Public Domain/Pxhere

<p class="wp-block-paragraph">La pollution par le plastique menace les écosystèmes, la faune et la flore. Si nous continuons dans cette direction, nous conduisons le monde à sa perte. Il y aura sans doute plus de déchets que de poissons dans les océans d’ici quelques années seulement.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjQgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs objectifs contre cette substance ont été atteints jusque-là grâce à l’engagement de gouvernements, d’entreprises et d’individus, mais cela reste encore insuffisant face à l’ampleur des dégâts. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avenir de la planète repose peut-être sur ces chenilles mangeuses de polyéthylène…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une solution miracle </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des chercheurs de l’Université de Brandon (BU) ont percé le secret de la « chenille très affamée » du grand papillon de cire Galleria mellonella<em>. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dernière possède <a href="https://www.cell.com/current-biology/fulltext/S0960-9822(17)30231-2?_returnURL=https%3A%2F%2Flinkinghub.elsevier.com%2Fretrieve%2Fpii%2FS0960982217302312%3Fshowall%3Dtrue">une faculté surprenante</a>, celle de décomposer un type de plastique utilisé dans les emballages et les conditionnements alimentaires, appelé <a href="https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/chimie-polyethylene-2889/">polyéthylène</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La revue <a href="https://royalsocietypublishing.org/doi/10.1098/rspb.2020.0112">Proceedings of the Royal Society B</a>, rapporte que ces larves ont la capacité de survivre pendant plus d’une année en ayant comme unique ressource cette matière.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjQgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>



<p class="wp-block-paragraph">Dans leur milieu naturel, ces vers consomment de la cire d’abeille au niveau des ruches — qui sont dans leur composition et dans leur structure en chaînes — similaires au polyéthylène, d’où cette facilité à l’assimiler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous avons fait quelques essais avec d’autres plastiques et ils semblent indiquer que le polyéthylène n’est pas le seul dont elles peuvent se nourrir », a annoncé le Docteur Christophe LeMoine, auteur de l’étude du Département de biologie de l&rsquo;Université de Brandon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les experts ont démontré que cette capacité remarquable est due à une sorte de bactéries vivant dans l’intestin des chenilles. </p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26258">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjQgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTggIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1OCIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi, l’unique substance produite suite à la décomposition est une forme d’alcool appelée « glycol ».</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://ohchouette.com/wp-content/uploads/IMG-68-09032020-13-42-511429.jpg" alt="chenille mangeuse de plastique" class="wp-image-22374"/><figcaption>Larve mangeuse de plastique.<br>CSIC/Cesar Hernandez</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une précieuse source d’informations</h2>



<p class="wp-block-paragraph">« Les bactéries mangeuses de plastique sont connues, mais isolément, elles les dégradent à un rythme très lent », a reconnu le Dr LeMoine dans <a href="https://www.brandonu.ca/news/2020/03/04/plastivores-remarkable-waxworms-devour-plastic-waste-in-bu-study/">un communiqué</a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« De même, lorsque nous avons traité les chenilles avec des antibiotiques pour réduire leurs bactéries intestinales, elles n’ont pas pu le décomposer aussi facilement. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il semble donc qu’il existe une synergie entre les bactéries et leurs hôtes, ce qui accélère sa détérioration. »</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26295">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjQgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyOTUgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI5NSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>



<p class="wp-block-paragraph">Même si les scientifiques sont habitués à l’idée de recourir à <a href="https://www.iflscience.com/environment/researchers-identify-plasticgobbling-microbes-that-like-to-eat-our-garbage/">des bactéries ou des champignons exploiteurs de plastique</a>, ces micro-organismes mettent beaucoup de temps à exécuter cette tâche. De leur côté, les larves de phalènes sont avides et d’une rapidité inégalée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, l’étude atteste que 60 ;chenilles sont capables de neutraliser plus de 30 ;centimètres carrés d’un sac à provisions en moins de 7 ;jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que ces « plastivores » microscopiques ne puissent résoudre tous les soucis de pollution de la Terre, ces derniers seront néanmoins utiles dans la recherche afin d’aider à réduire le désastre.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26296">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjQgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyOTYgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI5NiIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>



<p class="wp-block-paragraph">« Si nous pouvions mieux comprendre comment les bactéries agissent avec les vers et quelles conditions les font proliférer, peut-être que ces informations peuvent être utilisées pour concevoir de meilleurs outils pour éliminer les <a href="https://ohchouette.com/cette-femme-arrose-sa-plante-pendant-2-ans-avant-de-decouvrir-quelle-est-en-plastique/">plastiques</a> et les microplastiques de notre environnement. » a déclaré le Dr Bryan Cassone, un autre auteur de l’expérience.</p>