Né à Pretoria en 1971, Elon Musk fait partie des entrepreneurs les plus brillants et les plus prolifiques du 21e siècle. Ce visionnaire adepte du futurisme et du multi-planétarisme a rapidement gravi les échelons pour se positionner comme un leader des nouvelles technologies. Bien que sa notoriété provienne en premier lieu de son rôle au sein du pionnier des voitures électriques, Tesla, il n’en demeure pas moins efficace dans ses autres projets.

Publicité
Publicité

À titre d’exemple, Hyperloop est en passe de devenir un moyen de transport révolutionnaire tandis que SpaceX a réussi à gagner une place de choix dans l’univers de l’aérospatiale. Poussé par une ambition démesurée, Musk n’est pas près de s’arrêter là…

Un projet ambitieux

Son tout dernier fait d’armes est le lancement par SpaceX de 60 satellites de télécommunication du projet Starlink. Celui-ci devrait atteindre l’impressionnant total de 12 000 satellites à terme. L’objectif étant de révolutionner la qualité des services Internet en offrant une connexion d’une vitesse inouïe à l’échelle planétaire.

Publicité

Alors que ces satellites ont été lancés sans aucun incident, une vidéo prise par l’astronome Marco Langbroek a attiré l’attention sur les éventuelles problématiques que pourrait poser Starlink. La vidéo, filmée aux Pays-Bas, montre un wagon de satellites parcourir le ciel nocturne. Cependant, cette visualisation n’a été possible que lors des 24 premières heures après le lancement. Autrement dit, on ne verra pas ce wagon lorsque les satellites seront entièrement déployés. Selon Space.com, ceux-ci manqueraient de luminosité pour pouvoir être observables à l’œil nu.

Mais les préoccupations des astronomes ne se limitent pas à l’œil nu. L’un d’entre eux, Alan Duffy de la Swinburne University, explique à ScienceAlert les difficultés actuelles rencontrées par les télescopes au sol.

Publicité
Publicité

« Tandis que les télescopes optiques comme Pan-STARRS couvrent instantanément les images des satellites passants, les radiotélescopes tels que ASKAP procèdent à un balayage du ciel aussi efficace que le système GPS. »

Une double problématique

L’immensité de la flotte Starlink (12 000 satellites) laisse songeur quand on sait qu’à l’heure actuelle, il n’y que 5 000 objets en orbite autour de notre planète, avec seulement 2 000 qui sont opérationnels. Cela ne serait pas sans conséquence sur les radiotélescopes. Pour Duffy, cet imposant nombre de satellites risque probablement de provoquer la fin des radiotélescopes terrestres. Et malheureusement, ce n’est pas le seul problème que risque de créer Starlink.

Pour Alice Gorman, archéologue spatiale à l’Université Flinders à Adélaïde, ces 12 000 satellites iront se loger dans la zone d’orbite basse de la Terre, celle-ci est réputée pour abriter la majeure partie des résidus spatiaux. Cela aura pour conséquence une augmentation de 40 % du nombre d’objets en seulement quelques années, alors qu’il a fallu 60 ans pour atteindre la masse de débris actuelle.

Toutefois, SpaceX a eu le mérite de mettre sur pied un plan de réduction des débris spatiaux. Celui-ci se base sur une augmentation significative de la vitesse de désorbitation des satellites. Croisons les doigts pour que cela fonctionne…

Publicité
Publicité

 


Publicité