Danielle Futselaar/Artsource.nl

<p class="wp-block-paragraph">L’existence de toute forme de vie ailleurs que sur Terre a toujours intrigué l’Homme. Avant l’avènement de l’astronomie contemporaine, cette curiosité se nourrissait uniquement de légendes. </p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>



<p class="wp-block-paragraph">Mais maintenant que la science a évolué, il se pourrait que ce mystère n’en soit plus un dans les prochaines décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les astronomes sont sérieusement déroutés après que d’étranges signaux provenant de l’espace et se comportant de façon très singulière aient été détectés. Il s’agit d’une apparition continue et <a href="https://www.newscientist.com/article/2209850-there-arent-enough-space-explosions-to-explain-strange-radio-bursts/">répétée</a> de ce que les scientifiques appellent des « rafales (ou sursauts) radio rapides » (FRB pour <a href="http://astronomy.swin.edu.au/cosmos/F/Fast+Radio+Bursts">Fast Radio Bursts</a> en anglais). ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont pourtant de puissants éclats d’ondes radio qui ont pour habitude de ne durer qu’une dizaine de millisecondes. Mais curieusement, ces sursauts n’ont pas cessé de se produire et à partir du même point dans l’espace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une gigantesque quantité d’énergie est transportée par ces FRB sans que personne ne sache exactement pourquoi. ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tout, deux FRB à répétition ont été découverts par les astronomes. Le premier en 2012 a été appelé R1, et le second, surnommé R2, a été repéré en 2018. Seule la <a href="https://www.newscientist.com/article/2117098-cosmic-radio-bursts-tracked-to-home-galaxy-for-first-time/">galaxie hôte</a> du R1 a été trouvée, elle se situe à trois milliards d’années-lumière de la Terre. ;</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>



<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://ohchouette.com/wp-content/uploads/IMG-8-09012020-14-48-423177-960x389.jpg" alt="" class="wp-image-20037"/><figcaption>Laboratoire de recherche en astronomie optique-infrarouge de la NSF / Observatoire des Gémeaux / AURA</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Un astrophysicien de l’institut néerlandais de radioastronomie <a href="https://www.uva.nl/en/profile/o/o/l.c.oostrum/l.c.oostrum.html?origin=8OwEuQ4wROigyRZ9IrYdnQ">Leon Oostrum</a> a observé R1 et R2 durant 130 et 300 ;heures respectivement, et ce à l’aide du <a href="http://www.epta.eu.org/telescopes/westerbork.html">Radiotélescope de Synthèse Westerbork</a> (WSRT).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lui et son équipe ont alors tenté d’identifier la galaxie hôte de R2 tout en cherchant d’autres rafales afin de mieux les étudier et en connaître l’origine. ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de ces nombreuses heures d’examens minutieux, 30 ;rafales de R1 ont été détectées. R2 n’a quant à lui émis aucun signal. Pour expliquer cela, les astronomes avancent l&rsquo;éventualité que WSRT ne puisse pas déceler les rafales de R2 étant donné qu’il ne s’agit pas du même télescope utilisé lors de sa découverte. <br><br>Par ailleurs, les chercheurs suggèrent qu’il est également possible que R2 ait tout simplement cessé d’émettre des signaux. ;</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26258">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTggIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1OCIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>



<p class="wp-block-paragraph">Leon Oostrum affirme toutefois que la première hypothèse est la plus plausible selon lui. Un autre astronome de l’Institut Néerlandais de Radioastronomie, <a href="https://www.uva.nl/profiel/h/e/j.w.t.hessels/j.w.t.hessels.html">Jason Hessels</a>, a déclaré sans participer à l’étude que « ce n’est pas parce que WSRT ne détecte rien qu’il n’y a rien ». ;<br><br>Dans tous les cas, cette expérience démontre que R1 et R2 sont fondamentalement différents. Cette dissemblance peut se traduire par leur luminosité ou encore leur fréquence de répétition. <br><br>Leon Oostrum soutient que pour l’instant, aucune théorie n’est établie pour expliquer cette diversité entre les deux FRB. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ajoute qu’en attendant les prochaines générations de télescopes, son équipe et lui ont pour seul objectif de découvrir l’origine de ces <a href="https://www.newscientist.com/article/mg22630153-600-is-this-et-mystery-of-strange-radio-bursts-from-space/">mystérieux signaux</a> répétitifs. <br></p>