Sciences et technologies

Cette expérience scientifique va durer 500 ans. Nous avons déjà les premiers résultats

<p>Les techniques analytiques modernes&comma; entre autres&comma; ne laissent place à aucun doute grâce à leurs performance&comma; efficacité&comma; mais surtout précision&period; Pourtant&comma; une erreur d’interprétation peut facilement s’y glisser&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<p>Pour cette raison&comma; des experts n’ont pas hésité à tenter une expérience inédite&period; Si le concept semble être tout à fait banal&comma; ce qu’il nécessite en temps et en moyens est loin de l’être&period; Malgré ces contraintes techniques&comma; le résultat reste prometteur et la démarche vaut bien le coup&comma; selon ses initiateurs&&num;8230&semi;<&sol;p>&NewLine;<h2>Une grande ambition<&sol;h2>&NewLine;<p>Les expériences scientifiques les plus folles ne font pas toujours l’unanimité&period; Souvent&comma; leur réalisation requiert la mobilisation d’un budget trop important&comma; des méthodes rigoureusement étudiées qui&comma; parfois&comma; ne répondent même pas aux critères éthiques les plus élémentaires&period; Cela dit&comma; il faut savoir pousser les limites de l’imagination et les difficultés des procédés pour faire avancer le savoir&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Une équipe composée de spécialistes d’Écosse&comma; d’Allemagne et des États-Unis a réussi à imposer une idée qui sort de l’ordinaire&period; Il s’agit de la toute première expérience scientifique planifiée pour durer 500 ans&comma; à commencer de 2014&period; Les premiers résultats&comma; récapitulant les deux premières années&comma; ont<a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;journals&period;plos&period;org&sol;plosone&sol;article&quest;id&equals;10&period;1371&sol;journal&period;pone&period;0208425"> déjà été publiés<&sol;a> dans PLOS ONE&comma; mais il faut d’abord comprendre l’utilité de la recherche pour apprécier leur pertinence&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Il s’agit d’une expérience axée sur la microbiologie&period; L’objectif principal&comma; selon les auteurs&comma; est de déterminer le taux de viabilité de souches bactériennes&comma; sélectionnées pour l’étude&comma; dans un état de latence et au sein d’un milieu isolé&period; C’est à cause de cette condition qu’un tel test doit durer autant de temps&comma; étant donné que le monde microscopique ne répond pas à la même notion du temps que celle que nous connaissons&period;<&sol;p>&NewLine;<figure id&equals;"attachment&lowbar;11481" aria-describedby&equals;"caption-attachment-11481" style&equals;"width&colon; 1019px" class&equals;"wp-caption alignnone"><img class&equals;"wp-image-11481 " src&equals;"https&colon;&sol;&sol;ohchouette&period;com&sol;wp-content&sol;uploads&sol;journal&period;pone&lowbar;&period;0208425&period;g001-960x310&period;jpg" alt&equals;"" width&equals;"1019" height&equals;"329" &sol;><figcaption id&equals;"caption-attachment-11481" class&equals;"wp-caption-text">Nikea Ulrich &amp&semi; al&period;&comma; PLOS ONE<&sol;figcaption><&sol;figure>&NewLine;<p>«&ThinSpace;Quel est le taux de perte de viabilité exact des germes lorsqu’ils sont en dormance&ThinSpace;&quest;&ThinSpace;» était<a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;microbiologysociety&period;org&sol;publication&sol;past-issues&sol;world-war-i&sol;article&sol;comment-the-500-year-microbiology-experiment&period;html"> la principale question<&sol;a> posée par les chercheurs au début du projet&period; «&ThinSpace;Quelle est la fonction mathématique qui décrit leur taux de mortalité sur de longues périodes&ThinSpace;&quest; Certains d’entre eux périssent-ils plus rapidement que d’autres&comma; laissant place à une population résistante&ThinSpace;&quest;&ThinSpace;»<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<p>Ce sont les deux espèces bactériennes Bacillus subtilis et Chroococcidiopsis qui servent pour cette étude&period; Le protocole est assez simple&comma; mais efficace&period; Les microbiologistes ont «&ThinSpace;scellé&ThinSpace;» les spores lyophilisées des bactéries choisies&comma; connues pour leur tolérance des milieux extrêmes&comma; dans 800 flacons en verre fermés hermétiquement et blindés au plomb pour une radioprotection optimale&period; Enfin&comma; une reconstitution par hydratation permettra de dénombrer&comma; d’année en année&comma; les souches viables et celles