Joseph Ducreux - Bibliothèque Nationale de France.
<p>Il n’y a pas que lorsque nous sommes fatigués que l’envie de bâiller nous prend : en effet, dès lors que quelqu’un bâille à côté de nous, nous l’imitons automatiquement, de manière presque instinctive.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>Pourtant, lorsqu’une personne cligne des yeux, tousse, ou éternue par exemple, nous ne ressentons pas forcément le besoin de reproduire la même chose.</p>
<p>Mais alors qu’est-ce qui nous pousse à calquer irréversiblement le comportement des autres quand il s’agit de bâillement ?</p>
<p>C’est la question à laquelle une équipe de chercheurs anglais a tenté de répondre, et il s’avère que le mystère est aujourd’hui résolu, du moins en partie…</p>
<h2>Un phénomène certes surprenant, mais tout à fait normal</h2>
<p>Dirigée par un groupe de scientifiques de l’Université de Nottingham, en Angleterre, <a href="https://secure.jbs.elsevierhealth.com/action/getSharedSiteSession?rc=9&;redirect=https%3A%2F%2Fwww.cell.com%2Fcurrent-biology%2Ffulltext%2FS0960-9822%2817%2930966-1%3F_returnURL%3Dhttps%253A%252F%252Flinkinghub.elsevier.com%252Fretrieve%252Fpii%252FS0960982217309661%253Fshowall%253Dtrue">une étude</a> s’est intéressée à la raison qui fait du bâillement un phénomène particulièrement contagieux.</p>
<p>Pour mener à bien leur expérience, les experts ont demandé à 36 adultes de regarder plusieurs vidéos où l’on voit quelqu’un <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3678674/">bâiller </a>: divisés en deux groupes distincts, il a été formellement interdit à une partie des participants de bâiller, tandis que l’autre y avait droit.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>En outre, les 36 personnes ont subi une légère stimulation électrique, connue pour accentuer l’envie de bâiller.</p>
<p>« Cette recherche a montré que le besoin urgent augmentait en essayant d’arrêter [les participants]. Grâce à la stimulation électrique, nous avons pu augmenter l’excitabilité et, ce faisant, augmenter la propension des bâillements contagieux » explique la Professeure et auteure de l’étude <a href="https://www.nottingham.ac.uk/medicine/people/georgina.jackson">Georgina Jackson</a>.</p>
<p>Ainsi, ils affirment que ce réflexe, qui concerne plus de 65 % de la population mondiale, est tout à fait involontaire et ne touche pas seulement les êtres humains : en réalité, tous les animaux, excepté les girafes, subissent ces bâillements machinaux.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26258">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTggIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1OCIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<figure id="attachment_10627" aria-describedby="caption-attachment-10627" style="width: 960px" class="wp-caption alignnone"><img class="wp-image-10627 size-large" src="https://ohchouette.com/wp-content/uploads/7108123063_9f34a3d4d8_b-960x720.jpg" alt="" width="960" height="720" /><figcaption id="caption-attachment-10627" class="wp-caption-text">Francisco Osorio, Flickr</figcaption></figure>
<h2>La réponse se trouve dans notre cerveau</h2>
<p>D’après la communauté scientifique, c’est le cortex moteur primaire qui est en cause ici, une zone du cerveau qui gère notre fonction motrice, c’est-à-dire l’exécution de tous nos mouvements.</p>
<p>Mais plusieurs autres théories existent pour tenter d’expliquer ces bâillements contagieux : selon une <a href="https://journals.sagepub.com/action/cookieAbsent">étude</a> réalisée par un groupe de chercheurs japonais de l’Université de Tohoku, tout porte à croire qu’ils sont dus à notre sensibilité de perception.</p>
<p>« Nous constatons que [&#8230;] la capacité de perception est plus étroitement liée au bâillement contagieux » déclare le Professeur et auteur principal de ladite étude Chia-huei Tseng.</p>
<p>De même, une autre <a href="https://onlinelibrary.wiley.com/action/cookieAbsent">étude</a>, datant de 2010, affirme que le fait de bâiller après avoir vu un individu le faire est tout simplement une forme d’empathie : nous savons que les enfants commencent à développer ce sentiment vers l’âge de 4 ans.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26295">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyOTUgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI5NSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>Or, il a également <a href="https://time.com/4801522/is-yawning-contagious/">été prouvé que</a> les bâillements contagieux commencent justement à apparaître à ce moment-là.</p>
<p>Plus surprenant encore, les autistes, connus pour être moins empathiques que la moyenne, sont aussi beaucoup moins sensibles à ce phénomène spontané.</p>
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