Même si notre univers regorge de merveilles en tout genre, l’humain reste lui un chaînon décisif, merveilleux et unique. Les Homo sapiens comme toutes les autres espèces n’ont cessé de s’adapter aux changements de la face de la planète Terre, et ce depuis des milliers d’années.

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Si de nos jours nous en savons plus sur les différences trouvées entre une population et une autre, très peu de choses sont comprises lorsque le sujet concerne les tribus reculées dans les coins les plus inexplorés.

Un pouvoir extraordinaire

Les Bajau sont un groupe ethnique originaire de l’Asie du Sud-est et depuis récemment mis sous les feux des projecteurs. La raison derrière cela est simple : les Bajau sont également appelés les « Nomades de la mer » pour leur mode de vie majoritairement, voire strictement marin et détiennent le double record de la plongée la plus profonde à 79 mètres de profondeur et la plus longue à près de… trois minutes en immersion !

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Une étude concernant cette capacité de littéralement pouvoir respirer sous l’eau a été publiée dans la célèbre revue Cell en avril 2018. Selon les spécialistes, cette compétence incroyable est due à certaines adaptations génétiques rares et utiles pour un peuple qui passe 60 % de son temps en mer.

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Bajau Laut Pictures, Wikipedia Commons

Avec comme seul équipement de plongée une paire de lunettes fabriquée en bois, leur succès revient à une caractéristique insoupçonnée : celle d’avoir une rate plus volumineuse que la moyenne. C’est le cas même pour certaines des familles Bajau ayant préféré s’installer sur le rivage, limitant ainsi leurs activités aquatiques. Cela indiquerait qu’il s’agit d’un trait héréditaire plutôt qu’acquis.

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Ce type d’adaptation est une nécessité lorsqu’un groupe ethnique poursuit un mode de vie si exceptionnel. Leur survie en est dépendante, car tous leurs besoins basiques leur viennent de la nature environnante riche en ressources : les fonds marins pour les poissons, la jungle pour ses fruits les plus exotiques ainsi que les récifs de corail et les mangroves qui marquent leur région.

Le rôle de la génétique

La rate est un réservoir majeur de globules rouges. Cela est en parfait accord avec toutes les données rapportées de ce peuple, étant donné que la rate libère ses réserves durant une plongée pour que l’oxygène puisse continuer à circuler. C’est exactement le même concept trouvé chez les phoques, mammifères experts en plongée.

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Un enfant qui plonge pour récupérer les pièces jetées par les touristes Badjao, Wikipedia Commons

Une analyse génomique a réussi à mettre en évidence la mutation génétique la plus fréquente chez les Bajau. Elle touche le gène qui code pour l’hormone thyroïdienne T4 responsable de l’augmentation du taux métabolique. Ce trait a également été observé chez des souris à larges rates et serait associé avec une régulation efficace des taux critiques d’oxygène.

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Deux autres variations génétiques ont également été découvertes, mais restent en cours d’étude. L’une favorise le passage du sang vers le cerveau, le cœur et les poumons et l’autre empêcherait la formation de taux élevés de dioxyde de carbone, et ce à chaque plongée.

La sélection naturelle serait donc encore en marche. D’autres peuples, tels que les Tibétains et les Inuits capables de résister aux conditions les plus ardues, peuvent en témoigner.

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