Psychologie

Connaître la fin d'une histoire la rend meilleure, d'après les scientifiques

<p>Si vous êtes amateur ou amatrice de séries télévisées&comma; vous avez sûrement déjà dû ressentir une énorme déception&comma; voire de la colère&comma; en vous rendant compte que vous venez — sans même le vouloir — de tomber nez à nez avec le résumé complet et détaillé de l’épisode que vous attendiez avec impatience depuis quelque temps&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<p>Mais contre toute attente&comma; tandis que l’on pourrait penser que connaître sa fin gâche inévitablement le plaisir de le visionner&comma; il s’avère qu’une équipe de chercheurs américains a cependant prouvé le contraire&comma; si bien qu’en réalité&comma; savoir au préalable ce qu’il va se passer durant un épisode ne fait que le rendre meilleur…<&sol;p>&NewLine;<h2>Une conclusion contre-intuitive&comma; mais largement démontrée<&sol;h2>&NewLine;<p>Menée en 2011 par un groupe de scientifiques de l’Université de Californie&comma; <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;journals&period;sagepub&period;com&sol;action&sol;cookieAbsent">une étude<&sol;a> a révélé que curieusement&comma; être au courant du dénouement de ce que l’on est amené à regarder ou à lire rend l’intrigue nettement plus intéressante que si l’on s’était contenté d’en connaître quelques bribes seulement&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Pour en arriver à cette conclusion déroutante&comma; les chercheurs ont choisi 12 romans d’auteurs particulièrement connus pour leur goût du suspense et du mystère&comma; tels que Agatha Christie&comma; Roald Dahl ou John Updike&comma; et en ont imprimé 3 versions différentes&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Dans la première d’entre elles&comma; la fin de chaque nouvelle a été rédigée au tout début du livre&comma; dans l’introduction&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Dans la seconde&comma; elle a été écrite sur un feuillet à part qui a été distribué aux 819 participants&comma; accompagné du roman&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<p>Enfin&comma; la troisième et dernière version des récits n’était autre que les œuvres originales&comma; sans aucune modification&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Aussi surprenant cela puisse-t-il paraître&comma; la plus grande majorité des participants n’ont pas préféré les livres tels qu’ils ont été imaginés par leur auteur&comma; mais bien la deuxième version&comma; celle où la fin a été écrite sur une copie distincte&period;<&sol;p>&NewLine;<figure id&equals;"attachment&lowbar;12632" aria-describedby&equals;"caption-attachment-12632" style&equals;"width&colon; 1033px" class&equals;"wp-caption alignnone"><img class&equals;"wp-image-12632 " src&equals;"https&colon;&sol;&sol;ohchouette&period;com&sol;wp-content&sol;uploads&sol;5240360344&lowbar;4edfdf7909&lowbar;b-960x767&period;jpg" alt&equals;"" width&equals;"1033" height&equals;"825" &sol;><figcaption id&equals;"caption-attachment-12632" class&equals;"wp-caption-text">Lynn Gardner&comma; Flickr<&sol;figcaption><&sol;figure>&NewLine;<h2>Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple<&sol;h2>&NewLine;<p>Bien que contre-intuitif&comma; ce constat est pourtant tout à fait normal&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26258">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTggIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1OCIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<p>Surnommé le «&ThinSpace;paradoxe du spoiler&ThinSpace;» par les psychologues&comma; ce phénomène&comma; <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;my&period;apa&period;org&sol;apa&sol;idm&sol;login&period;seam&quest;ERIGHTS&lowbar;TARGET&equals;http&percnt;3A&percnt;2F&percnt;2Fpsycnet&period;apa&period;org&percnt;2Frecord&percnt;2F2001-05428-002&amp&semi;AUTHENTICATION&lowbar;REQUIRED&equals;true" rel&equals;"noopener noreferrer">décrit<&sol;a> pour la toute première fois en 2001&comma; n’a en fait rien d’étonnant lorsque l’on sait que par nature&comma; l’esprit humain n’apprécie guère tout ce qui lui est compliqué ou totalement inconnu&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Ainsi&comma; lorsqu’il se retrouve dans une situation qu’il n’a encore jamais vue ou vécu auparavant&comma; notre cerveau va passer le plus clair de son temps à tenter de prédire ce qui va se produire&period;<br &sol;>&NewLine;Pour s’en rendre compte&comma; il suffit de repenser à toutes les questions que l’on se pose instinctivement lorsque quelqu’un nous appelle pour nous dire qu’il veut nous annoncer quelque chose&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Au lieu de nous concentrer sur la discussion de manière rationnelle&comma; nous nous mettons automatiquement à penser à toutes les possibilités imaginables&period;<&sol;p>&NewLine;<p>«&ThinSpace;Le suspense relatif au dénouement nuit au plaisir en détournant l’attention des détails&ThinSpace;» expliquent les auteurs de l’étude et Professeurs en psychologie <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;gc&period;cuny&period;edu&sol;Page-Elements&sol;Academics-Research-Centers-Initiatives&sol;Doctoral-Programs&sol;Psychology&sol;Faculty-Bios&sol;Jonathan-Levitt">Jonathan Leavitt<&sol;a> et <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;researchgate&period;net&sol;profile&sol;Nicholas&lowbar;Christenfeld">Nicholas Christenfeld<&sol;a>&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26295">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyOTUgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI5NSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<p>Ainsi&comma; en connaissant la fin avant de regarder un film ou l’épisode d’une série&comma; nous évitons de dépenser inutilement notre énergie à présager la suite des événements&comma; ce qui nous permet de nous concentrer davantage sur les personnages et les discours dans leur ensemble&period;<&sol;p>&NewLine;<p>C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il nous arrive de revoir plusieurs fois nos thrillers préférés sans jamais nous en lasser&comma; et ce&comma; même si nous savons exactement de quoi il en retourne&period;<&sol;p>&NewLine;<p>«&ThinSpace;Une fois que vous savez comment cela se passe&comma; c’est cognitivement plus facile — vous êtes plus à l’aise pour traiter les informations — et pouvez vous concentrer sur une compréhension plus profonde de l’histoire&ThinSpace;» conclut le Professeur Leavitt&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26296">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyOTYgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI5NiIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<&sol;p>&NewLine;