Alison Curtis. Flickr.
<p>L’insomnie est un problème majeur qui a trop souvent tendance à consumer le quotidien des personnes qui en souffrent. Pour permettre d’améliorer la qualité du sommeil chez les insomniaques, plusieurs recherches scientifiques sont menées.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjQgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>Il est certes important de trouver des traitements efficaces et des méthodes qui puissent aider à retrouver le sommeil plus facilement. Cependant, le plus intéressant reste de trouver la cause de l’insomnie afin de corriger le problème à sa source. Une nouvelle étude sud-coréenne est justement allée dans ce sens.</p>
<h2>Un sombre problème</h2>
<p>La première recherche dans son genre a été publiée dans le<a href="http://jcsm.aasm.org/ViewAbstract.aspx?pid=31438"> Journal of Clinical Sleep Medicine</a> et a vu le jour en Corée du Sud, ce pays ayant arraché sa place parmi les plus développés et avancés. Toutefois, les progrès technologiques ont, depuis longtemps, montré leurs côtés négatifs.</p>
<p>Les lumières artificielles sont, par exemple, devenues un élément incrusté dans le décor urbain. Les grandes comme les petites villes « bénéficient » de toute sorte d’objets lumineux que ce soit pour les routes, les centres administratifs et commerciaux ou encore pour les spots publicitaires.</p>
<p>Et justement, le problème viendrait peut-être de là. Les données récoltées pour l’étude trouvent leur source de la base de données NHIS-NSC (Health Insurance Service-National Sample Cohort) sud-coréenne entre 2002 et 2013.</p>
<p>Les<a href="https://www.fda.gov/drugs/postmarket-drug-safety-information-patients-and-providers/sleep-disorder-sedative-hypnotic-drug-information"> prescriptions de somnifères</a> étaient un parfait indice pour les spécialistes à la recherche d’un lien entre la localisation géographique, en parallèle donc avec l’urbanisation et la pollution lumineuse, et les troubles de sommeil. L’exposition à la lumière artificielle a été mesurée par imagerie satellite et les zones résidentielles ont été géolocalisées.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjQgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<figure id="attachment_10677" aria-describedby="caption-attachment-10677" style="width: 960px" class="wp-caption alignnone"><img class="wp-image-10677 size-large" src="https://ohchouette.com/wp-content/uploads/people-2565169_1280-960x641.jpg" alt="" width="960" height="641" /><figcaption id="caption-attachment-10677" class="wp-caption-text">StockSnap, Pixabay</figcaption></figure>
<p>Les 52 027 participants sont des adultes âgés de plus de 60 ans, à 60 % représentés par le sexe féminin. Les résultats sont très clairs : les habitants des zones les plus touchées par la pollution lumineuse ont plus tendance à prendre des médicaments somnifères, et ce pour plus longtemps et à des plus grands dosages.</p>
<h2>Des données clés</h2>
<p>« Nos résultats montrent que la lumière extérieure, nocturne et artificielle pourrait être associée au manque de sommeil même à l’intérieur. »<a href="https://aasm.org/light-pollution-may-cause-insomnia-in-older-adults/"> a déclaré</a> le chercheur Kyoung-bok Min du Séoul National University College of Medicine.</p>
<p>Si le lien de causalité<a href="https://www.sciencealert.com/new-study-confirms-you-really-should-turn-your-phone-off-at-bedtime"> lumière-trouble de sommeil</a> a déjà pu être établi grâce à de précédentes études, une problématique a longtemps persisté pour celle-ci. Dans un premier lieu, les chercheurs ont préféré conclure que d’autres facteurs, non inclus dans cette enquête, pourraient également jouer un rôle déterminant.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26258">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjQgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTggIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1OCIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>Il serait aussi possible que vivre dans les plus grandes villes donne plus facilement accès aux somnifères, étant donné que seul le nombre de prescriptions de ces derniers a été pris en compte par l’étude.</p>
<p>Quelle que soit la source du problème, il reste important de souligner que l’hygiène du sommeil est<a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2627884/"> vitale</a> et que sa détérioration entraîne de nombreux problèmes dont le<a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26375320"> cancer du sein</a>, les<a href="https://www.sciencealert.com/six-to-eight-hours-sleep-best-for-heart-cardiovascular-health"> maladies cardiaques</a> ou encore le<a href="https://www.sciencealert.com/sleep-deprivation-can-be-deadly-here-s-what-sleeping-less-than-7-hours-per-night-does-to-your-body-and-brain"> vieillissement de la peau</a>. Le rythme circadien est par exemple un cycle qui ne doit pas être perturbé et dont la lumière est le<a href="https://www.sciencealert.com/a-new-circadian-clock-takes-over-when-we-get-older-study-finds"> principal ennemi.</a></p>