Public Domain, Pxhere
<p>L’acné, cette pathologie dermatologique qui touche près de 85 % des adolescents, est la cause de bien des maux : en plus de la douleur engendrée par l’inflammation de la peau (boutons sous forme de points blancs, kystes, pustules&#8230;) et des cicatrices qui demeurent parfois de façon permanente, elle peut être la source de graves souffrances psychologiques (perte de l’estime de soi, phobie sociale, introversion…).</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjQgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>Tandis que l’efficacité des traitements antiacnéiques est variable d’une personne à l’autre et qu’ils peuvent prendre des années dans certains cas, les scientifiques semblent être sur le point de trouver la solution miracle à ce problème : un vaccin contre l’acné.</p>
<h2>Un travail de longue haleine</h2>
<p><a href="https://www.allure.com/story/doctors-working-on-acne-vaccine">Depuis quelques années</a> déjà, le Professeur Eric Chun-Ming Huang et son équipe de l’Université de Californie s’intéressent à un traitement rapide contre l’acné.</p>
<p>Sachant que les traitements existants (pilule contraceptive, isotrétinoïne..) comportent de nombreux <a href="https://www.drugs.com/accutane.html">effets secondaires</a> ou sont totalement inefficaces, leur but ici est de créer un vaccin qui éradiquerait complètement la maladie : « Les options de traitement actuelles ne sont souvent ni efficaces ni tolérables pour ceux qui souffrent de cette affection inflammatoire cutanée multifactorielle » <a href="https://www.sciencedaily.com/releases/2018/08/180829115522.htm">déclare</a> le Professeur.</p>
<p>Leurs <a href="https://www.medicalnewstoday.com/articles/322931.php">recherches</a> ont permis de faire une découverte surprenante : la toxine produite par certaines bactéries qui sont à l’origine de l’inflammation de la peau en cas d’acné peut être éradiquée grâce à un anticorps bien précis.</p>
<p>Appelée « facteur CAMP » (Christie-Atkins-Munch-Peterson), cette toxine qui est libérée par la bactérie « Propionibacterium Acnes » peut alors être éliminée ou très fortement être diminuée si on procède à une immunothérapie (injection des anticorps du facteur CAMP directement dans la circulation sanguine.)</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjQgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>« Cela ouvre de nouvelles voies intéressantes pour le traitement de l’acné, y compris la possibilité de créer un vaccin préventif, ce qui serait fantastique pour les patients souffrant d’acné à l’avenir. » <a href="https://www.ladbible.com/news/news-scientists-say-a-cure-for-acne-could-be-on-the-horizon-20180831">affirme</a> le dermatologue et consultant de la British Skin Foundation, Anton Alexandroff.</p>
<figure id="attachment_8553" aria-describedby="caption-attachment-8553" style="width: 960px" class="wp-caption alignnone"><img class="wp-image-8553 size-large" src="https://ohchouette.com/wp-content/uploads/acne-1606765_1280-1-960x640.jpg" alt="" width="960" height="640" /><figcaption id="caption-attachment-8553" class="wp-caption-text">Kjerstin_Michaela, Pixabay</figcaption></figure>
<h2>Des premiers tests très probants, mais pas encore au point</h2>
<p>Bien que le vaccin antiacnéique ne soit pas encore disponible, les premiers tests effectués cliniquement sur les souris sont particulièrement prometteurs : après leur avoir injecté les anticorps du facteur CAMP, le Professeur Huang et son équipe ont constaté <a href="https://www.iflscience.com/health-and-medicine/a-vaccine-for-acne-could-soon-save-our-skin-and-our-sanity/all/">une diminution significative</a> de la prolifération de la bactérie Propionibacterium Acnes et, à fortiori, de l’inflammation de la peau (donc des boutons.)</p>
<p>Après le succès de ce vaccin sur les souris, l’équipe de scientifiques a tenté un essai sur un tissu humain : encore une fois, cette expérience a confirmé qu’il s’avère tout à fait possible de guérir l’acné autrement que par traitement oral.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26258">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjQgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTggIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1OCIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>Cependant, à ce stade, <a href="https://www.sciencealert.com/researchers-are-one-step-closer-to-an-acne-vaccine">nous ne pouvons pas affirmer</a> avec certitude que ce vaccin est sans danger pour l’Homme une fois injecté en intraveineuse : pour l’instant, rien ne prouve qu’il n’interagira pas avec d’autres bactéries naturellement présentes dans notre peau.</p>
<p>D’ailleurs, le dermatologue suisse Emmanuel Contassot émet quelques réserves quant au vaccin qui n’a toujours pas été expérimenté à échelle humaine : « [&#8230;] les immunothérapies contre l’acné qui ciblent P. acnes se doivent d’être conçues avec prudence pour éviter des perturbations indésirables du microbiome qui garantit l’homéostasie de la peau » <a href="https://secure.jbs.elsevierhealth.com/action/getSharedSiteSession?rc=9&;redirect=https%3A%2F%2Fwww.jidonline.org%2Farticle%2FS0022-202X%2818%2932295-4%2Ffulltext">rappelle-t-il</a>.</p>