endommagées&period;<&sol;p>&NewLine;<h2>De sérieux obstacles<&sol;h2>&NewLine;<p>«&ThinSpace;Ce sera la plus longue expérience scientifique planifiée jamais créée pour étudier la survie des microorganismes et des biomolécules au cours des siècles&period;&ThinSpace;» comme l’expliquent les auteurs en précisant que durant les 24 premières années&comma; un nombre de flacons sera ouvert tous les deux ans afin d’étudier l’évolution des spores&period; Par la suite&comma; le même test périodique se fera tous les 25 ans jusqu’à 2514&period; Pour le moment et selon les premiers rapports&comma; ils ont l’air de bien apprécier leur environnement et relèvent le défi de la très longue attente&period;<&sol;p>&NewLine;<p>«&ThinSpace;Après deux ans de stockage dans les conditions de l’expérience de 500 ans&comma; aucune perte significative de la viabilité des spores n’a été constatée&period;&ThinSpace;» ont déclaré les chercheurs tout en soulignant que «&ThinSpace;des différences mineures peuvent entraîner de grandes différences à mesure que l’étude progresse&ThinSpace;» et il n’est pas seulement question de la viabilité des espèces&comma; mais de l’expérience elle-même&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26258">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTggIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1OCIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<figure id&equals;"attachment&lowbar;11484" aria-describedby&equals;"caption-attachment-11484" style&equals;"width&colon; 960px" class&equals;"wp-caption alignnone"><img class&equals;"wp-image-11484 size-large" src&equals;"https&colon;&sol;&sol;ohchouette&period;com&sol;wp-content&sol;uploads&sol;journal&period;pone&lowbar;&period;0208425&period;g003-960x695&period;jpg" alt&equals;"" width&equals;"960" height&equals;"695" &sol;><figcaption id&equals;"caption-attachment-11484" class&equals;"wp-caption-text">Nikea Ulrich &amp&semi; al&period;&comma; PLOS ONE<&sol;figcaption><&sol;figure>&NewLine;<p>En effet&comma; l’un des plus grands challenges d’un tel projet est de pouvoir le perpétuer en fonction de tous les changements qui peuvent survenir au cours de son développement&period; Les spécialistes ont même pensé aux différents moyens qui serviront à conserver les instructions &colon; sur papier&comma; dans une clé USB ou même inscrites dans une plaque de métal&comma; comme nous n’avons aucune idée des innovations linguistiques et technologiques propres à un futur aussi éloigné&period;<&sol;p>&NewLine;<p>«&ThinSpace;Parce que la préservation est de la plus haute importance&comma; il faut utiliser du papier et de l’encre de qualité archivistique&period;&ThinSpace;» ont conclu<a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;ph&period;ed&period;ac&period;uk&sol;people&sol;charles-cockell"> Charles Cockell<&sol;a> de l’Université d’Edinburgh et<a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;dlr&period;de&sol;me&sol;en&sol;desktopdefault&period;aspx&sol;tabid-1761&sol;2381&lowbar;read-7123&sol;"> Ralf Möller<&sol;a>&comma; microbiologiste au German Aerospace Center&period;<&sol;p>&NewLine;<p>L’expérience de <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;ohchouette&period;com&sol;pourquoi-on-a-regarde-cette-goutte-de-poix-tomber-pendant-87-ans&sol;">la goutte de poix<&sol;a> qui dure depuis 1927&comma; celle sur l’impact des engrais dans un champ en Angleterre qui a <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;web&period;archive&period;org&sol;web&sol;20171003075256&sol;https&colon;&sol;&sol;www&period;rothamsted&period;ac&period;uk&sol;sites&sol;default&sol;files&sol;LongTermExperiments&lowbar;PDF&period;pdf">débuté en 1843<&sol;a> ou encore la recherche des mutations de la bactérie E&period; coli en cours <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;nationalgeographic&period;com&sol;science&sol;phenomena&sol;2014&sol;01&sol;06&sol;evolution-hidden-in-plain-sight&sol;">depuis 1988 à la Michigan State University <&sol;a>sont parmi les nombreux exemples dans ce genre&period; «&ThinSpace;Continuer à s’aventurer dans l’inconnu&comma; c’est être continuellement optimiste&period;&ThinSpace;» s’est exprimé Möller&period;<&sol;p>&NewLine;<script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26295">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyOTUgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI5NSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script><&sol;p>&NewLine;