CDC/Unsplash

<p class="wp-block-paragraph">En l’espace de quelques mois seulement, le nouveau coronavirus a fait le tour de la planète, et ses victimes se comptent désormais par millions. Dès lors, une psychose s’est installée et de nombreuses rumeurs ont émergé autour du SRAS-CoV-2, notamment son origine. En effet, l’une des théories du complot de cette pandémie a soutenu que le germe ait été fabriqué et développé au laboratoire.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjQgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, à la suite d’études approfondies, les chercheurs ont établi une origine « <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5711306">zoonotique</a> » du virus, comme cela est le cas pour 60 ;% des infections connues, et 75 ;% des maladies récentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après les scientifiques, le SRAS-CoV-2 provient des chauves-souris, et a naturellement muté pour se transmettre à l’Homme. Ces animaux sont réputés pour avoir été la <a href="https://www.nature.com/articles/s41579-020-0394-z">source</a> de nombreux virus, tels que l’Ebola, la rage, Nipah, la maladie de Marburg, ainsi que la grippe A.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès le début de la pandémie dans la ville de Wuhan, la séquence génétique du dernier coronavirus a été <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/genbank/sars-cov-2-seqs/">publiée et étudiée</a> par des milliers de chercheurs à travers le monde. Si des structures avaient été manipulées au <a href="https://www.telegraph.co.uk/news/2020/06/03/exclusive-coronavirus-began-accident-disease-escaped-chinese/">laboratoire</a>, il y aurait certainement eu des preuves de cela. Or, <a href="https://www.nature.com/articles/s41591-020-0820-9">aucune signature génétique</a> n’a été démontrée à cette heure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, l’enchaînement nucléotidique du SRAS-CoV-2 — et celui des autres coronavirus — possède un schéma structurel global similaire à celui des Chiroptères et des pangolins, suggérant une évolution d’un ancien germe de ce groupe vers la version actuelle. À la différence des précédentes, celle-ci se caractérise par la protéine « Spike » qui se lie à une seconde protéine sur les cellules humaines de type <a href="https://theconversation.com/what-is-the-ace2-receptor-how-is-it-connected-to-coronavirus-and-why-might-it-be-key-to-treating-covid-19-the-experts-explain-136928">ACE2</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://ohchouette.com/wp-content/uploads/IMG-213-01082020-14-42-641423-960x541.jpg" alt="" class="wp-image-25255" /><figcaption>Unsplash</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les coronavirus sont des germes spécifiques aux chauves-souris, ils sont généralement détruits par le système immunitaire de ces animaux, et évoluent constamment afin de le contourner et les réinfecter.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjQgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>



<p class="wp-block-paragraph">Les chercheurs de l’institut de virologie de Wuhan ont <a href="https://www.thetimes.co.uk/article/seven-year-covid-trail-revealed-l5vxt7jqp">trouvé</a> des similitudes jusqu’à 96 ;% entre le SRAS-CoV-2 et le RaGT13, connu justement chez les Chiroptères. Cependant, l’étude de leurs variations respectives montre qu’ils partagent un ancêtre commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après les scientifiques, ce dernier aurait muté pour se transmettre à l’Homme, dans une version plus nocive. À vrai dire, le germe a évolué en deux <a href="http://www.ijmr.org.in/article.asp?issn=0971-5916;year=2020;volume=151;issue=5;spage=450;epage=458;aulast=Biswas">souches distinctes</a> depuis le début de sa propagation à travers la planète, s’adaptant de mieux en mieux pour pouvoir infecter un plus grand nombre d’hôtes, selon le phénomène du balayage sélectif.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://ohchouette.com/wp-content/uploads/IMG-213-01082020-14-44-052098-960x640.jpg" alt="" class="wp-image-25256" /><figcaption>Tine Ivanič/Unsplash</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette capacité d’adaptation impressionnante suggère que l’ancêtre du SRAS-CoV-2 existe parmi les populations de chauve-souris depuis longtemps. Cependant, étant donné qu’une sur cinq des espèces mammifères dans le monde est des chauves-souris, et leur importante répartition géographique, il est difficile d’identifier le groupe porteur du virus responsable de la pandémie actuelle.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26258">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjQgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTggIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1OCIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>



<p class="wp-block-paragraph">De toute manière, bien que certains des <a href="https://www.sciencemag.org/news/2020/01/wuhan-seafood-market-may-not-be-source-novel-virus-spreading-globally">premiers cas</a> de COVID-19 soient apparus à l’extérieur du marché humide de Wuhan, cela ne signifie pas forcément l’existence d’un complot, et laisse supposer qu’une de ces personnes infectées ait véhiculé la maladie à l’intérieur de Wuhan, puis vers le reste du monde.</p>