Être créatif augmente le risque de schizophrénie de 90%

<p>Ce qui fait d’une œuvre d’art ce qu’elle est&comma; c’est avant tout l’émotion qu’elle sait susciter en nous&comma; mais aussi la surprise qu’elle crée chez celui ou celle qui la contemple ou qui l’écoute&comma; nous apportant ainsi une vision nouvelle et un regard particulier&comma; propre à son créateur&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<p>La schizophrénie quant à elle est un grave trouble psychiatrique de la personnalité&comma; où les sujets perdent toute notion rationnelle de réalité qui se voit ainsi altérée par des délires ou encore des hallucinations&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Si de prime abord il semblait que créativité et schizophrénie soient deux mondes bien distincts sans aucune corrélation&comma; les scientifiques qui se sont penchés sur la question ont pourtant établi un constat des plus étonnants selon lequel être créatif augmenterait le risque de schizophrénie de près de 90 &percnt;&period;<&sol;p>&NewLine;<h2>Un lien surprenant&comma; mais pourtant bien réel<&sol;h2>&NewLine;<p>Van Gogh&comma; Beethoven&comma; Chopin ou encore Hemingway&comma; Munch&comma; Artaud&comma; Barrett… la liste de grands artistes qui ont souffert de schizophrénie ou de graves pathologies mentales est longue et si les <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;theguardian&period;com&sol;science&sol;2015&sol;jun&sol;08&sol;new-study-claims-to-find-genetic-link-between-creativity-and-mental-illness">études purement scientifiques<&sol;a> qui prouvent le lien entre créativité et schizophrénie sont récentes&comma; il a pourtant été remarqué il y a déjà quelques siècles&period;<&sol;p>&NewLine;<figure id&equals;"attachment&lowbar;5063" aria-describedby&equals;"caption-attachment-5063" style&equals;"width&colon; 977px" class&equals;"wp-caption alignnone"><img class&equals;"wp-image-5063 " src&equals;"https&colon;&sol;&sol;ohchouette&period;com&sol;wp-content&sol;uploads&sol;2017-05-31-17-48-56-900x600&period;jpg" alt&equals;"" width&equals;"977" height&equals;"651" &sol;><figcaption id&equals;"caption-attachment-5063" class&equals;"wp-caption-text">Public Domain&comma; Pixnio<&sol;figcaption><&sol;figure>&NewLine;<p>C’est ainsi qu’on peut lire dans «&ThinSpace;Poétique&ThinSpace;»&comma; un ouvrage d’Aristote datant du IVe siècle av&period; J&period;-C&period; &colon; «&ThinSpace;Il n’y a pas de génie sans grain de folie&ThinSpace;»&period; De même&comma; dans l’imaginaire populaire&comma; le peintre&comma; <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;nhs&period;uk&sol;news&sol;2012&sol;10October&sol;Pages&sol;the-price-of-genius&percnt;E2&percnt;80&percnt;93creativity-linked-to-mental-illness&period;aspx">l’écrivain<&sol;a> ou le savant en pleine phase d’inspiration est souvent perçu comme extrêmement agité&comma; délirant&comma; et à la limite de la folie&period;<&sol;p>&NewLine;<p>D’un point de vue strictement scientifique&comma; de nombreuses études ont été menées à ce sujet&comma; amenant alors à une même conclusion &colon; il existe bel et bien un lien entre schizophrénie et créativité&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<p>Ainsi&comma; en Suède&comma; <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;newscientist&period;com&sol;article&sol;2168161-creative-people-are-90-per-cent-more-likely-to-get-schizophrenia&sol;">une étude a été réalisée sur toute la population<&sol;a> du pays par le docteur James MacCabe&comma; soit sur près de 4&comma;5 millions d’individus&comma; comparant alors les dossiers médicaux de tous les citoyens vivant sur le territoire Suédois en les classant par cursus universitaires&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Aussi surprenants puissent paraitre ces chiffres&comma; le constat est pourtant sans équivoque &colon; les trentenaires ayant suivi un parcours universitaire porté sur l’art &lpar;théâtre&comma; musique&comma; etc&period;&rpar; ont 90 &percnt; plus de risques d’être hospitalisées pour schizophrénie que les autres&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Cette étude a également révélé que les artistes ont près de 62 &percnt; plus de risques d’être hospitalisés pour troubles bipolaires et 39 &percnt; plus de risques de souffrir de dépression nerveuse&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26258">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTggIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1OCIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<p>De