Les profondeurs de notre planète regorgent de richesses issues des ères précédentes. Certaines régions du globe en abritent très peu, tandis que d’autres sont de véritables mines de trésors.

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Au Mexique, le projet de construction d’un nouvel aéroport a permis de déterrer une quantité impressionnante de fossiles de mammouths. D’après Pedro Sanchez, archéologue Nava à Phys.org, nous parlons de centaines d’os. Notons que les 2000 os découverts jusqu’à présent constituent le plus grand patrimoine de mammouths de toute l’Histoire.

Les opérations de fouille sont strictement supervisées par l’Armée mexicaine, et les chercheurs mis sous accord de confidentialité. Jim Mead et Dick Mol, deux anciens spécialistes de la découverte accidentelle des mammouths, ont été sollicités afin de décrire quelques approches de la présentation des édifices de ces créatures. La première est dite préservation « in situ » ou sur site. 

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Mead est actuellement directeur de la recherche du site Mammoth dans la ville de Hot Springs. Il a été témoin lors d’une fouille dans un site de construction sur une colline de traineaux au Dakota du Sud, en 1974. Celle-ci a révélé une grande quantité d’os de mammouths, quasi impossibles à stocker entièrement.

Mead explique que leur stratégie était de laisser les squelettes en place, à moitié exposée, permettant une visibilité publique, d’une part, et une préservation des altérations extérieures d’autre part.

Toutefois, cette approche n’était pas réalisable en raison des fossiles qui pourraient être enfouis en dessous des os à la surface, comme cela a été le cas pour « Murray » le squelette d’un mammouth couvrant un tas d’autres restes.

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Par ailleurs, une autre façon de mettre en valeur les fossiles de ces animaux géants est leur reconstruction dans un musée. Le paléontologue néerlandais Dick Mol, spécialiste du domaine depuis plus de 50 ans, fait part de son expérience lors d’une fouille importante à Sevks, en Russie, à la fin des années 1980.

Lors des recherches sur le site, sept squelettes ont été retrouvés et transportés à Moscou, avant d’être exposés au musée-réserve d’histoire, d’archéologie et de paléontologie d’Azov. D’après le scientifique, l’expédition n’a été malheureusement pas assez financée, et beaucoup de richesses ont été perdues avec la destruction du site.

La troisième approche est à mi-chemin entre l’exposition sur site, et hors site. En 2009, lors du creusage d’une mine à ciel ouvert à Kostolac, en Sibérie, Mol déclare avoir aperçu l’édifice le plus complet d’un mammouth : intact, resté en position de mort.

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L’équipe de recherche a mobilisé un engin spécialisé afin de soulever le sol sur lequel se trouvait le fossile, en prenant soin de ne pas abîmer la disposition des os. Il fut transporté et exposé dans un musée.

Au Mexique, les chercheurs sont encore indécis quant à la méthode à adopter pour l’exposition des os retrouvés. Le paléontologue de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire du Mexique, Joaquín Arroyo-Cabrales, explique qu’un musée est en cours de préparation. Entre temps, l’approche in situ n’est pas envisageable, car les tarmacs sont des zones potentiellement dangereuses.

D’autre part, le creusage et le soulèvement du sol autour des squelettes de Mammouths sont une chose qui prend beaucoup de temps, et avec l’ouverture prochaine de l’aéroport, il n’est pas préférable de lancer l’action.

Mead explique que de tels projets tardent lorsqu’ils sont bien faits, les chercheurs sont déjà en mesure d’assembler une trentaine de squelettes complets, ce qui est un bon début, en attendant l’ouverture du musée…

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