3dman_eu, Pixabay
<p>Originaire d’Inde, la banane est aujourd’hui le fruit le plus consommé et surtout le plus exporté, si bien que plus de 100 millions de tonnes sont produites chaque année.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>Nature, en milkshake, dans nos gâteaux ou nos salades de fruits, la banane fait partie de ces aliments phares dont on peut difficilement se passer.</p>
<p>Pourtant, elle est aujourd’hui menacée d’extinction, et la communauté scientifique met tout en œuvre pour qu’elle continue d’exister : fort heureusement, quelques solutions semblent donner de bons résultats pour le moment, mais rien n’est encore gagné&#8230;</p>
<h2>Une menace importante qui touche les quatre coins de la Terre</h2>
<p>Bien qu’on ait l’impression qu’il existe des dizaines de variétés de bananes différentes sur le marché, la réalité veut qu’elles fassent pratiquement toutes partie de la même famille, celle des <a href="http://www.promusa.org/Cavendish+subgroup">Cavendish</a>, un sous-groupe de bananiers originaires de l’Asie du Sud-Est.</p>
<p>Malheureusement, le fruit est actuellement <a href="https://journals.plos.org/plospathogens/article?id=10.1371/journal.ppat.1005197">menacé</a> par de nombreux agents pathogènes différents, dont un qui se veut particulièrement virulent : le TR4 (ou « Race Tropicale 4”).</p>
<figure id="attachment_9943" aria-describedby="caption-attachment-9943" style="width: 1053px" class="wp-caption alignnone"><img class="wp-image-9943 " src="https://ohchouette.com/wp-content/uploads/11-18-ft-banana_04.jpg" alt="" width="1053" height="702" /><figcaption id="caption-attachment-9943" class="wp-caption-text">Un bananier infecté (Australie). Jeff Daniels</figcaption></figure>
<p>Ce champignon est à l’origine de la <a href="https://apsjournals.apsnet.org/action/cookieAbsent">cercosporiose noire</a>, une maladie qui s’attaque aux feuilles des plants et <a href="https://onlinelibrary.wiley.com/action/cookieAbsent">empêche la croissance</a> des bananes, si bien qu’une plantation touchée peut perdre entre 35 et 50 % de sa production habituelle.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>Pour y faire face, les producteurs sont obligés de surveiller de très près leurs bananiers, forcés de couper les parties touchées et d’enduire littéralement leurs plants de fongicides (plus d’une cinquantaine à la fois) : en plus d’altérer la qualité des fruits que nous mangeons, ce traitement intensif à un coût, et ce dernier retentit directement sur le prix de vente.</p>
<p>À l’heure actuelle, il ne reste plus beaucoup de parties du monde qui ne souffrent pas du TR4, les dégâts de ce champignon s’étendant <a href="https://apsjournals.apsnet.org/action/cookieAbsent">de l’Afrique à l’Asie du Sud</a> en passant par le Moyen-Orient.</p>
<h2>Une solution à venir qui semble déjà porter ses fruits</h2>
<p>Ce n’est pas la première fois que la banane est menacée d’extinction.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26258">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTggIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1OCIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>D’ailleurs, il faut savoir que si la Cavendish existe et est exportée à travers le monde, c’est uniquement grâce à sa résistance, ainsi qu’à la science : en effet, <a href="https://www.sciencemag.org/news/2017/11/gm-banana-shows-promise-against-deadly-fungus-strain">dans les années 1960</a>, alors qu’une épidémie de fusariose s’est abattue sur la variété la plus répandue de l’époque (la banane dite « Big Mike » ou « Gros Michel »), la Cavendish, normalement stérile et peu goûteuse, a subi quelques <a href="https://www.actahort.org/members/showpdf?booknrarnr=897_4">modifications génétiques</a> pour devenir l’une des seules espèces à survivre au champignon.</p>
<figure id="attachment_9941" aria-describedby="caption-attachment-9941" style="width: 1049px" class="wp-caption alignnone"><img class="wp-image-9941 " src="https://ohchouette.com/wp-content/uploads/11-18-ft-banana_02.jpg" alt="" width="1049" height="824" /><figcaption id="caption-attachment-9941" class="wp-caption-text">Christina Pignocchi, Photo de Dan Burn-Forti</figcaption></figure>
<p>Cependant, la communauté scientifique, qui ne comptait surement pas s’avouer vaincue aussi facilement, a recherché, comme dans les années 1960, des gènes d’autres variétés de bananes qui présenteraient une certaine forme de résistance au TR4.</p>
<p>Et c’est grâce aux travaux du Professeur australien James Dale de l’Université de Brisbane que ce <a href="https://www.nature.com/articles/nature11241?error=cookies_not_supported&;code=3175f41c-a1da-43e7-8668-95ef5aafb5c1">gène résistant a été trouvé</a> dans la « Musa acuminata malaccensis », une variété de bananes sauvages que l’on trouve en Asie du Sud-est.</p>
<p>Mais ce n’est pas tout : une première expérience a été menée récemment sur quelques plants de bananes pour évaluer la résistance du <a href="https://www.wur.nl/en/newsarticle/World-first-Panama-disease-resistant-Cavendish-bananas.htm">gène RGA-2</a> sur le terrain, et force est de constater que <a href="https://www.theguardian.com/science/2018/aug/05/science-search-for-a-super-banana-panama-disease-gm-gene-editing">les premiers résultats</a> sont très prometteurs : tandis que les plants sans ce gène ont connu entre 67 et 100 % de pertes, ceux qui ont subi la modification génétique ont survécu à la cercosporiose noire, même si certains ont légèrement été atteints.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26295">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyOTUgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI5NSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
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