Santé et Médecine

On sait enfin pourquoi les gens se rongent les ongles, et ce n'est pas pour la raison que tout le monde connait

<p>En médecine&comma; le fait de se ronger les ongles de manière répétée s’appelle l’onychophagie&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<p>Cette manie&comma; qui touche entre 20 et 30 &percnt; de la population&comma; est très souvent inconsciente et la plupart des personnes qui en souffrent ont beaucoup de mal à arrêter&comma; et ce malgré la douleur&comma; les blessures et le sentiment de gêne&comma; voire de honte dans certains cas que ce trouble engendre sur le long terme&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Si se ronger les ongles est une mauvaise habitude qui a toujours existé&comma; la psychologie en revanche ne s’est intéressée à cette pratique que récemment&comma; au cours des toutes dernières décennies &colon; les théories qui tentent d’expliquer la raison pour laquelle tant de gens se rongent les ongles sont certes nombreuses&comma; mais les conclusions des nouvelles études en la matière semblent bien loin de tout ce que nous avons pu entendre auparavant&&num;8230&semi;<&sol;p>&NewLine;<h2>D&rsquo&semi;autres raisons<&sol;h2>&NewLine;<p>Durant longtemps&comma; les psychologues affirmaient que l’unique raison pour laquelle certaines personnes se rongent les ongles est l’anxiété&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Cette théorie est cependant incomplète et la réalité est en fait bien plus compliquée que cela &colon; selon une nouvelle <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;ncbi&period;nlm&period;nih&period;gov&sol;pmc&sol;articles&sol;PMC3556753&sol;">étude<&sol;a>&comma; les causes de ce trouble du comportement mineur ne sont pas nécessairement liées au stress&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Se ronger les ongles est également un moyen de faire face à l’ennui &colon; ici&comma; il est essentiel de comprendre qu’en réalité&comma; l’onychophagie n’est pas l’expression d’un stress&comma; mais davantage un moyen d’apaisement&comma; <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;theverge&period;com&sol;2016&sol;11&sol;13&sol;13597824&sol;why-nail-biting-habit-science">comme l’explique<&sol;a> la psychiatre Tracy Foose&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<p>De plus&comma; il s’avère que se ronger les ongles est considéré comme un réflexe animal et non plus comme une «&ThinSpace;très mauvaise manie&ThinSpace;» propre à l’Homme&period; D’ailleurs&comma; une <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;ncbi&period;nlm&period;nih&period;gov&sol;pubmed&sol;530471">étude américaine<&sol;a> démontre que&comma; tout comme les rats&comma; nous nous rongeons les ongles en cas de frustration extrême&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Enfin&comma; il existe <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;sciencedirect&period;com&sol;science&sol;article&sol;pii&sol;S0005791614000925">un lien<&sol;a> entre l’onychophagie et le perfectionnisme &colon; d’après une équipe de chercheurs en psychiatrie expérimentale&comma; plus une personne est perfectionniste&comma; plus le risque de se ronger les ongles est présent&period;<&sol;p>&NewLine;<p>«&ThinSpace;Nous pensons que les individus avec ce comportement peuvent être perfectionnistes&period; Ils sont donc enclins à la frustration&comma; à l’impatience et à l’insatisfaction lorsqu’ils n’atteignent pas leurs objectifs&period;&ThinSpace;» <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;huffpost&period;com&sol;entry&sol;nail-biting-nervous-habits&lowbar;n&lowbar;6854152">déclare<&sol;a> le Professeur en Psychiatrie à l’Université de Montréal Kieron O’Connor&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26258">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTggIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1OCIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<p>Cependant&comma; si vous êtes onychophage et que vous ne ressentez ni d’anxiété&comma; ni êtes particulièrement perfectionniste&comma; la raison pourrait se cacher ailleurs…<&sol;p>&NewLine;<figure id&equals;"attachment&lowbar;8164" aria-describedby&equals;"caption-attachment-8164" style&equals;"width&colon; 960px" class&equals;"wp-caption alignnone"><img class&equals;"wp-image-8164 size-large" src&equals;"https&colon;&sol;&sol;ohchouette&period;com&sol;wp-content&sol;uploads&sol;1280px-Nervous-960x638&period;jpg" alt&equals;"" width&equals;"960" height&equals;"638" &sol;><figcaption id&equals;"caption-attachment-8164" class&equals;"wp-caption-text">Maxwell GS&comma; Flickr<&sol;figcaption><&sol;figure>&NewLine;<h2>La prédisposition à l’onychophagie<&sol;h2>&NewLine;<p>Il peut arriver parfois qu’une personne se ronge les ongles sans pour autant que cela soit en rapport avec ses émotions ou son inconscient&comma; souvent dès l’enfance&period;<&sol;p>&NewLine;<p>D’après <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;ncbi&period;nlm&period;nih&period;gov&sol;pubmed&sol;27387832">l’étude<&sol;a> menée par le Professeur en dermatologie spécialiste en onychophagie Shari Lipner et son équipe&comma; il y a de fortes chances pour que ce trouble soit plutôt d’ordre <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;ncbi&period;nlm&period;nih&period;gov&sol;pubmed&sol;16176716">génétique <&sol;a>&colon; ainsi&comma; près d’un onychophage sur trois affirme avoir un ou plusieurs membres de sa famille très proche qui se ronge les ongles&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Par contre&comma; si <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;web&period;archive&period;org&sol;web&sol;20181027035926&sol;https&colon;&sol;&sol;www&period;ncbi&period;nlm&period;nih&period;gov&sol;pubmedhealth&sol;PMHT0024922&sol;">ce TOC<&sol;a> &lpar;trouble obsessionnel compulsif&rpar; se déclare durant l’enfance&comma; cela peut aussi provenir de la manière d’appréhender le monde qui nous entoure &colon; lorsque l’on est jeune&comma; nous n’avons pas nécessairement le même regard sur la société&comma; sur les interactions et ne ressentons pas les mêmes pressions sociales que nous ressentons une fois devenu&lpar;e&rpar;s adultes&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26295">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyOTUgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI5NSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<p>Physiologiquement&comma; il faut savoir que le <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;liebertpub&period;com&sol;action&sol;cookieAbsent">cortex préfrontal<&sol;a> d’un enfant est nettement moins développé que celui d’un adulte&comma; et c’est pourquoi les jeunes sont plus impulsifs&comma; plus à l’écoute d’eux-mêmes et de leurs envies &colon; tandis qu’une personne adulte aura tendance à se rétracter alors qu’elle désire se ronger les ongles en public&comma; le jeune enfant&comma; quant à lui&comma; n’aura que faire des regards et des jugements&comma; se laissant aller à sa pulsion jusqu’à ce que cela devienne une «&ThinSpace;mauvaise habitude&ThinSpace;» difficile à arrêter une fois qu’il aura grandi&period;<&sol;p>&NewLine;&NewLine;