NASA/International Space Station
<p>En tant qu’êtres humains, nous sommes les premiers à savoir que sur notre planète, les températures varient grandement d’un endroit à un autre, ou d’une saison à une autre.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>Contrairement à notre corps qui ne supporte que très mal la fièvre, les brûlures, ou, à l’inverse, l’hypothermie et le froid glacial, il faut savoir qu’il n’en va pas de même pour la majorité des éléments qui nous entourent.</p>
<p>La question qui se pose alors est celle de savoir à quel point les températures peuvent-elles être élevées ou basses dans notre Univers.</p>
<p>Et si vous avez instinctivement pensé au Soleil, sachez que vous n’êtes pas au bout de vos surprises…</p>
<h2>Quand la chaleur n’est pas ce que l’on croit</h2>
<p>Vaste et infini, la communauté scientifique s’accorde à dire que l’Univers du moins tel que nous pouvons l’observer aujourd’hui, s’étend à quelque 93 milliards d’années-lumière.</p>
<p>En d’autres termes, son diamètre est estimé à environ 880 000 milliards de milliards de kilomètres, ce qui, évidemment, laisse place à des fluctuations de températures particulièrement conséquentes.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>Régie par des lois et principes fondamentaux constants, la physique qui anime ce même Univers est cependant la même, et ce, peu importe l’endroit où l’on se trouve.</p>
<p>Par contre, ce n’est pas parce qu’elle est éternelle et pérenne qu’elle ne comporte pas de limites, et en matière de chaleur, celle-ci se nomme <a href="http://astronomy.swin.edu.au/cosmos/P/Planck+Temperature">la température de Planck</a>.</p>
<p>Pour avoir un ordre d’idée, elle s’élève à 1 417 x 10³² degrés Celsius, ou 141 700 milliards de milliards de milliards de degrés, tandis que le point le plus bouillonnant du Soleil atteint à peine les 15 millions de degrés, ce qui est considérablement moins que les <a href="http://blogs.nature.com/news/2012/08/hot-stuff-cern-physicists-create-record-breaking-subatomic-soup.html">5,5 milliards de degrés</a> que les scientifiques du Grand collisionneur à hadrons en Suisse ont pu créer en écrasant des ions de plomb entre eux.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26258">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTggIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1OCIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>Bien sûr, rien dans ce monde ne peut égaler la température limite de Planck, au-dessus de laquelle toutes les lois de la physique telle que nous la connaissons s’effondreraient.</p>
<p>Mais aussi surprenant cela puisse paraître, il a existé malgré tout un endroit, où plutôt un moment, durant lequel l’Univers était le plus chaud : <a href="http://www.astro.ucla.edu/~wright/BBhistory.html">sa toute première fraction de seconde</a>, durant laquelle elle avoisinait les 1 000 milliards de milliards de degrés.</p>
<figure id="attachment_12153" aria-describedby="caption-attachment-12153" style="width: 1016px" class="wp-caption alignnone"><img class="wp-image-12153 " src="https://ohchouette.com/wp-content/uploads/13428033603_3c5da4b8b2_k-960x639.jpg" alt="" width="1016" height="676" /><figcaption id="caption-attachment-12153" class="wp-caption-text">NASA&rsquo;s Marshall Space Flight Center, Flickr</figcaption></figure>
<h2>Notre Galaxie, cette grande frileuse</h2>
<p>Au regard de toutes ces températures qui se veulent non pas simplement « chaudes » mais qui dépassent de loin l’entendement humain, nous serions naturellement amenés à penser que de la même manière, les températures les plus froides jamais enregistrées dans notre Galaxie comportent une suite presque infinie de zéros.</p>
<p>Et bien détrompez-vous, car selon les lois immuables de la physique, et plus particulièrement celles de la thermodynamique, il est strictement impossible de dépasser le <a href="https://www.nbcnews.com/mach/science/what-absolute-zero-ncna936581">zéro absolu</a>, qui se situe exactement à -273,15 degrés, correspondant également à la base de l’échelle Kelvin (0 Kelvin étant donc égal à -273,15 degrés Celsius).</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26295">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyOTUgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI5NSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
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<p>D’ailleurs, à l’heure actuelle, il n’a encore jamais été atteint, si bien que le <a href="http://news.mit.edu/2003/cooling">record de la température la plus froide</a> est détenu, artificiellement certes, par les chercheurs du MIT depuis 2003 grâce à la technique dite du refroidissement d’atomes par laser et qui équivaut exactement à 500 nanoKelvin, soit à 500 milliardième de degré près du zéro absolu.</p>
<p>Par contre, en ce qui concerne les objets ou les lieux (purement) naturels les plus froids, on retrouve la <a href="https://www.spacetelescope.org/images/heic0301a/">Nébuleuse du Boomerang</a> dont la température s’élève à seulement 1 Kelvin (environ -272 degrés Celsius).</p>
<p>Située à pas moins de 5 000 années-lumière de notre planète, les scientifiques pensent que s’il y fait si froid, c’est avant tout parce qu’<a href="https://www.newscientist.com/article/mg23431195-200-the-coldest-place-in-the-universe-marks-a-double-stellar-grave/">elle abrite</a> en son sein deux géantes rouges (autrement dit deux étoiles) en fin de vie.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26296">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyOTYgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI5NiIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>Et pour creuser davantage le sujet, n’hésitez pas à consulter <a href="http://www.bbc.com/future/bespoke/20131218-temperature/assets/images/temperature.png">l’infographie</a> réalisée en 2013 par BBC Future qui met en exergue aussi bien les températures les plus froides que les plus chaudes que la Galaxie n’ait jamais eu lieu de connaître…</p>
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