Santé et Médecine

Les scientifiques ont enfin trouvé pourquoi les éléphants ont rarement un cancer

<p>Si le taux de cancers est en constante hausse chez les êtres humains&comma; les animaux ne sont pas en reste pour autant &colon; l’un des plus grands fléaux de ces dernières décennies touche&comma; d’après l’ACF &lpar;l’Animal Cancer Foundation&rpar;&comma; pas moins de 12 millions d’animaux par an et tue 50 &percnt; d’entre eux&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<p>Leucémies&comma; épiderme&comma; lymphomes&comma; glandes mammaires&comma; gueule&comma; estomac &colon; les risques de développer un cancer chez l’animal sont malheureusement bien réels et touchent la majorité de ses organes&comma; toutes espèces confondues&comma; sauf lorsqu’il s’agit des éléphants&&num;8230&semi;<&sol;p>&NewLine;<p>En effet&comma; ces derniers contractent rarement des maladies cancéreuses malgré le nombre de cellules qu’ils abritent&comma; et les scientifiques savent maintenant pourquoi&period;<&sol;p>&NewLine;<h2>Un paradoxe particulier<&sol;h2>&NewLine;<p>Partant du principe qu’un cancer est la mutation d’une puis de plusieurs cellules&comma; la logique veut donc que plus on possède de cellules&comma; plus les risques de souffrir d’un cancer soit importants&period;<&sol;p>&NewLine;<p>D’ailleurs&comma; ce constat est exact chez la plupart des mammifères&comma; notamment chez les chiens &colon; les <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;hindawi&period;com&sol;journals&sol;isrn&sol;2013&sol;941275&sol;">plus grands chiens<&sol;a> développent nettement plus de tumeurs que les autres&comma; plus petits&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Or&comma; la prévalence du cancer chez l’éléphant &lpar;qui pèse entre 3 et 6 tonnes&rpar; n’est que de 5 &percnt;&comma; contrairement à l’homme&comma; chez qui&comma; même avec beaucoup moins de cellules&comma; est comprise entre 11 et 25 &percnt;&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<p>Ce paradoxe&comma; appelé «&ThinSpace;paradoxe de Peto&ThinSpace;» a longtemps laissé les scientifiques perplexes face à ce constat étrange&comma; jusqu’à ce que les chercheurs de l’Université de Chicago aient trouvé&comma; en 2015&comma; la raison pour laquelle les éléphants échappent aussi bien à cette maladie qui peut se montrer souvent fatale&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Ainsi&comma; ils <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;ncbi&period;nlm&period;nih&period;gov&sol;pubmed&sol;26447779">ont démontré<&sol;a> que l’éléphant possède tout simplement un gène particulier capable de littéralement détruire n’importe quelle cellule qui commence à muter…<&sol;p>&NewLine;<figure id&equals;"attachment&lowbar;8098" aria-describedby&equals;"caption-attachment-8098" style&equals;"width&colon; 960px" class&equals;"wp-caption alignnone"><img class&equals;"wp-image-8098 size-large" src&equals;"https&colon;&sol;&sol;ohchouette&period;com&sol;wp-content&sol;uploads&sol;Multi&lowbar;Onco-960x508&period;jpg" alt&equals;"" width&equals;"960" height&equals;"508" &sol;><figcaption id&equals;"caption-attachment-8098" class&equals;"wp-caption-text">Les tumeurs apparaissent lorsque environ une demi douzaine de gènes participant au contrôle de la croissance cellulaire ont muté&period; Photo de Thierry Soussi&comma; Wikipédia<&sol;figcaption><&sol;figure>&NewLine;<h2>Quand la génétique s’en mêle<&sol;h2>&NewLine;<p>Appelé <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;sciencealert&period;com&sol;lif6-pseudogene-elephant-tumour-suppression-solution-petos-paradox">TP53<&sol;a>&comma; ce gène anticancéreux est présent chez absolument tous les mammifères&comma; humains y compris&period; Tandis que notre espèce n’en comprend qu’un seul&comma; les éléphants quant à eux possèdent 20 copies de ce même gène&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26258">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTggIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1OCIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<p>De ce fait&comma; le Professeur et généticien Vincent Lynch&comma; qui a supervisé l’étude&comma; a procédé à une expérience visant à comprendre comment se comportent les cellules de certaines espèces face aux mutations&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Pour cela&comma; il a prélevé des tissus d’éléphants ainsi que de lamantins &lpar;mammifères aquatiques&rpar; &colon; en leur injectant des agents cancérigènes&comma; le Professeur a remarqué que seuls les tissus des éléphants ont stoppé la mutation&period;<&sol;p>&NewLine;<p>«&ThinSpace;Les cellules d’éléphant viennent de périr&ThinSpace;&semi; elles ne tolèrent absolument pas les dommages à l’ADN&comma; contrairement aux cellules de leurs proches&period; Parce que les cellules d’éléphant ont péri dès que leur ADN a été endommagé&comma; il n’y avait aucun risque qu’elles ne deviennent jamais cancéreuses&period;&ThinSpace;» <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;scimex&period;org&sol;newsfeed&sol;elephants-resist-cancer-by-waking-a-zombie-gene">déclare-t-il<&sol;a>&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Mais la découverte du Professeur Lynch et de son équipe ne s’arrête pas là &colon; la suppression des cellules cancéreuses semble réagir à un autre gène&comma; en plus du TP53&comma; connu sous le nom de <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;news&period;uchicago&period;edu&sol;story&sol;zombie-gene-protects-elephants-against-cancer">LIF6<&sol;a>&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26295">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyOTUgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI5NSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<p>Ce qui est étrange&comma; c’est que ce même gène&comma; dit «&ThinSpace;<a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;sciencedirect&period;com&sol;science&sol;article&sol;pii&sol;S2211124718311458&quest;via&equals;ihub">gène zombie&ThinSpace;»<&sol;a>&comma; n’est normalement pas censé être actif &colon; en fait&comma; il s’agit de «&ThinSpace;8 copies non fonctionnelles&ThinSpace;» qui sommeillent dans le génome de l’éléphant&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Dès lors qu’une menace de mutation est détectée dans une cellule &lpar;par le TP53&rpar;&comma; le LIF6 se charge de l’éliminer automatiquement&comma; provoquant volontairement une apoptose &lpar;autodestruction des cellules&rpar;&period;<&sol;p>&NewLine;<script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26296">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyOTYgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI5NiIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script><&sol;p>&NewLine;