<p>Avez-vous déjà entendu parler du mythe de Midas dans la mythologie grecque ? Il va être donné à ce roi la faculté de transformer tout ce qu’il touche en or.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>Mais son désir ardent d’argent va le pousser à la mort, puisqu’il ne pourra plus rien toucher sans que cela se transforme en or.</p>
<p>Un mythe qui trouve un certain écho aujourd’hui, puisque des chercheurs ont découvert une bactérie capable de produire de l’or avec des métaux qui sont toxiques pour les humains.</p>
<h2>Le processus de transformation</strong></h2>
<p>La bactérie en question se présente sous le nom de <a href="https://pubs.rsc.org/en/Content/ArticleLanding/2018/MT/C7MT00312A#!divAbstract" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>Cupravidius metalliduranss</em></a>. Sa caractéristique première est qu’elle est capable de survivre à des <a href="https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0010433" target="_blank" rel="noopener noreferrer">doses énormes de métaux toxiques.</a> En effet, cette bactérie vit et se développe dans des environnements remplis de ces métaux, qui sont généralement toxiques pour les organismes biologiques.</p>
<p>La raison pour laquelle ces bactéries peuvent survivre dans de tels environnements est <a href="https://pressemitteilungen.pr.uni-halle.de/index.php?modus=pmanzeige&;pm_id=2830" target="_blank" rel="noopener noreferrer">expliquée par le professeur Dietrich Nies</a> de la façon suivante : Les bactéries sont entourées de deux membranes, avec un espace appelé le périplasme entre les deux.</p>
<p>Ces bactéries ont besoin de traces de cuivre pour conduire leurs processus métaboliques, mais le cuivre est toxique à fortes doses ; ainsi, les bactéries ont une enzyme spéciale appelée CupA qui pompe l&rsquo;excès de cuivre de l&rsquo;intérieur de la cellule vers le périplasme, où il ne peut pas faire de mal.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>Seulement, les ions or peuvent potentiellement rentrer dans la bactérie et détruire l’enzyme CupA, qui sert à pomper l’excès de cuivre. Heureusement pour la bactérie, une autre enzyme, appelé CopA (attention à la ressemblance dans le nom), qui « vole » les électrons des ions cuivre et or, les transformant en métaux stables qui ne peuvent pas facilement traverser la membrane interne de la cellule.</p>
<figure id="attachment_3288" aria-describedby="caption-attachment-3288" style="width: 960px" class="wp-caption alignnone"><img class="size-full wp-image-3288" src="https://ohchouette.com/wp-content/uploads/bact.jpg" alt="De l'or produit par l'expérience d'Adam Brown, professeur au MSU Electronic Art &; Intermedia. Photo par G.L. Kohuth." width="960" height="557" /><figcaption id="caption-attachment-3288" class="wp-caption-text">De l&rsquo;or produit par l&rsquo;expérience d&rsquo;Adam Brown, professeur au MSU Electronic Art &; Intermedia. Photo par G.L. Kohuth.</figcaption></figure>
<h2><strong>Des excréments d’or</strong></h2>
<p>C’est grâce au processus décrit ci-dessus que de minuscules pépites d’or vont se développer à la surface de la bactérie. Bien entendu, ces « pépites » ne sont pas visibles à l’œil nu, mais une fois agrégé entre elles, elles peuvent former de petits morceaux d’or. Ainsi, la bactérie va s’enrober d’or, jusqu’à avoir une couche relativement importante <a href="http://news.msu.edu/story/superman-strength-bacteria-produces-gold/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">d’or tout autour d’elle</a>.</p>
<p>Le fait de comprendre comment la bactérie <em>C.</em> <em>metallidurans</em> peut produire des pépites d&rsquo;or permet aux scientifiques de faire un pas énorme vers le déblocage du cycle biogéochimique de l&rsquo;or.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26258">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTggIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1OCIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>En effet, dans ce cas particulier, l’observation de minuscules bactéries va permettre aux humains de développer de meilleures techniques dans la production d’or.</p>
<p>À l&rsquo;avenir, ces idées pourraient être utilisées pour affiner le métal précieux des minerais qui contiennent seulement de <a href="https://pressemitteilungen.pr.uni-halle.de/index.php?modus=pmanzeige&;pm_id=2830">petites quantités de métal</a> &#8211; chose actuellement très délicate, couteuse, et polluante.</p>
<p>En effet, certains utilisent actuellement du mercure pour trouver des minuscules pépites d’or dans les rivières et les faire s’agréger entre elles.</p>
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<p>Illustrtion: <a href="https://www.flickr.com/photos/jsjgeology/16884410748/in/photostream/">James St. John</a></p>
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