Biologie

Pourquoi les humains n'ont-ils pas de fourrure

<p>Lorsqu’on nous parle de ressemblance homme-animal&comma; nous pensons directement aux habitudes des primates ainsi qu’à leurs caractéristiques physiques&comma; particulièrement après la découverte de la similarité génétique entre l’ADN de l’être humain et celui du Chimpanzé&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<p>L’étude du comportement primate&comma; qui lui a gardé son aspect sauvage&comma; peut souvent aider l’être humain à comprendre l’utilité de certains de ses membres et leur évolution&comma; telles que la préhension des mains ou la possession d’ongles plats &lpar;au lieu des griffes&rpar;&comma; mais aussi à expliquer l’absence ou la perte de quelques propriétés comme ce qui est le cas de la mystérieuse absence de fourrure chez son espèce&&num;8230&semi;<&sol;p>&NewLine;<h2>Le poil animal<&sol;h2>&NewLine;<p>«&ThinSpace;Nous avons de très longs cheveux sur notre cuir chevelu et des cheveux courts dans les autres régions du corps&period; Nous n’avons pas de poils sur les paumes des mains&comma; sur le dessous des poignets ou la plante de nos pieds&period; Personne ne comprend vraiment comment ces différences se présentent&period;&ThinSpace;»&comma; explique la Professeure <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;med&period;upenn&period;edu&sol;apps&sol;faculty&sol;index&period;php&sol;g275&sol;p14900">Sarah E&period; Millar<&sol;a>&comma; experte en dermatologie de la Perelman School of Medicine en Pennsylvanie&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Les résultats de cette nouvelle étude&comma; publiée dans la revue <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;secure&period;jbs&period;elsevierhealth&period;com&sol;action&sol;getSharedSiteSession&quest;rc&equals;9&amp&semi;redirect&equals;https&percnt;3A&percnt;2F&percnt;2Fwww&period;cell&period;com&percnt;2Fcell-reports&percnt;2Fpdf&percnt;2FS2211-1247&percnt;2818&percnt;2931763-7&period;pdf">Cell Biology<&sol;a>&comma; montrent que la pousse de poils serait liée à la sécrétion abondante d’une protéine appelée <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;ncbi&period;nlm&period;nih&period;gov&sol;gene&sol;27123">Dkk2<&sol;a> &lpar;pour Dickkopf 2&rpar;&comma; car plus cette protéine est abondamment présente dans l’organisme de l’animal&comma; comme chez les souris par exemple&comma; moins la région plantaire est poilue contrairement aux ours polaires qui en produisant la Dkk2 en des quantités inférieures possèdent de la fourrure sur la peau plantaire&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Afin d’approfondir les recherches&comma; les scientifiques ont conçu des souris dépourvues du mécanisme de production de la Dkk2&period; Les observations ont confirmé l’hypothèse préalablement posée qui dit que la protéine bloque la voie de signalisation WTN &lpar;responsable de la croissance des poils&rpar;&comma; mais d’une façon partielle en raison de la finesse&comma; la longueur et dispersion hasardeuse de la fourrure développée&period;<&sol;p>&NewLine;<figure id&equals;"attachment&lowbar;10859" aria-describedby&equals;"caption-attachment-10859" style&equals;"width&colon; 960px" class&equals;"wp-caption alignnone"><img class&equals;"wp-image-10859 size-large" src&equals;"https&colon;&sol;&sol;ohchouette&period;com&sol;wp-content&sol;uploads&sol;13809176994&lowbar;a423ad3653&lowbar;h-960x640&period;jpg" alt&equals;"" width&equals;"960" height&equals;"640" &sol;><figcaption id&equals;"caption-attachment-10859" class&equals;"wp-caption-text">Paul Hudson&comma; Flickr<&sol;figcaption><&sol;figure>&NewLine;<p>«&ThinSpace;Dkk2 est suffisant pour empêcher les cheveux de pousser&comma; mais pas pour se débarrasser de tous les mécanismes de contrôle&period; Il y a encore beaucoup à regarder&ThinSpace;» <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;smithsonianmag&period;com&sol;science-nature&sol;why-did-humans-evolve-lose-fur-180970980&sol;">indique<&sol;a> la Professeure S&period; Millar&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<h2>Entre application médicale et confirmation de théories<&sol;h2>&NewLine;<p>Même si les résultats obtenus n’ont pas fourni une déduction importante pour répondre &lpar;du point de vue biologique&rpar; au comment perdons-nous des poils&comma; les chercheurs préfèrent continuer sur la voie de la <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;ncbi&period;nlm&period;nih&period;gov&sol;pmc&sol;articles&sol;PMC2634250&sol;">WTN<&sol;a>&comma; car ils estiment qu’en plus de la découverte de l’effet de la Dkk2 sur la pilosité&comma; il serait intéressant de compléter la liste des éléments ayant des effets similaires à ceux de cette protéine&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Une découverte pareille pourrait permettre d’identifier et aider à comprendre les sources de certaines pathologies dermatologiques telles que la calvitie&comma; l’alopécie&comma; le psoriasis et le vitiligo&period;<&sol;p>&NewLine;<p>La perte de la fourrure du point de vue théorique revient au fait que notre espèce <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;nytimes&period;com&sol;2003&sol;08&sol;19&sol;science&sol;why-humans-and-their-fur-parted-ways&period;html">soit en évolution<&sol;a> et cela depuis son apparition&period; Plusieurs facteurs pourraient en être responsables comme l’adaptation de nos ancêtres au changement de température et d’humidité d’une région à une autre&comma; ou bien leur adaptation à la nature des proies qu’ils chassaient pour se nourrir &lpar;leur fourrure leur rendait la nage difficile&rpar;&period; Certains suggèrent même que leur pelage était un nid de parasites et que ne pas s’en débarrasser au fil des générations présentait un grand risque pour leur santé&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26258">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTggIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1OCIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<&sol;p>&NewLine;