Illustration : Chris Hammang.
<p>La fonction du génome humain est soutenue par le stockage de l&rsquo;information génétique dans l&rsquo;ADN. Watson et Crick nous ont illustré cet AND comme étant une molécule structurée en double hélice, c’est d’ailleurs la seule image qui nous vient tous à l’esprit.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>Dernièrement, une nouvelle structure d’ADN a été découverte sur des cellules vivantes. Des noeuds à quatre brins, au lieu de deux, appelés ‘’i-motifs’’ existent et constituent une forme secondaire d’ADN.</p>
<h2>Des techniques précises mises en jeu</h2>
<p>Les i-motifs n&rsquo;étaient jusque là visibles que dans des conditions artificielles et à pH élevé, ils ont d&rsquo;abord été<a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/8389423"> identifiés en 1993</a> comme des réarrangements chimiques en réponse à l&rsquo;acidité contrôlée in vitro.</p>
<p>L’étude publiée ce mois dans<a href="https://www.nature.com/articles/s41557-018-0046-3?error=cookies_not_supported&;code=1152fe6a-0928-4083-9f08-9f5d3d326e2f"> Nature Chemistry</a>, démontre la formation in vivo de telles structures.<br />
« Cette nouvelle recherche nous rappelle que des structures d&rsquo;ADN totalement différentes existent et pourraient bien être importantes pour nos cellules. » explique le chercheur<a href="https://www.scimex.org/newsfeed/found-a-new-form-of-dna-in-our-cells"> Daniel Christ</a> de l&rsquo;Institut Garvan de recherche médicale en Australie.</p>
<p>Afin d’obtenir ces résultats, les scientifiques ont généré et caractérisé un fragment d&rsquo;anticorps (iMab) qui reconnaît, grâce à des techniques d’immunofluorescence, les structures i-motif avec une grande sélectivité et une haute affinité, ce qui a permis leur détection dans les noyaux des cellules humaines.</p>
<p>« Ce qui nous a le plus excités, c&rsquo;est que nous puissions voir les taches vertes &#8211; les i-motifs &#8211; apparaître et disparaître avec le temps, nous savons qu&rsquo;elles se forment, se dissolvent et se reforment », explique le premier auteur de l’étude,<a href="https://www.scimex.org/newsfeed/found-a-new-form-of-dna-in-our-cells"> Mahdi Zeraati.</a></p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<figure id="attachment_4671" aria-describedby="caption-attachment-4671" style="width: 700px" class="wp-caption alignnone"><img class="size-full wp-image-4671" src="https://ohchouette.com/wp-content/uploads/yJpTjAS.jpg" alt="" width="700" height="391" /><figcaption id="caption-attachment-4671" class="wp-caption-text">Zeraati et al., Nat Chem, 2018</figcaption></figure>
<h2>Les structures i-motifs jouent un rôle clé</h2>
<p>L’étude rapporte que ces structures sont formées dans les régions régulatrices du génome humain, y compris les promoteurs et les régions télomériques (segments protecteurs faits d&rsquo;ADN non codant, situés aux extrémités de chaque brin et impliqués dans la longévité et la maladie). Elles fourniraient de ce fait, des rôles régulateurs clés dans le génome.</p>
<p>« Il semble probable qu&rsquo;ils sont là pour aider à activer ou désactiver les gènes, et font qu’un gène soit activement lu ou non. » a déclaré<a href="https://www.scimex.org/newsfeed/found-a-new-form-of-dna-in-our-cells"> Mahdi Zeraati.</a></p>
<p>Ces structures apparaissent uniquement à des moments précis du cycle cellulaire, selon le coauteur Daniel Christ, cette nature transitoire aide à expliquer pourquoi les i-motifs étaient si difficiles à détecter auparavant et confirme que leur formation est tout sauf aléatoire.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26258">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTggIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1OCIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>En conclusion, la présence de ces nœuds influe probablement sur l’expression d’un gène, en intervenant dans la phase de sa lecture ou de sa traduction. L’équipe qui a mené l’étude juge que de futures recherches pourraient mieux déceler le rôle du i-motif dans le fonctionnement cellulaire normal et déterminer son rôle éventuel dans le développement de certaines maladies telles que le cancer.</p>