu d’eau que nous avons est souvent employé à un taux supérieur de celui qui peut être renouvelé, entraînant un épuisement rapide de l’eau.

Cette situation ne fait que s’aggraver en raison du changement climatique, de la croissance démographique et des activités humaines qui pourraient bientôt provoquer des pénuries d’eau « critiques », selon les chercheurs.

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De nos jours, la disponibilité en eau salubre varie considérablement d’une région à une autre et des crises de l’eau autrefois impensables sont en train de devenir monnaie courante. 

Selon la Banque mondiale, environ 3,5 milliards de personnes pourraient connaître une pénurie d’eau d’ici 2025.

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Un nouveau rapport indique qu’un quart de la population mondiale (qui est de 7,7 milliards d’habitants) réparti dans 17 pays — dont l’Inde, Israël et l’Érythrée — risque de manquer d’eau et de mettre en péril les besoins de millions de personnes en matière de santé, d’industrie, d’agriculture et de production d’énergie.

1 personne sur 4 vit dans des endroits à haut risque de manquer d'eau - securite, notre-planete - Villes, Usage, société, risques, réservoirs d'eau, planète, pays, océan, nature, monde, manque de ressources, Eau potable, eau, danger, continents, avertissement, Afrique du Nord
KARIN JAEHNE

Les gens « lient immédiatement [les problèmes d’eau] au changement climatique », explique Rutger Hofste, spécialiste des données au World Resources Institute, basé à Washington. Mais la croissance économique et la croissance démographique « sont les principaux moteurs » : la consommation d’eau a augmenté de 150 %, passant de 1 888,7 kilomètres cubes en 1961 à 4 720,8 kilomètres cubes en 2014, selon l’analyse.

Andrew Steer, président et chef de la direction du WRI, a signalé dans un communiqué de presse que « le stress hydrique est la plus grande crise dont personne ne parle. Ses conséquences sont évidentes sous la forme d’insécurité alimentaire, de conflits et de migrations, ainsi que d’instabilité financière ».

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Pour évaluer ce « stress hydrique » dans les différents pays du monde, le WRI a mis à jour son calculateur en ligne – appelé autrefois Aqueduct Water Risk Atlas – avec des données de 1961 à 2014 sur l’utilisation de l’eau par les ménages, l’industrie et l’agriculture, ainsi que des données sur l’approvisionnement en eau provenant de sources de surface et d’aquifères.

Les résultats montrent que 17 pays — principalement au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Asie du Sud — sont soumis à un stress hydrique « extrêmement élevé ». Cela signifie qu’ils utilisent au moins 80 % de leurs fournitures annuelles. Vingt-sept autres pays de la catégorie « stressé » utilisent entre 40 et 80 % des fournitures. Les pays moins stressés, qui utilisent moins de 40 % de leurs ressources en eau, sont classés « moyennement élevés » à « faible ».

La liste complète des pays du monde et leur classement — d’après leur niveau de « stress hydrique » —, peut être consultée ici.

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