Aliment végétal de première importance pour le bon fonctionnement de notre organisme, les fruits sont sans aucun doute ce qu’il y a de mieux pour rester hydraté tout en bénéficiant d’une quantité non négligeable de vitamines, de minéraux essentiels, d’eau et de fibres.

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Dotés de propriétés antioxydantes, ils nous apportent l’énergie dont nous avons besoin pour affronter nos quotidiens qui se veulent très souvent remplis.

Largement présents sur notre planète, il en existe une quantité incroyable, tous aussi goûteux les uns que les autres.

Mais si vous pensiez les connaître à peu près tous, sachez qu’il en existe certains dont vous n’avez probablement jamais entendu parler…

5. Le Synsepalum dulcificum, ou le « Fruit miracle »

Hamale Lyman, Wikipedia Commons

Originaire d’Afrique de l’Ouest, le fruit miracle est aussi étonnant que son nom.

Issu d’un petit arbuste qui ne dépasse que très rarement les 3 ou 4 mètres de hauteur, il pousse sous forme de grappes, exactement comme sur les vignes.

D’ailleurs, on pourrait presque penser, de loin, qu’il fait partie de la famille des raisins compte tenu de son apparence ovale, de sa couleur rouge, de ses 2 ou 3 centimètres de longueur et de sa saveur légèrement sucrée.

La seule grande différence entre ces deux fruits réside surtout dans leur gaine, car contrairement au raisin dont la peau est extrêmement fine, celle du fruit miracle est légèrement plus rigide et luisante.

Notons également qu’il ne contient pas plusieurs pépins à l’intérieur, mais un noyau unique.

Quant à son appellation intrigante, elle est due au fait que le fruit miracle donne automatiquement un goût sucré à n’importe quel aliment acide ou amer qui aurait été ingéré juste après, pour un laps de temps compris entre une demi-heure et une heure et demie.

Ce phénomène étrange, mais on ne peut plus amusant est rendu possible grâce à une glycoprotéine, la miraculine, qui a notamment pour effet d’altérer notre perception du goût en bloquant tout ce qui s’apparente de près ou de loin à de l’acidité ou de l’amertume.

« La molécule vient se fixer sur notre récepteur de goût sucré. Sous le phénomène de l’acidité, elle change de forme et renvoie un goût sucré. On trompe ainsi nos récepteurs gustatifs », explique le Professeur et Directeur de recherche à l’Institut National de Recherche agronomique, Loïc Briand.

4. Le Kiwano, ou le « Concombre cornu d’Afrique »

Kellinahandbasket, Flickr

Bien que dénommé « concombre cornu d’Afrique » dans les pays francophones, le fait est que le kiwano ne ressemble pas le moins du monde à un concombre, du moins à l’extérieur, et n’en a pas non plus la saveur.

Ce fruit sauvage extrêmement prolifique qui nous vient tout droit d’Afrique subsaharienne arbore en fait une forme ovoïde (qui est légèrement moins ronde sur les côtés) et, lorsqu’il est mûr, se veut de couleur jaune orangé, ou rougeâtre dans certains cas.

Faisant quelque peu penser à une figue de barbarie à l’extérieur, mais sans les épines, le kiwano possède par contre des dizaines de protubérances qui s’apparentant à de petites cornes.

Mesurant entre 6 et 13 cm de longueur et 4 à 7 cm de largeur, il est particulièrement apprécié par les populations locales qui le consomment depuis plusieurs siècles maintenant.

Cru, en confiture ou grillé, son goût curieusement complexe, mais particulièrement doux et sucré rappelle celui de plusieurs fruits en même temps, à tel point que l’on ne sait pas vraiment s’il s’approche davantage de la banane, du kiwi, de l’ananas ou du melon.

Et d’après plusieurs études scientifiques, il possède des propriétés antioxydantes, anticancéreuses et antiinflammatoires, en plus d’avoir des qualités antivirales, antifongiques et antibactériennes.

Source incontestable de vitamine C, de magnésium et de calcium, autant dire que le kiwano est une plante médicinale à elle toute seule.