même&comma; en 2010&comma; une étude menée par des chercheurs suédois de l’Institut Karolinska a permis de mettre en exergue les ressemblances entre le mode de fonctionnement du cerveau des individus atteints de schizophrénie et celui des personnes à fort potentiel créatif en les soumettant à un même examen scintigraphique cérébral&period;<&sol;p>&NewLine;<h2>Les causes justifiant la relation entre la créativité et la schizophrénie<&sol;h2>&NewLine;<p>Si un lien étroit existe entre la créativité et la schizophrénie ou tout autre trouble psychiatrique grave&comma; il est primordial de se pencher sur les causes probables &colon; si les pathologies telles que la schizophrénie&comma; la bipolarité ou la dépression relèvent du domaine psychologique ou psychiatrique&comma; il semblerait que des causes physiologiques puissent également en être à l’origine&period;<&sol;p>&NewLine;<figure id&equals;"attachment&lowbar;5062" aria-describedby&equals;"caption-attachment-5062" style&equals;"width&colon; 977px" class&equals;"wp-caption alignnone"><img class&equals;"wp-image-5062 " src&equals;"https&colon;&sol;&sol;ohchouette&period;com&sol;wp-content&sol;uploads&sol;5147733588&lowbar;e263f2b3f5&lowbar;b-960x640&period;jpg" alt&equals;"" width&equals;"977" height&equals;"651" &sol;><figcaption id&equals;"caption-attachment-5062" class&equals;"wp-caption-text">Joe Skinner Photography&comma; Flickr<&sol;figcaption><&sol;figure>&NewLine;<p>Ainsi&comma; le neurologue Islandais Kari Stefansson a mené une étude génétique sur près de 86 000 Islandais en les divisant en deux grands groupes&comma; mettant d’un côté les dossiers médicaux de ceux qui exercent une profession artistique &lpar;acteurs&comma; chanteurs&comma; peintres&comma; musicien&comma; etc&period;&rpar; et de l’autre ceux dont les métiers se veulent plus classiques &lpar;cadres&comma; assureurs&comma; banquier&comma; etc&period;&rpar;&period;<&sol;p>&NewLine;<p>En comparant leurs génomes&comma; il en ressort que ceux des individus qui travaillent dans le domaine artistique présentent davantage de ressemblances avec ceux des schizophrènes&period; Par ailleurs&comma; cette même étude a prouvé que le risque de souffrir de schizophrénie est doublé chez ceux qui exercent une profession artistique&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26295">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyOTUgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI5NSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<p>Dans le même ordre d’idée&comma; une étude basée sur un échantillon de 70 000 Norvégiens démontre que ceux qui excellaient dans les matières artistiques à l’école &lpar;littérature&comma; musique&comma; arts plastiques&comma; etc&rpar; étaient aussi ceux qui avaient le plus développé de graves troubles mentaux par la suite&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Enfin&comma; une étude faite par le professeur au Département des Neurosciences suédois Fredrik Ullén a révélé que les gènes du récepteur de la dopamine D2 des personnes hautement créatives avaient la particularité de présenter une densité plus faible que la moyenne dans leur thalamus&comma; tout comme chez les schizophrènes&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Si cette découverte est intéressante&comma; c’est parce qu’il faut savoir que le thalamus est la structure du cerveau qui permet littéralement de filtrer les informations avant qu’elles ne puissent atteindre le cortex cérébral &colon; si celui-ci comporte moins de récepteurs D2 comme c’est le cas pour les créatifs et les schizophrènes&comma; cela signifie forcément que les informations sont moins filtrées par le cerveau et donc les pensées plus importantes&comma; plus rapides&comma; ce qui pourrait expliquer pourquoi les schizophrènes sont sujets à des délires et des hallucinations&comma; mais aussi pourquoi les personnes créatives perçoivent le monde si différemment&period;<&sol;p><script type&equals;"text&sol;plain" data-tcf&equals;"waiting-for-consent" data-id&equals;"26296">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0&plus;CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyOTYgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI5NiIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo&equals;<&sol;script>&NewLine;<&sol;p>&NewLine;