3. L’aki, ou le « Ris de veau »

Wikipedia Commons

Bien qu’il fasse partie intégrante de la tradition culinaire de l’île de la Jamaïque, l’aki est originaire d’Afrique de l’Ouest subsaharienne, du nord de la Guinée jusqu’au sud du Sénégal.

Fruit appartenant à la même famille que les litchis, mais au goût de noix ou de noisette, les Sapindacées, il est surnommé « ris de veau » à cause de la ressemblance troublante entre sa partie comestible et cette petite glande appelée « thymus » que l’on trouve exclusivement dans la poitrine des jeunes bovins (et qui disparaît une fois qu’il devient adulte) que l’on cuisine souvent accompagné de truffes.

Lorsqu’il est mûr, il revêt une coque de teinte rouge orangé qui s’ouvre toute seule ainsi que des noyaux aussi gros, foncés et brillants que des olives noires.

Pour pouvoir consommer l’aki, la plupart du temps brouillé et accompagné de poisson, il est primordial de le cuire, de s’assurer que le fruit est parfaitement arrivé à maturité (mais pas trop non plus), de lui retirer sa cosse ainsi que son noyau.

En effet, s’il est verdâtre, jaune, ou à l’inverse, trop mûr, ingéré cru ou avec sa graine, l’aki cause « le syndrome des vomissements de la Jamaïque », une intoxication alimentaire potentiellement grave qui engendre, en plus d’importants vomissements, une hypoglycémie sévère qui peut entraîner un coma voire être fatal.

Et chaque année, de nombreuses victimes succombent de la toxicité de ce fruit, comme en 2001 en Haïti où pas moins de 38 enfants ont malheureusement perdu la vie après en avoir consommé.

2. La main de Bouddha

Kaldari, Wikipedia Commons

Variété d’agrumes de la famille des cédrats, la main de Bouddha vient d’Asie et a une peau aussi consistante que celle des citrons ou des oranges.

Vert puis jaune lorsqu’il murit et qu’il est retiré de son arbuste à la fin de l’automne, ce fruit se compose de plusieurs quartiers séparés tels des doigts humains qui mesurent chacun entre 15 et 30 centimètres de longueur et 3 ou 4 cm d’épaisseur.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est comparé à une main, celle de Bouddha en l’occurrence.

Cependant, et malgré ce que l’on pourrait penser, la main de Bouddha n’est pas plus acide que cela et sa chair blanchâtre, que les adeptes ajoutent volontiers au poisson ou dans leurs salades, ne contient pas de jus.

Utilisée surtout pour son zeste ou pour faire des confitures (avec sa peau), elle fait également office d’objet de décoration et est très souvent proposée comme offrande dans les temples bouddhistes ou offerte durant le Nouvel An chinois.

Aussi, compte tenu de son parfum particulièrement puissant et agréable, les Japonais et les Malaisiens n’hésitent pas à en disposer quelques-uns dans leurs pièces de vie ou dans leurs armoires.

1. Le hala

Jackie Frost, NPS Photo, Wikipedia Commons

Ce qui est frappant lorsque l’on regarde un hala, c’est avant tout cette vague impression d’être face à un fruit qui n’est autre que le résultat d’un croisement génétique entre un ananas et une immense pomme de pin.

Consommé exclusivement par les résidents des îles du Pacifique, il mesure une vingtaine de centimètres.

Il peut aussi bien être dégusté cru, bouilli, écrasé en purée que passé au mixeur et bu.

Quant à son goût, « c’est un mélange de canne à sucre et de mangue », explique un journaliste du site Creativity qui a eu la chance de se rendre aux îles Marshall et d’y goûter.

Difficile à ouvrir, il est souvent nécessaire de se munir d’un marteau pour retirer les premières « clés » du fruit, qui n’est autre que le nom que les habitants locaux ont donné aux nombreux segments qui forment le hala.

Et en plus d’être exquis, il est multiusage, si bien que ses feuilles sont utilisées pour tresser des toitures et son côté vert en tant que cure-dents, pour le plus grand enchantement de l’environnement de notre planète !


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